Le gouvernement veut une «troisième génération de droits des femmes»

Par

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

« On n'a pas besoin d'être féministe dans ma génération. » La petite phrase de Carla Bruni-Sarkozy dans le magazine Vogue serait, un temps, passée inaperçue. Il faut croire que les temps ont changé : face au tollé, savamment orchestré sur Twitter par l’association Osez le féminisme, la chanteuse a dû rectifier. Et dans les palais de la République, c’est tout le gouvernement que Jean-Marc Ayrault a contraint à assister vendredi au comité interministériel aux droits des femmes. Une instance en sommeil depuis douze ans, qui a adopté une série de mesures, des violences faites aux femmes à la lutte contre les pubs sexistes, en passant par l’égalité professionnelle, la parité dans les fédérations sportives ou l’éducation sexuelle à l’école.