Nicolas Cadène: «Il n’y a pas un mais des séparatismes en France»

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Pour une fois je vais dire que Macron a raison et qu’il a nommé un vrai problème de la société française, le « séparatisme ».
Oui le séparatisme menace le contrat social français, le vivre ensemble et la démocratie.
Oui, le séparatisme doit être combattu avec la plus grande fermeté !

OUI MAIS LE PRINCIPAL SÉPARATISME N’EST PAS CELUI QUE DÉNONCE MACRON !

LE PRINCIPAL SÉPARATISME C’EST CELUI DES RICHES QUI ONT DÉSERTÉ LE CONTRAT SOCIAL comme je le démontrais déjà en 2017, chiffres à l’appui en montrant, qu’aux États-Unis l’imposition marginales des plus gros revenus était passés de 93% à moins de 28 %. Et en France de près de 70% à 30% sous Macron !

Macron en servant ses maîtres milliardaires est le premier acteur du séparatisme de France et Bernard Arnaud est le premier séparatiste de France en accaparant les milliards qui devraient bénéficier à tous !

Pour faire accepter ce séparatisme des riches, qui pénalise plus de 90% de la population, la discrimination envers les minorités ethniques ou culturelles est indispensable aux vrais séparatistes pour 2 raison au moins.

Tout d’abord, les séparatistes financiers insinuent de manière sournoise dans l’esprit des citoyens que ce sont ces plus pauvres, ces plus marginalisés, qui sont responsables de leurs difficultés à vivre dignement, ils en font des boucs émissaires pour détourner sur les victimes la colère populaire qui devrait se tourner contre les milliardaires.

En second lieu, en créant une barrière artificielle entre ces très exclus et la grande majorité des victimes du séparatisme réel des très riches, en fondant cette barrière sur des signes visibles, la couleur de la peau, le lieu de vie, la culture, la religion, ils laissent croire à cette majorité qu’ils font partie « du même monde » qu’ils ont « les mêmes intérêts ».

C’est ce que fait Macron en ce moment, comme Sarkozy avant lui, mais de manière beaucoup plus profonde, beaucoup plus radicale encore.

Mais que Macron se méfie !

En utilisant ces arguments de l’extrême droite, il réussit certes à limiter les revendications d’un retour à une fiscalité forte sur les plus riches mais il nourrit la colère du peuple. Faute de proposition crédible d’un nouveau contrat social de progrès humain, social, démocratique et écologique, par une gauche incapable de se rassembler, les citoyens risquent de tenter l’expérience de l’extrême droite qui ferait la même politique antisociale encore plus antihumaine.

                                          Un espoir à Gauche ?

                        Les licenciements se multiplient , la colère gronde 

                        L'infolettre de GDS n°425 - 30 septembre 2020

"  De 2018 à 2020 , Macron et sa bande ont baissé les impôts des entreprises pour un montant de 23,2 milliards d’euros.

Toutes les entreprises vont mal ? Non, assurément. Il y en a même qui utilisent le prêt garanti par l’Etat , suite à la crise sanitaire , pour racheter un concurrent (1). 

Un budget 2021 pour le patronat 

Avec son  projet de budget 2021 , Le Maire persiste à prioriser les baisses d’impôts et les aides aux entreprises. « On assiste bien à un transfert de la dépense budgétaire vers les entreprises » (2). 

Rien pour relancer la demande , comme une baisse de la TVA.

Le Maire se félicite aussi de « ne pas créer d’emplois publics ». Les effectifs de certains ministères baissent : Travail ( - 496 ),  économie et finances ( - 2163 ) , et même celui de la Transition écologique ( - 947 ).

Alors que l’épidémie redémarre , des lits continuent d’être fermés dans les hôpitaux et les soignants sont toujours en nombre désespérément  insuffisants. 

La transition écologique n’est pas la priorité de ce gouvernement , qui ne prévoit aucun investissement massif à se sujet. Alors que la  France compte encore 4,8 millions de logements mal isolés , les deux milliards annoncés sur deux ans pour « Ma primeRénov » sont en fait moins que ce que l’Etat dépensait auparavant avec le crédit d’impôt ( CITE ) (3). Pour le logement , le bilan du macronisme est calamiteux : l’Etat ponctionne les bailleurs sociaux ( 1,3 milliard en 2020 ) et depuis 2017 , le nombre de permis de construire ne fait que baisser ( de 500 000 par an  à 400 000 aujourd’hui ). (4) 

Alors que le gouvernement multiplie les exonérations de cotisations sociales ( que l’Etat n’est plus contraint de compenser à la Sécu ) , Le Maire recommence à menacer : la réforme des retraites serait « indispensable » , et la dette « sera remboursée ». Le Maire nous prend pour des ânes : chacun a pourtant compris que l’Etat ne rembourse jamais sa dette. Ce qui compte c’est le coût de la dette : actuellement la dette augmente , mais son coût pour l’Etat diminue , du fait des taux extrêmement bas ! 

Des aides sans garantie de maintien des emplois 

A droite ( LR et LREM ) tout le monde s’émeut à propos de la fermeture annoncée de Bridgestone à Béthune. Mais dans la réalité que font-ils ? Rien ! Le gouvernement pourrait annoncer son refus d’homologuer le plan social , et bloquer ainsi la notification des licenciements économiques aux salariés concernés … obligeant ainsi le patron à continuer à les payer. Sinon , ce qui risque de se passer c’est que comme à Continental ou à Goodyear , les juges donnent raison aux salariés et à leurs syndicats , mais 6 ou 7 ans, après et c’est alors trop tard ! 

Pour l’aéronautique , plus de 15 milliards d’euros d’aides , d’investissements et de prêts et garanties ont été prévus. Pourtant les annonces de licenciements se multiplient chez tous les sous-traitants , avec des plans sociaux a minima le plus souvent. Et Airbus envisage de licencier puisque son patron ne garantit pas «  que les départs volontaires suffiront ». Dans l’aéronautique , le gouvernement est en train de subventionner le pire plan social de l’histoire , et ne travaille aucunement à des reconversions. 

A gauche construire une plateforme commune 

Plus personne ne peut ignorer la nécessité de l’unité pour préparer l’alternative à Macron et Le Pen.

Les plus opposés à l’unité ont été mis en minorité chez EELV  ( Y. Jadot  ) comme au PS ( S. Le Foll ). L’exigence unitaire est forte , ce qui permet à  JL.Mélenchon d'être un possible " candidat commun ". ...   "

 (1) Buffalo Grill, détenu par un fonds de pension britannique, vient de racheter Courtepaille avec le prêt de l’Etat mais ne reprend que 2200 salariés sur les 4000 que Courtepaille comptait début 2020. 

(2) Le budget 2021 s’inscrit dans une continuité néolibérale Romaric Godin Mediapart du 28/09/2020 

(3) Les aides à la rénovation énergétique des logements vont être de fait divisées par trois  Philippe Alui Tribune dans Le Monde du 27/ 09/2020 

(4) L’introuvable politique du logement d’Emmanuel Macron Isabelle Rey-Lefebvre Le Monde du 22/09/2020   "

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  • 30/09/2020 14:44
  • Par

C'est super l'observatoire de l'oeucuménisme. Un jour il faudra créer un observatoire de la laïcité qui soit capable de mettre les pieds dans le plat relativement au concordat.

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