Le PS va-t-il disparaître à jamais du paysage politique?

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Concurrencé sur sa gauche par la France insoumise et sur sa droite par La République en marche, le Parti socialiste peine à trouver un espace politique. Le politologue Gaël Brustier se demande si là n'est pas son salut et si le PS n'est pas contraint de se rénover en profondeur pour survivre à ces assauts et surtout retrouver de la voix. 

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Le PS va-t-il connaître un destin analogue à celui du parti radical ? Jadis si puissant, il fut au centre de la vie politique française. De grands noms comme Jean Jaurès, Jean Zay, Pierre Mendès France ou encore Edouard Daladier ont mené leurs belles carrières sous cette étiquette politique. Aujourd'hui cette formation, écrit le politologue Gaël Brustier sur Slate, est réduite à jouer le rôle de « force d’appoint de partis. » Pour ne pas en arriver là, « le PS doit donc se doter d’une analyse du contexte mondial, d’un projet politique correspondant et d’une stratégie impliquant de savoir sur quels groupes sociaux il entend s’appuyer prioritairement et avec qui il entend s’allier pour mener à bien la vision qu’il défend.»