Les soutiens de l'ex-policier Philippe Pichon dénoncent «une affaire d'Etat»

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Jusqu’où le précédent ministère de l’intérieur mais aussi Claude Guéant et Nicolas Sarkozy étaient-ils prêts à aller pour casser la carrière d'un officier de police jugé dérangeant ? Le cas de Philippe Pichon, mis à la retraite d'office en décembre 2011, est éclairant : un dossier disciplinaire a été monté, selon l'intéressé, en toute illégalité et avec des pièces douteuses.

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Jusqu’où le précédent ministère de l’intérieur était-il prêt à aller pour entraver la carrière d'un officier de police jugé dérangeant ? Le cas de l'ex-commandant de police Philippe Pichon, mis à la retraite d'office en décembre 2011, est éclairant : un dossier disciplinaire pipé par des pièces confidentielles à charge, qui semblent avoir été détruites après coup par l'administration ; des procès-verbaux d'auditions administratives qui, selon l'intéressé, n'ont jamais eu lieu ; et des réquisitions téléphoniques à la légalité douteuse.