C’est une accélération soudaine de l'enquête, un séisme pour la magistrature et pour la sarkozie. L'ancien président Nicolas Sarkozy a été mis en examen dans la nuit de mardi à mercredi pour «corruption active», « trafic d'influence » et « recel de violation du secret professionnel ». L'ex-chef de l'État est au cœur d'une information judiciaire ouverte en février au croisement de deux dossiers majeurs: l'affaire Bettencourt et le financement libyen de sa campagne électorale de 2007. L'ancien président de la République avait été conduit mardi matin au siège de l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF) de la police judiciaire, à Nanterre, pour y être interrogé pendant toute la journée. Après 14 heures de garde à vue, il a été transféré de Nanterre vers le pôle financier du tribunal de Paris, aux environs de 23 heures. Il en est finalement sorti à 2 heures du matin mercredi, mis en examen.