Derrière le clash Mélenchon-Cazeneuve, l’affaire Fraisse étouffée

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« Le meurtre commis avec préméditation ou guet-apens constitue un assassinat. Il est puni de la réclusion criminelle à perpétuité », lit-on dans le code pénal (article 221-3). Lors d’une réunion publique à Montreuil, le 24 mai, le candidat Jean-Luc Mélenchon, leader de La France insoumise, a accusé l’ex-ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve non seulement d’être responsable de la mort de Rémi Fraisse, mais de s’être « occupé de son assassinat » (selon des propos diffusés dimanche 28 mai dans l’émission « C politique » sur France 5). « Cazeneuve, le gars qui s’est occupé de l’assassinat de Rémi Fraisse. Le gars qui a fait gazer, matraquer toutes les manifestations et qui prend maintenant sa tête de petite sainte-nitouche pour dire que c’est moi qui ne sais pas choisir entre le Front national et je sais pas qui », avait notamment lancé Jean-Luc Mélenchon.