Livret A: les mauvaises justifications de la baisse

Par
Le gouvernement assure qu'il n'est pas responsable de la très forte baisse de la rémunération du Livret A qui se profile pour février prochain. Mais l'argument est de mauvaise foi: la formule d'indexation automatique est toujours respectée quand elle joue à la baisse, pas quand elle pousse à la hausse. De surcroît, en ces temps de tempête financière, Nicolas Sarkozy a des égards pour les grandes banques qu'il ne manifeste pas pour les petits épargnants. Parti pris.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.


Sitôt que l'on a su que le taux de rémunération du Livret A allait baisser le 1er février prochain, de 4% actuellement à sans doute 3,5% et peut-être même 3%, cela a été un véritable tir de barrage. Comprenant qu'en pleine tourmente financière les quelque 45 millions de Français ayant mis leurs économies dans ce placement fétiche goûteraient assez peu la nouvelle, de nombreux ministres sont montés au créneau pour affirmer que le gouvernement n'y était strictement pour rien. En chœur, ils ont tous répété que cette baisse n'était pas encore acquise et qu'en tout état de cause, elle ne serait que l'application mécanique de la formule algébrique qui régit ce fameux taux de rémunération.