Salafiste et djihadiste : le physicien Adlène Hicheur réfute ce portrait à charge

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Jugé à Paris après deux ans et demi de prison, Adlène Hicheur, physicien, est accusé, sur la seule base d'échanges de courriels, d’avoir projeté des attentats en France ou, à tout le moins, la constitution d’une cellule djihadiste. Il assure n’avoir « jamais embrayé » sur du « concret ». Comment prouver l'absence d'intention de commettre un acte qui n'a pas eu lieu ?

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Malgré l’affaire Merah, il n’a pas voulu déposer une demande de report du procès. Car depuis son arrestation au petit matin du 8 octobre 2009 au domicile de ses parents à Vienne (Isère), il n'a qu'une idée : être enfin jugé, après deux ans et demi de détention provisoire. Adlène Hicheur, 35 ans, enseignant-chercheur en physique des particules détaché au Cern, est accusé d’avoir projeté des attentats en France ou, à tout le moins, la constitution d’une cellule djihadiste.