Derrière la démission de Hulot, l’échec flagrant du néolibéralisme vert

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En entrant dans le gouvernement Philippe, Nicolas Hulot avait fait le pari de réussir à imposer une politique de transition écologique dans un cadre néolibéral. Mais cette pensée a eu raison de ses ambitions et ne l’a mené qu’à des impasses.

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La démission de Nicolas Hulot du ministère de la transition écologique et solidaire est d’abord l’échec d’un pari. Celui qu’avait fait l’ancien présentateur de télévision en mai 2017 était que l’on pouvait allier une politique économique inspirée du néolibéralisme et la transition écologique. Le ministre avait accepté les mesures fiscales de creusement des inégalités, la logique de dérégulation de la finance et de la construction, la poursuite de la foi dans le libre-échange et la déconstruction de l’État social en pensant que ce pouvait être le prix à payer pour obtenir une position forte sur le terrain écologique.