A la manière des dealers de The Wire, Patrick Balkany s’est cru dans une série américaine, le 7 juillet 2015, devant le juge Van Ruymbeke. « J’exerce mon droit au silence », s’est ainsi contenté de répondre au magistrat anti-corruption le maire et député LR (ex-UMP) de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine). Débutée à 14 h 30, l’audition s’est terminée quelques minutes plus tard. Il faut dire que les dernières découvertes judiciaires dans l’affaire des comptes et villas cachés des époux Balkany condamnent désormais l’ami de toujours de Nicolas Sarkozy à deux options : l’aveu ou le silence. Il a choisi le silence.