Copé, Fillon: et maintenant la guerre des styles à l'UMP

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La guerre des chefs, qui a miné le parti pendant un an, a laissé des séquelles. Faute d’université d'été, l’UMP a fait sa rentrée chapelle contre chapelle. Pas de grandes divergences sur le fond, mais chacun a tenu à distinguer un style Copé d'un style Fillon pour mieux affirmer son intention de reconquérir la droite.

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La guerre des chefs, c’est fini. « La page a été tournée », et c’est Jean-François Copé qui l’assure. François Fillon a renoncé à revendiquer la présidence du parti et les militants consultés ont massivement refusé une nouvelle élection en juillet. Après un an de lutte fratricide, l’UMP va pouvoir jouer son rôle d’opposition et s’attaquer aux municipales. Mais la farce des élections internes, qui a bien failli désintégrer le parti, a laissé des traces. Il dispose désormais de pléthores de vice-présidents et secrétaires généraux, également répartis entre « copéistes » et « fillonistes », qui ont fait rentrée à part. Laurent Wauquiez a délaissé les rangs fillonnistes pour faire cavalier seul et en a profité pour laisser une boule puante à un président de l’UMP, déclaré fidèle parmi les fidèles de Nicolas Sarkozy : le droit d’inventaire. Retour sur la rentrée des deux « chefs », Copé et Fillon, faite ces derniers jours.