Essoré dans les urnes, le parti socialiste tremble sur sa base

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Le 30 mars, date du second tour des municipales, le parti de François Hollande a perdu environ 30 000 de ses 60 000 élus, selon des chiffres internes inédits. Essoré dans les urnes en ce printemps 2014, le PS a aussi perdu de précieux réseaux d'influence et de mobilisation. Une nouvelle débâcle aux régionales et aux cantonales, en 2015 ou en 2016, fragiliserait encore un peu plus le PS.

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Avec 13,98 %, le parti socialiste au pouvoir a enregistré dimanche 25 mai le pire résultat de son histoire aux européennes. En métropole, il n'arrive en tête que dans deux départements, la Haute-Vienne et la Corrèze. Ailleurs, il est souvent distancé par le Front national et l'UMP. Cette débâcle s'ajoute à celle des municipales, il y a deux mois, qui ont vu de vieux bastions socialistes basculer, les bases électorales du PS rétrécir, le travail militant d'années, voire de décennies partir en fumée.