A son tour, la Guyane accuse des chercheurs de biopiraterie

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Après la révélation par Mediapart de l’accusation de biopiraterie à l’encontre de chercheurs de l’Institut de recherche pour le développement qui veulent breveter une molécule présente dans une plante commune en Guyane, la collectivité territoriale réagit vivement.

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Après la révélation par Mediapart de l’accusation de biopiraterie à l’encontre de chercheurs de l’Institut de recherche pour le développement (IRD) qui veulent breveter une molécule présente dans une plante commune en Guyane, le couachi ou Quassia amara, la collectivité territoriale guyanaise réagit vivement. « Certains individus malintentionnés continuent de piller les ressources génétiques des populations et des territoires, écrit le cabinet du président de la collectivité, dans un communiqué du 26 janvier. Ils sapent les efforts et les importantes évolutions législatives dans le combat contre la biopiraterie. […] Le président de la collectivité territoriale de Guyane tient à rappeler que l’utilisation abusive des connaissances traditionnelles des populations sans leur consentement préalable, ainsi que l’absence totale de retour pour le territoire ne peuvent plus être tolérées. » Le territoire de Guyane, présidé par Rodolphe Alexandre, dénonce « l’absence totale d’éthique de la part de ces chercheurs de l’IRD ».