Derrière la démission de Hulot, l’échec flagrant du néolibéralisme vert

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Tous les commentaires

++

Eh oui ! Comme tous les Hamonistes, R.G. jadote.

"sans le dire explicitement expose la nécessité du programme de l'Avenir en Commun"

C'est à ce niveau que je suis un peu déçu, il aurait pu être plus explicite wink

Ou encore le Grand B.A.L. de Gilles Clément

+1

C'est à ce niveau que je suis un peu déçu, il aurait pu être plus explicite

J'en étais sûre. wink

Un des rares qu'on lit encore, alors faut pas qu'il soit trop explicite, il risque sa place ! wink

Oui il y a également Olivier Tonneau : Nicolas Hulot, démissionnaire irresponsable 

En plus lui ne risque pas sa place cool

Les empoisonneurs de la FNSEA aussi. Ce matin, un agriculteur esclave de l'agro-industrie a osé dire sur France Inter que c'était plus écolo de polluer au glyphosate que de travailler la terre, car les tracteurs dégageaient du CO2.  Ils osent tout...

Olivier, je suis son excellent blog depuis le début, mais comme d'autres brillants abonnés, il participe de moins en moins... cry

Il est hors de question de vendre la destruction du vivant. Il faut l'interdire, notre survie en dépend. Sinon on fixe le prix d'un meurtre, aussi ?

Je vous rejoins,

Mais il faut arrêter de croire que les dirigeants actuels de LA REM soient d'une quelconque idéologie même libérale.

Ils ne sont pas d'une croyance libérale de bonne foi, car ils n'appliquent le libéralisme qu'aux puissants tout en réduisant les libertés de la majorité des citoyens : des grèves aux surveillances vidéo ou grace au stockage de toutes nos conversations.

Le mot libéralisme n'est que pour faire croire au peuple qu'ils agiraient pour le bien du peuple au nom de cette croyance économique, cela permet de se dédouaner si l'on se trompe en terme de résultats, mais ils connaissent parfaitement les résultats désastreux.

Ce sont juste des pillards sans vergogne qui n'agissent que pour eux mêmes sans aucune considération du bien commun.

Il faut donc arrêter de leurs prêter ces actions scélérates au nom du libéralisme, et les traiter ou décrire pour ce qu'ils sont : d'immondes égoistes, avides et narcissiques.

Tout bon vrai libéral sait que le fait de faire de très gros bénéfices est le reflet de l'échec dans la capacité d'une entreprise à investir pour se développer, car l'argent versé aux actionnaires, c'est l'argent prélevé dans l'entreprise donc qu'on ne réinvesti pas dans ses salariés ou dans son activité.

Faire comme MACRON et favoriser à ce point fiscalement les revenus des actionnaires en baissant leurs impôts est évidemment une arnaque.

 

 

Et si on allait encore plus loin et que vous nous expliquiez comment la fi, une fois au pouvoir et devant le mur de l'opposition tant nationale qu'européenne, ferait pour appliquer un programme vraiment écologique et social, avec tout ce que ça implique, concrètement ?

Comment peut-on croire dans un monde vicié par une cupidité rampante et des vues à court terme que la suppression de l’ISF pourrait avoir un effet quelconque sur l’économie réelle voire sur la transition écologique ? Ne demander aucune contrepartie est un suicide et la preuve d’un manque de rationalité dans les décisions.

Belle démonstration, merci.

Ma question à moi : pourquoi s'acharne-t-on à chercher absolument de la "rationalité" dans les décisions de Macron ?

C'est peut-être nous qui sommes bien trop rationnels.

Ne serait-il pas temps d'admettre une bonne fois pour toutes que lui poursuit son programme suicidaire/génocide en parfaite connaissance de cause ? (Après tout, il a fait Sciences Po, non ?)

Ce qui nous permettrait enfin de nous poser une question autrement plus intéressante, à savoir comment s'en débarrasser légalement, en allant voir par exemple du côté du fameux article 68 de la Constitution (si mes souvenirs sont bons) ?

Un président qui mène sciemment son pays à la ruine, le vend à l'ennemi en pièces détachées, met en place une milice parallèle  pour "mater" le peuple, l'empoisonne délibérément, obère objectivement l'avenir de ses enfants de multiples façons etc. ne peut-il pas être considéré pour ce qu'il est : "un traître à la Nation" ?

Bien entendu, si nous étions aussi des millions à défiler à paris pour réclamer la démission de macron nous le parviendrions probablement aussi...mais ça n'arrivera pas, j'y croais a 20 ans, a 45 passés, je suis convaincu que nous pouvons au mieux convaincre les gens à contrôler leur consommation, pas à la boycotter. Tous ces discours sur l’écologie politique n’ont pas de sens dans notre système capitaliste ultra consumériste, de la FI a LREM en passant par LR et le FN.

La solution est en nous, AMAP, décroissance combat contre l’obsolescence programmée et j’en passe. On ne combat plus le capitalisme dans notre monde...mondialise, on essaie de le contrôler par sa consommation. Remettons-nous à cuisiner, achetons local (locavores) préférons les entreprises comme SEB qui s’est engagé à fournir des pièces détachées pour toute réparation sur son électroménager, utilisons au maximum le covoiturage etc. etc. ...

croire que légiférer sur l'écologie, créer lois sur lois prouve notre faillite dans tous les domaines ce n’est pas nouveau comme slogan, cela date un peu "Corruptissima re publica plurimæ leges" notre défi n'est pas du tout politique, il est sociologique, changeons....

Vous les surestimez, ce sont de minable cadres sup sans aucune compétence réelles en économie (les vrais sont économistes pas des politiques) a qui des professionnels du marketing font miroiter des emplois, c’est leur SEUL objectif, montrer aux électeurs qu'ils ont inverse les courbes du chômage pour être surs d’être réélus. Je ne crois pas à la théorie du complot, en tout cas pas en économie, je suis cependant convaincu qu’ils sont fondamentalement incompétents. La démocratie est-elle le meilleur système politique pour gouverner nos états dans le monde dans lequel nous sommes, quand nous élisons nos représentants sur leur bonne tête, les promesses mirobolantes qu’ils nous font miroiter ou leurs capacités à discourir avec talent ?

Bah, s'il n'y a pas d'alternative, restons avec TINA !

Tout va bien dans le meilleur des mondes avec MACRON/THATCHER, n'est-ce pas ?

Bah voilà ça y est me voilà rassuré, la bonne blague.

 

Non romaric Godin imagine la FI comme uniquement populiste et n'est pas persuadé qu'elle soit de gauche ou qu'il faut qu'elle le précise (sic) et qu'il y a des concessions à faire vers le centre gauche. Son référent serait plutôt corbyn "qui a su faire des concessions (donc sur son aile droite), pour avoir son appui.

Il me semble moi que toute frilosité vers un concensus c'est piétiner et remettre à demain ce qu'il est urgent de faire. Il faudrait plutôt convaincre les "peu" à gauche qu'il y a le feu. L'extrême gauche pense que je suis un imbecile sous l'emprise d'un gourou donc je ne discute pas avec eux.

usure au sens de "usurier"

Oui, merci de le préciser ! wink

J'avais compris du premier coup, et recommandé, sans lire Guitou73 !... smile

***

Excellent !  ***

****

Une partie de la réponse à votre question se trouve peut-être dans cet excellent billet:

https://blogs.mediapart.fr/olivier-tonneau/blog/280818/nicolas-hulot-demissionnaire-irresponsable

"Très certainement affecté, contrarié, il prend conscience qu'on le prend pour un imbécile"

Non, il n'a pas encore pris conscience que Macron et Philippe le prenaient  pour un imbécile. 

NH est très motivé par l'affect, or Macron sait parfaitement jouer la comédie de l'affection avec tous ceux qu'il veut mettre dans sa poche. Les coups bas que le roi de la COM n'exécutera pas lui même (il se garde le bon rôle) mais fera exécuter par ses sbires, commence déjà à pleuvoir. Tout va y passer de son incapacité à accepter les compromis, à bientôt carrément son incompétence (pour lui faire mal où Hulot doute déjà).

NH va bientôt découvrir le vrai visage de ses "amis" dont il a fait tant de compliments dans son interview de démission et dont il se sent coupable de les trahïr. Sous les coups, il comprendra enfin qu'il n'y a pas le méchant ministre de l'agriculture Travers et les gentils Macron et Philippe, ce sont bien eux qui donnent les ordres. Par exemple le lobbyiste de la chasse présent l'Élysée ne c'est pas invité tout seul, c'est bien à l'invitation de MONARC qu'il a pu plaidé pour la baisse du permis de chasse. La trahison est du côté de Macron, pas de Nicolas !

NH avec enfin les yeux ouverts, va-t-il passé de l'autre côté, du seul côté réaliste de l'écologie, du côté de la France Insoumise et son programme "l'avenir en commun ?

Il semble plus logique pour ces gens de prendre des coups, de réviser à la baisse leurs convictions que de sortir de ce paradigme mortifère pour eux et les autres, leur sectarisme vis à vis de melenchon ou plus généralement de la FI les empêche de lâcher prise. Et puis il faut du courage et a priori ils n'en ont plus pour l'action créatrice, il suffit pour s'en convaincre de voir la fabrication d'un héros pour une démission, voilà où ils en sont.

Par ailleurs constater que Hulot pense que la paupérisation des individus est le mal nécessaire pour sauver la planète au profit du privé acteur incontournable de l'avenir est effrayant. Un cas HetM qui délocalise après l'effondrement d'un atelier au Bangladesh en ethiopie car c'est encore moins cher et ce en s'accoquinant avec un tyran. Voilà la logique du néolibéralisme gagner plus en exploitant au maximum les ressources y compris humaines.

Gaël Giraud prône le partenariat publique privée qui coûte au bas mot 25% plus cher (sans parler de la maintenance) est pour moi une aberration, il faudrait sortir de la création monétaire par le privé pour tout ce qui touche à l'écologie que ce soit au niveau national ou européen. La transition écologique doit sortir du circuit banquier habituel pour ne pas engraisser la finance et utiliser tous ses moyens pour aller vite et bien tout en informant les populations des enjeux et en les faisant participer c'est la meilleure prise de conscience.

Excellente analyse, à partager largement !

Ce commentaire a été dépublié par son auteur.
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« reste a savoir si l’ancien ministre en aura retenu la lecon »: Parce que le Hulot est un habitué des ambiguités.

Voila c'est tout ... CQFD

Macron  ou pas  Hulot  est un  illusionniste vite  passons  au  choses sérieuses !.

Pas mieux!!

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  • 29/08/2018 10:33
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excellent article qui résume sans caricaturer les enjeux ainsi que les nuances. Merci.
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  • 29/08/2018 10:48
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Il faut peut être aller plus loin: le politique a-t-il pris le parti de déléguer à l'économie certaines régulations écologiques (au delà d'une tâche qui serait de satisfaire des besoins désignés) ? Dans cette hypothèse, le libéralisme n'est pas présenté comme une prédation, mais aussi comme une régulation.

J'ai lu tous les articles liés à la démission de Hulot. La plupart sont très pertinents, mais présentent une faille majeure. Aucun ne parle et ne met en avant la prise de conscience citoyenne et, partant, les indispensables changements de comportement des citoyens. L'écologie concrète et appliquée commence par là. Au vu des paradigmes économiques en vigueur, aucune solution n'est à attendre des gouvernements. Le salut, s'il existe, viendra des citoyens.

Entièrement d'accord; Hulot a dénoncé les renoncements du gouvernement mais aussi le manque de soutien de tous. Si demain on se déplaçait tous en vélo, en transport en commun, si on arrêtait la voiture et l'avion pour les vacances, les choses bougeraient vraiment. Mais nous aussi on fait aussi la politique des petits pas, on fait quelques efforts mais pas des efforts radicaux. C'est aussi pour cela que Hulot a démissionné. Je trouve un peu facile de taper sans cesse sur la politique du gouvernement : on est aussi responsable que lui. Nous aussi on fait sans cesse des choix et collectivement, ces choix changent en faveur de la protection de l'environnement, mais ils sont très lents et la situation va nous échapper car on est trop lent. Je vois dans la démission de Nicolas Hulot le geste de désespoir de celui qui n'y crois plus car conscient que trop peu font ce qu'il faudrait que tous nous fassions. Plus que tout, je suis terrifié par cette démission : est-ce qu'on est encore capable de maîtriser notre avenir ? Ou bien nos sociétés vont-elles disparaître ?

Merci d'avoir détaillé ma pensée. Je pense exactement comme vous. Et suis bien plus pessimiste que vous dans la mesure où je suis d'ores et déjà certain que nous (nos sociétés) sommes condamnés à disparaitre à moyen terme.

Pas d'accord avec cet article. Certes, Hulot a été utilisé par Macron comme un coup de com'. Ca ne veut pas dire d'ailleurs que Hulot validait des décisions politiques qui n'étaient pas de son ressort. Celles-ci sont déjà à peine celles de Macron dans la mesure où elles sont fixées dans les Grandes orientations de politique économique de la Commission européenne.

De plus, Hulot n'aurait pas fait mieux dans un gouvernement Mélenchon, compte tenu des contraintes budgétaires. En effet, la France ne contrôle pas son budget et les critères budgétaires échappent au politique, ils sont arbitraires, sans but précis et sans limite dans le temps. Dans son intervention, Hulot est revenu à plusieurs reprises sur ce sujet, ce système empêchant évidemment de développer toute politique ambitieuse et à long terme.

+1

Pas de bol, Néopilina, JLM a réclamé et obtenu une augmentation du budget militaire.

Enfin Monsieur Hulot sort de sa vacance! et pour décocher au gouvernement une flèche vengeresse qui finira par avoir raison de lui. Qui peut lui succéder en bénéficiant de la moindre crédibilité? Oui l'écologie et l'actionnariat sacralisé sont radicalement incompatibles, Hulot leur envoie ça comme une giffle à ces niais. L'exploitation éhontée de la planète par l'humain n'est jamais que le symptôme de l'exploitation  de l'humain par l'humain. Pas d'écologie sans une autre économie, pas de nouvelle économie sans faire évoluer les relations entre les humains, à l'école et au sein de l'entreprise. Que veut dire "apprendre"? Que veut dire "produire"? De la relation passionnée et généreuse dont le monde regorge déjà, qui piaffe et qu'il s'agit simplement de libérer.

+1

L’idée, affirmée ici, selon laquelle seule la puissance publique serait capable de voir à long terme, tandis que les entreprises ne verraient pas plus loin que le prochain résultat trimestriel est terriblement naïve.

L’horizon du décideur politique, c’est la prochaine élection. Toutes leurs décisions sont conditionnées par la contrainte électorale. L’idée d’une puissance publique visant un hypothétique intérêt général de long terme ne repose sur rien. C’est une pétition de principe entretenue par les politiques qui ont intérêt à l’accréditer.

Il est également naïf de penser que les entreprises n’ont comme horizon que leur prochain résultat trimestriel ou annuel. Si tel était le cas, elles n’investiraient jamais car le délai de retour d’un investissement se chiffre en années et pas en mois, sauf rares exceptions. Quand une entreprise candidate pour une concession, elle évalue sa profitabilité sur la durée totale de la concession, 10 ans, 20 ans, parfois beaucoup plus. Quand Airbus développe un nouvel avion, il sait que si tout va bien, il commencera à gagner de l’argent quand il aura vendu des centaines d’exemplaires, voire plus. Et ainsi de suite..

Les décideurs ne sont pas myopes quand ils travaillent dans le privé et omniscients quand ils travaillent dans le public.

+1

Les décideurs ne sont plus les chefs d'entreprise mais les grands actionnaires et si, ils sont myopes. Ils exigent un return on equity de 20% là tout de suite maintenant, le reste ils n'en ont rien à carrer. Le reste, c'est bon pour les militants écolo et les babas cools, bref toute une faune négligeable de gens qui ne sont rien. Il serait "terriblement naïf" de ne pas le voir.

***

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Ne parlez pas sans savoir, la réalité est toute différente, Sycophante n'a pas complètement raison mais pas totalement tort. Les grandes entreprises fonctionnent sur les deux niveaux, des retours immédiats pour les actionnaires, mais aussi sur une vision à court moyen long terme (comme les CAPEX). Les grandes entreprises ne peuvent survivre à une vision courte termiste permanente. Mais le problème n'est plus là, le problème a été dans leur capacite à nous rendre dépendant des produits que nous utilisions de façon parcimonieuse quand ils n’étaient pas répandus (ce qui maintenant s'appelle des commodités). NOUS sommes responsables de cet de fait par notre consommation effrénée depuis la deuxième guerre mondiale. C’est cela qu’il faut changer. Changeons nos habitudes de consommation, réduisons-la et les entreprises accuseront le coup. La bourse s'affolera probablement, s'effondrera probablement, et tout repartira à nouveau comme à chaque fois. Entre temps nous aurons fait ce que tous nos politiques sont incapable de faire. L''erreur que l'on voit le plus souvent, entretenue par certain, c’est qu’il y aurait les "gens" d’un côté et les vilaines entreprises de l’autre. Non, les entreprises nous sommes dedans, les actionnaires se sont messieurs et madame tout le monde... Les cadre d'ajour hui à de rares exceptions étaient les français moyen d’hier et les pauvres d'avant-hier...Mon arrière grand père était journalier dans une ferme au XIX son fils cheminot son petit-fils enseignant et moi-même cadre technique dans une multinationale. Faisons du lobbying a notre manière, lobbying citoyen avec nos voisins, notre famille, pour changer notre consommation, la planète s’en portera bien mieux…

Après les cinq premiers mots "ne parlez pas sans savoir", j'ai arrêté de lire. Apprenez à débattre.

Vos arguments ne sont qu’accommodements tacites à la  doctrine productiviste performative du néolibéralisme mortifère qui nous accable.

On vous dit simplement que l’intérêt général, le bien commun, l'utile propre comme dit Spinoza doit être défini : seuls les pouvoirs publics  ont cette légitimité.

 

 

Certes ...

Merci Romaric Godin, c'est parfaitement synthétisé.

la question environnementale suppose des investissements de très long terme, des changements majeurs de comportement et une renonciation à des pratiques fort rentables. Dans un système où le profit immédiat domine, parce qu’il faut le redistribuer, ces évolutions sont inacceptables.

l’État s’affaiblit financièrement pour attirer des investisseurs qui n’investiront pas dans la transition écologique et ne peut alors y investir lui-même.

Tout est là.

non, tout est la , et c'est la seule chose sur laquelle nous avons le controle

des changements majeurs de comportement 

« des changements majeurs de comportement ». Et le premier changement majeur de comportement, ne serait-ce pas d'interdire la pub pour toutes les m...rdes que les entreprises nous survendent ? Mais les media se battent pour l'obtention de ces pubs de m...rde !

Arrêtez de culpabiliser l'individu lambda ! comme si chacun n'était pas déjà assez isolé dans son coin, producteur sous-payé, à la merci du licenciement, peinant à faire vivre sa famille, et impuissant à orienter sa consommation, puisque le bel-et-bon est constamment plus cher, et moins facile à se procurer, que la junk food que dégobillent les hypermarchés ! Avez-vous jamais élevé des enfants ?!

Au lieu de culpabiliser, il faut convaincre, comme tente, assez vainement, hélas ! de le faire Lairderien, et son exhortation à la grève de la consommation. Exemple récent : le boycott de Danone au Maroc. Mais il y a loin de la coupe aux lèvres : serions-nous encore trop riches, ou plus probablement trop englués dans des budgets contraints, menacés d'assèchement par le chômage, grevés de crédits qui sont autant de pièges ?...

Nous n'avons pas le contrôle que ce que fait l'État de son – de notre – budget, et nous n'avons pas non plus le contrôle sur “des changements majeurs – collectifs – de comportement”.

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  • 29/08/2018 12:25
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Excellent article qui détaille la contradiction entre la politique économique du gouvernement, celle de l'Europe, le fameux TINA et la possibilité de prendre quelques grandes mesures indispensables pour faire face à la crise écologique qui s'emballe.

Sous la plume de Romaric Godin, on n'est pas surpris de lire cette analyse. Ce qui est plus surprenant c'est d'en retrouver des embryons dans l'interview de Nicolas Hulot à France Inter pour justifier sa démission. D'accord il ne tire pas à boulets rouges sur Macron et Philippe, mais ce qu'il dit va beaucoup plus loin. Alors ne boudons pas notre plaisir. 

De grâce, si les sectateurs de la FI pouvaient cesser de nous rabâcher leur catéchisme à tout propos et hors de propos, nous pourrions discuter plus utilement. D'autant que, le plan B par rapport à l'UE ce n'était déjà pas très clair. Mais depuis ce week-end ça ressemble de plus en plus à du Varoufakis. Alors mener une politique écologique en restant dans l'UE, c'est vouloir refaire des expériences qui ont déjà échoué.

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Le capitalisme désigne un système politique et économique reposant sur la propriété privée des moyens de production, du libre échange sur des marchés et de la libre concurrence

Arretez les gros mots, en quoi ce serait incompatible avec un peuple respectueux de l'environement. l"URSS collectiviste etait elle plus respectueuse de l'environement? ce n est pas l'outil qui est en faute, c est le consumerisme qui l'est.

Gaël Giraud a pris du galon, bouddiou ! Je crois qu'il est jésuite, comme le pape François ...

innocent

Nobody's perfect! wink

Vous décrivez exactement ce que la serie " incorporated" (qui bizarrement n'a pas ou être reconduite) illustre.

Un futur où monsanto dirige tout, ou la terre se sterilise, ou l'état nexiste plus.

Une serie rare... Dans la droite ligne des idées de Naomi Klein.

 

Le consumerisme est l'enemi de l'environement, forme d'abus du capitalisme avec sa version financiere destructrice. le low cost en fait parti. le collectivisme ou toute autre ideologie politique ne feront/feraient/n'ont fait pas mieux si nous, les humains ne changeons pas notre relation a la consommation. Ce n est pas le capitalisme qui nous rayera de la carte, mais notre faiblesse a nous controler dans nos consommations. Et de nouvelles lois, de nouvelles constitutions n'y changeront rien. Les progres technologique nous ont rendu fous.

Corruptissima re publica plurimæ leges , NOUS sommes corrompus

Et alors Istryl...que faîtes vous de la demande... non c'est bien une remise en question du capitalisme qui s'annonce et le nécessaire retour au collectif démocratique qui permettra de s'en sortir.

Ce n est pas le capitalisme qui nous rayera de la carte, mais notre faiblesse a nous controler dans nos consommations.

Sauf que notre "consommation" est controlée par le capitalisme

Il faut lire le "capitalisme autophage" d'Anselm Jappe, qui traite précisément de cette question :

présentation du livre par l'éditeur :

Le mythe grec d’Érysichthon nous parle d’un roi qui s’autodévora parce que rien ne pouvait assouvir sa faim – punition divine pour un outrage fait à la nature. Cette anticipation d’une société vouée à une dynamique autodestructrice constitue le point de départ de La Société autophage. Anselm Jappe y poursuit l’enquête commencée dans ses livres précédents, où il montrait – en relisant les théories de Karl Marx au prisme de la « critique de la valeur » – que la société moderne est entièrement fondée sur le travail abstrait et l’argent, la marchandise et la valeur.
Mais comment les individus vivent-ils la société marchande ? Quel type de subjectivité le capitalisme produit-il ? Pour le comprendre, il faut rouvrir le dialogue avec la tradition psychanalytique, de Freud à Erich Fromm ou Christopher Lasch. Et renoncer à l’idée, forgée par la Raison moderne, que le « sujet » est un individu libre et autonome. En réalité, ce dernier est le fruit de l’intériorisation des contraintes créées par le capitalisme, et aujourd’hui le réceptacle d’une combinaison létale entre narcissisme et fétichisme de la marchandise.
Le sujet fétichiste-narcissique ne tolère plus aucune frustration et conçoit le monde comme un moyen sans fin voué à l’illimitation et la démesure. Cette perte de sens et cette négation des limites débouchent sur ce qu’Anselm Jappe appelle la « pulsion de mort du capitalisme » : un déchaînement de violences extrêmes, de tueries de masse et de meurtres « gratuits » qui précipite le monde des hommes vers sa chute.
Dans ce contexte, les tenants de l’émancipation sociale doivent urgemment dépasser la simple indignation contre les tares du présent – qui est souvent le masque d’une nostalgie pour des stades antérieurs du capitalisme – et prendre acte d’une véritable « mutation anthropologique » ayant tous les atours d’une dynamique régressive.

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Analyse limpide d'un échec programmé.

Le vrai combat est de changer de système, stopper la mondialisation néolibérale et l'UE ordo libérale.

Dans un premier temps résister, rassembler tous ceux qui rejettent ce modèle économique et de société qui est mortifère et néo barbare !

Nous pouvons rassembler largement au-delà des limites de la gauche, des verts, une partie de la droite rejette la mondialisation libérale. 

Résister, rassembler et conquérir pas à pas les lieux de pouvoir partout en Europe et donnons l'exemple en France, nous avons la chance d'avoir un adversaire qui symbolise, tout ce que la majorité des français déteste: l'arrogance, le cynisme, la brutalité, le mépris du peuple, la fascination pour les riches, la démolition de l'état social conquête durement payés au début du XX° puis dans les combats de la résistance, la démolition du droit du travail, symbole des conquêtes sociales et protecteur des salariés, la soumission à l'étranger, l'égoïsme dénommé individualisme, la fascination pour le veau d'or, dénommé création de valeur pour l'actionnaire et les dirigeants réactionnaires, l'atteinte à la liberté d'informer, à la démocratie: projet de loi affaiblissant le parlement, l'autoritarisme de ce pouvoir, qui n'a pas d'autorité, sa volonté de détruire pas à pas la démocratie.

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  • 29/08/2018 13:53
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Ça y est peut-être que certains commencent à comprendre que ce capitalisme la, fait de décideurs malades de pouvoir et d argent ont déjà pris possession de tous les leviers. Attendez vous a voir dans les trois prochaines années la sécurité sociale coulée et les Hôpitaux aussi etc , la pauvreté augmenter etc j en passe.... Pauvre monde préparez vous à voir vos gosses crever de misère ou de maladies Snif !

Pour aller plus loin sur la question de l'intégration des biens communs et du risque écologique dans la comptabilité privée et publique : 

https://alaingrandjean.fr/2018/07/11/changer-comptabilite-transition-ecologique/

Et pour sortir du carcan budgétaire Européen sur le financement de la transition écologique :

https://frama.link/ezotpcvo

 

Je me permets de mettre vos liens actifs, ils auront plus de chances d'être lus et regardés.

Changer la comptabilité pour réussir la transition écologique

Budget On ne fera pas plus d’écologie avec moins de moyens

Super, merci ! laughing

wink

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  • 29/08/2018 14:06
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A écouter :

https://youtu.be/DqODGHzbIdw

« Plus globalement, ma conviction est que nous devons travailler à l’émergence de communautés capables d’administrer intelligemment des communs, à égale distance de la gestion bureaucratique soviétique ou néo-libérale. »

(Gaël Giraud, extrait de la page wikipedia)

Toute la question est là. Le seul "national-étatisme" de tous les présents apôtres de l'"abolition du capitalisme" nous renverrait sûrement vers l'échec bureaucratique. L'unique réponse consistant à nous dire "votez FI" est le summum de la puérilité, peut-être de cette "stupidity", étudiée par Avital Ronell ?! La litanie de ces commentaires d'une dogmatique de "chien de pavlov" devient franchement lassante. Lorsque l'on assiste médusé à ce "déchainement d'affects néo-libéraux" dans le media dit "le media", on est en droit de s'interroger sur les qualités éthiques de la "vertu mélenchoniste". Véhiculer l'illusion qu'avec une "bonne constitution", issue du "bon peuple", tout s'arrangerait, relève tout autant d'une mythologie de catéchumènes.

Quel beau "prêche"... de catéchumène!

C'est en tout cas un sujet, comme on dit...

On vous a interdit les longs développements ? Cette brièveté vous est très inhabituelle... laughing

En attendant, la meilleure des options, et de loin, reste la règle verte du programme l'avenir en commun. 

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  • 29/08/2018 14:35
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Romaric Godin a de belles œillères centrées sur le néolibéralisme. Les choix énergétiques français vers le nucléaire furent fait par l'Etat et ses haut fonctionnaires avisés à la grande époque d'une gestion étatique triomphante.

On a cru rendre rentable cette industrie étatique en la privatisant: Framatome=Areva, EDF=Enerdis, RTE, EDF production mais comme avec la SNCF, les mauvais choix d'investissements ont abouti à un échec économique criant associé à un risque écologique non mesurable.

S'y rajoute une réglementation abusive et une administration tatillonne qui ralentit l'essor de l'éolien et ralenti le solaire photovoltaïque car il déséquilibre encore plus notre balance commerciale (ce dont parlait M.Hulot sur France Inter un matin de désillusion).

L'innovation industrielle et la gestion étatique ne semble pas faire bon mariage et les lobbys sont justement là pour que rien ne change tant que la situation ne devient pas trop critique:

Aux USA (république ouvertement néolibérale ) : procès du Glyphosate = https://www.ouest-france.fr/environnement/glyphosate/glyphosate-un-juge-us-ouvre-la-voie-des-centaines-de-proces-5874636 et  286 millions de dollar à Dewayne Johnson

En France (république néo-royalisto-révolutionaro-socialisto-libérale): procès du Glyphosate  = Paul François, agriculteur charentais, avait lui été intoxiqué en avril 2004 après avoir inhalé des vapeurs de Lasso, un herbicide de Monsanto qu’il utilisait dans sa culture du maïs. Après des années de procédure, Monsanto a été reconnu responsable de l’intoxication de cet agriculteur devant la cour d’appel de Lyon en septembre 2015 mais cette décision a ensuite été annulée à l’été 2017 par la Cour de cassation. Son dossier sera à nouveau débattu le 6 février 2019.

Nul doute que notre bureaucratie montre la voie ...

En effet, les membres de la haute administration française, de droite comme de gauche, semblent avant tout préoccupés de démontrer que la planification centralisée de l'URSS aurait pu fonctionner s'ils avaient été en charge. Cela a bien peu à voir avec le néo-libéralisme et on peut parier que le parc éolien serait bien plus développé en France si on n'avait pas mis autant d'obstacles à sa croissance.

Si, comme les écologistes l'affirment, le coût de production de l'énergie par les technologies renouvelables est plus faible que le nucléaire, le plus sur moyen de parvenir à un remplacement rapide est de laisser faire les forces du marché. 

Ce n'est bien entendu pas aussi simple que cela mais je n'ai pas plus confiance dans les jacobins qui suivent le lider massimo de FI que dans ceux qui sont au pouvoir pour régler les problèmes de l'environnement.

******

Macron, l’innovateur, l’inventeur d’un monde nouveau ?

Mais non, un simple copieur.

De quoi ?

De la société états-unienne, Trump inclus (moins les armes et l’isolationnisme).       

Le projet d’un monde vraiment nouveau est prêt à être appliqué. C’est celui de la transition énergétique et écologique.

Il requiert un changement de paradigme : ce n’est plus l’argent qui mène le monde, ce sont les êtres vivants depuis les plantes jusqu’aux êtres humains.

Utopique ? Absolument. Mais le projet macronien ne l’est pas moins et il est voué à l’échec et il est mortifère.

Alors, tous à faire travailler notre imagination pour trouver les moyens d’arrêter l’un et de lancer l’autre.

Merci, M. Nicolas Hulot, d’être de retour parmi nous.

Une suggestion

Que Macron et la mafia gouvernementale restent dans leur logique néo libérale et nomment pour remplacer Nicholas Hulot le renégat Stéphane Travert.

Comme cela nous pourrons boire le calice jusqu'à la lie

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  • 29/08/2018 17:06
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Il n'y a aucune nécessité que l'Etat se finance sur les marchés. La dernière époque de prospérité s'est même basée sur un financement par émission de liquidités via la Banque de France.

Pas simple pour Macron de remplacer Hulot. Stéphane Travert ne peut pas jouer le rôle de la marionnette écolo puisqu'il fait tout le contraire. Certains proposent  le retourneur de veste De Rugy. Il faudrait à Macron un autre illusionniste . C'est pourquoi l'embrouilleur Pierre Rabhi, ce serait pas mal : il laisserait les partisans du libéralisme tranquilles et nous ferait la morale en nous demandant de faire des efforts individuels sans remettre en cause la loi du marché et nous raconterait qu'ainsi l'humanité serait sauvée. Qui plus est, il a bonne presse dans certains milieux écolo.

Et avec un super élevage de colibris à distribuer au bon peuple ébahi!

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  • 29/08/2018 17:14
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Excellent article !

Il est tout simplement temps d'organiser de toute urgence un séminaire mondial sur la sauvegarde des espèces animales,  y compris l'espèce humaine, dans un esprit se solidarité, de respect et d' égalité  de tous les pays .

Faire cela avec ce dont on dispose d'institutions ou d'organismes à dimension planétaire,  c'est à dire l' ONU, les associations environnementales,  et les scientifiques qui alertent sur le désastre à venir . .

Que les États restent modestes et se mettent au service de la sauvegarde de l'humanité. Hulot avait une vision globale et assez humble - à l' inverse de son employeur - et c'est cela qu'il faut  faire perdurer et amplifier.

 

Yapuka

Analyse d'une clareté remarquable !

Quoiqu'on puisse dire du néolibéralisme (c'est quoi au juste, ce truc ?), c'est oublier un peu vite que quelques-unes des pires catastrophes environnementales sont le fait de l'ex-URSS ou de la Chine, des régimes pas à proprement parler néolibéraux.

néolibéralisme (c'est quoi au juste, ce truc ?)

Le "Consensus de Washington".

Certes, mais être contre le néo liberalisme (qui est bien une idéologie concrète) ne veut pas dire, de nos jours, être pro URSS ou Chine capitalisto-communiste. Il y a d'autres choix. En France on en a un bien. 

« Certes, comme le soulignent dans une tribune récente Alain Grandjean et Gaël Giraud, la solution existe : elle consisterait à exclure les investissements publics des critères de Maastricht. Cette proposition, portée sans succès par Matteo Renzi en 2014, ne l’est pas au niveau européen par un Emmanuel Macron soucieux avant tout d’obtenir des brevets de bonne gestion de la part d’Angela Merkel et qui porte désormais un projet européen évitant les sujets qui fâchent. », nous donne à lire Romaric GODIN dans cet article. En fonction de ces quelques lignes, on peut mesurer la perte de souveraineté de la France et l’influence de Berlin sur la politique française.

 À quelques jours du 60è anniversaire de la Constitution de 1958, façonnée comme on le sait à la mesure du général de Gaulle, il est bien triste de voir le président de la République s’appliquer à témoigner sans cesse de son asservissement.

 Depuis 15 mois, Emmanuel MACRON a effectivement montré combien il pouvait être dépendant des choix effectués au niveau de l’Union Européenne, mais également des pressions exercées par les membres de l’oligarchie financière.

Dès lors, rien d’étonnant à ce que les arbitrages soient presque toujours défavorables à la transition écologique.

 Pourtant, il est précisé à l’article 6 de la charte de l’environnement, adoptée le 28 février 2005 : « Les politiques publiques doivent promouvoir un développement durable. À cet effet, elles concilient la protection et la mise en valeur de l’environnement, le développement économique et le progrès social. »

Mais ce texte a été voté sous la présidence de Jacques CHIRAC, sans doute plus instruit des particularités du pays France.

 L’exécutif actuel, tout occupé qu’il est à mettre en œuvre sa politique disruptive, n’entend pas être freiné dans son élan par l’histoire ou par les traditions et les valeurs françaises. En fonction de quoi, il envisage d’abandonner le train ou presque, de vendre nos biens communs, d’amorcer une déconstruction de notre modèle social, de réduire le champ d’intervention des services publics, etc., etc.

L'"asservissement" ne vient donc que de l'étranger ? Ben voyons...

L’article n’est que le résultat d’une analyse politicienne hâtive. Elle est le reflet d’une gauloiserie et non d’une vision globale. Le libéralisme économique domine actuellement le monde, et il devra de lui même trouver la solution écologique à l’avenir de cette planète. C’est déjà en route aux États Unis où, en dépit de Trump, le pays répondra aux exigences de la Cop 21 qui malheureusement risquent de ne pas suffire. C’est un problème de prise de conscience citoyenne pas de partis, et pas au prix d’une pseudo dictature écologiste. Prendre le citoyen pour un adulte et le responsabiliser, voilà un réel objectif...

Le libéralisme sera mort avant d'avoir trouvé la solution, il faut pas raconter d'histoires.

Blabla... Et allez, continuons comme ça, laissons faire le marché, cette "main invisible" qui a sí bien fait les choses jusqu'à maintenant. Quelle foutaise. 

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  • 30/08/2018 11:58
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Lorsque ce dernier sort de l’accord de Paris en juin 2018 (2017 en fait)

Romaric Godin nous pond un article de 3 pages à la moindre menace de baisse du pouvoir d'achat (moins de consommation, c'est moins de croissance et donc plus de chômage) puis vient ici souligner le caractère destructeur de cette course à la consommation. Dans les deux cas, il a parfaitement raison - mais les deux points de vue me semblent inconciliables. Seule la décroissance est écologique, c'est une certitude. Mais que va-t-on faire des millions de gens à qui le modèle actuel permet de gagner leur pain ? Comment la décroissance pourra-t-elle leur fournir du travail ? L'écologie promet surtout des privations immédiates. Ce n'est pas le plus facile à vendre...

Godin est surtout d'une partialité effrayante et quelque soit le sujet abordé et l'argumentation employée, la conclusion est toujours la même, c'est le néo-libéralisme et son agent Macron qui sont responsables. C'est du journalisme avec un agenda, comme disent les américains. Comme c'est impossible d'être totalement cohérent avec une telle approche, il n'est donc pas étonnant qu'il se prenne les pieds dans le tapis et tienne des propos contradictoires, ce que font aussi les populistes à grande échelle.

En ce qui concerne l'écologie, il est bien clair que le développement économique industriel s'est fait jusqu'ici sans grand souci de l'environnement mais le productivisme n'a pas été l'apanage des pays capitalistes. Les atteintes à l'environnement ont été aussi forts, sinon plus, dans les pays où le prolétariat exerçait sa dictature, et d'autant plus que dans ces régimes les contre-pouvoirs sont très faibles. Qu'il faille changer d'approche maintenant que l'on s'aperçoit que les ressources sont limitées et que notre effet sur la planète justifie de définir une nouvelle ère géologique, c'est une évidence. Prétendre qu'il faille changer les règles économiques pour aller vers un étatisme renforcé - alors qu'il est déjà très fort en France - par contre ne l'est pas. Prenons l'exemple du nucléaire: si comme nombreux le prétendent le coût de production de l'électricité par les énergies renouvelables est plus bas que celui du nucléaire, il suffit de libéraliser totalement la production pour que la transition se fasse rapidement et le lobby du nucléaire n'y pourra rien. Noter que les projets actuels de centrales nucléaires existent dans les pays dotés d'un pouvoir centralisateur et interventionniste, pas en Allemagne ou aux Etats-Unis (un seul encore en cours aux USA, tous les autres ayant été abandonnés). Il y a bien sur des tas de bonnes raisons pour que la production de l'énergie soit régulé sous le contrôle de la collectivité mais le dirigisme de l'Etat sur touts les aspects de la production est-il la meilleure solution? Dans tous les exemples que nous connaissons de l'Histoire, et ils sont nombreux, l'étatisme renforcé, même s'il prend initialement de bonnes décisions, s'enferre rapidement dans ses erreurs qu'il ne sait ni identifier ni corriger, et cela conduit plus ou moins rapidement au désastre. En pratique ce n'est pas viable et n'a pas démontré que cela permettait une maîtrise du développement respectueuse de l'environnement, sauf à petite échelle (Singapour). 

Je suis tout à fait d'accord avec ce qui est dit dans cet article, et j'appelle tous les lecteurs à se tourner vers le programme de l'avenir en commun et la règle verte, qui est la seule réponse actuelle à la folie néo libérale ! 

Un catéchisme pour un autre.

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