Impôts: les bêtises de la «libération»

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Le samedi 29 juillet était, paraît-il, « le jour de la libération fiscale ». Une campagne faite pour imposer l’idée que depuis le 1er janvier « les Français » ne travaillent pas « pour eux » mais « pour l’État ». Comme si « l’État » n’était pas les Français.

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Le mot de « libération » n’est pas un terme historiquement neutre. Il fait référence à la fin de l’Occupation, c’est-à-dire à la chute du IIIe Reich. Rien que ça. Quand l’Institut économique Molinari (IEM), un think tank libéral, remet au goût du jour le concept de « libération fiscale », et qu’il est repris sans recul par la plupart des journaux, radios ou télévisions (Le Point, Le Figaro, BFM Business, Europe 1, Les Échos, Capital, 20 Minutes), ces statistiques frappent les esprits. Elles signifient ni plus ni moins que le portefeuille des Français est préempté pendant sept mois de l’année par un occupant, une puissance étrangère qui le vampirise à son profit.