Après une soirée en montagnes russes, l’incertitude pour la gauche marseillaise

Par Lisa Castelly, Margaïd Quioc, Violette Artaud, Clara Martot et Jean-Marie Leforestier (MARSACTU)

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«Ah, bon, c’est pas gagné ? » Il est minuit et quelques dizaines de militants piétinent devant le QG du Printemps marseillais, rue Friedland. La fanfare qui avait commencé à jouer gaiement à 22 heures commence à s’essouffler mais tient la durée. « Les chiffres qu’on a vus à 21 heures, c’était quoi alors ? », enchaîne un grand quadragénaire. « Tu vois, c’est un peu comme pour Hillary Clinton, tu as plus de voix mais pas tous les sièges qu’il faut », lui répond l’ami qui l’accompagne. Pour les soutiens du Printemps marseillais, plus la nuit avançait, plus il a fallu se familiariser avec l’arithmétique du scrutin par secteurs. La soirée avançant, les sondages annonçant un raz-de-marée à l’échelle de la ville se sont petit à petit changés en casse-tête à 101 inconnues, comme 101 sièges à pourvoir au conseil municipal.