Déferlement de haine dans l’audiovisuel: mais que fait le CSA?
Une nouvelle vague de propos haineux dans l’audiovisuel a suivi l’attentat de Conflans, après une rentrée médiatique déjà largement dominée par la rhétorique de l’extrême droite. Le CSA aurait-il renoncé à jouer son rôle de régulateur ?
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Après une rentrée médiatique déjà phagocytée par la rhétorique de l’extrême droite, l’atroce assassinat de Samuel Paty a donné lieu dans les jours qui ont suivi à une nouvelle déferlante de propos haineux dans l’audiovisuel. Invité à réagir à l’allocution présidentielle qui a suivi l’attentat de Conflans sur CNews, l’avocat Gilles-William Goldnadel s’est livré à ce commentaire : « On voit bien à quel point le verbe a ses limites […] J’ai ma colère pour les responsables de là où nous sommes et ce ne sont pas que des islamistes. Et le plus bel hommage qu’on puisse rendre à Samuel c’est de le venger. » Un appel au meurtre, en somme, comme ne peut l’ignorer cet homme de loi invité régulier d’une chaîne qui a fait du racisme et de la xénophobie son fonds de commerce.
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Après quelque 150 projections-débats dans des cinémas partout en France, « Media Crash » est désormais disponible sur Mediapart, avec des bonus. Le film a suscité l’inquiétude des dizaines de milliers de spectateurs qui l’ont déjà vu, face à la mainmise sur l’information de quelques propriétaires milliardaires, aux censures qu’il révèle et à la fin annoncée de la redevance.
par
Valentine Oberti
et Luc Hermann (Premières lignes)
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— Entretien
Le commissaire divisionnaire SI 562 – le nom de code le désignant – a dirigé la section chargée des enquêtes judiciaires liées au terrorisme islamique à la DGSI, entre 2013 et 2020. Il offre à Mediapart une plongée inédite dans les arcanes du service de renseignement.
L’affaire Patrick Poivre d’Arvor est symptomatique de la culture de l’impunité et de la tolérance sociale qui a longtemps prévalu, notamment dans les entreprises, concernant les comportements sexuels problématiques. Elle est aussi le reflet du chemin qu’il nous reste à parcourir.
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