Blanquer veut mettre l’accent sur l’évaluation des élèves pour la rentrée

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Rentrée, le SNUipp-FSU alerte

Les propositions du ministre sont bien en-deçà des enjeux de l'école d'aujourd’hui. Pour être à la hauteur, il faut cibler les vrais besoins : baisse des effectifs, formation, lutte contre les inégalités, réussite de l'inclusion. C'est ce qu'a rappelé le SNUipp-FSU lors de sa conférence de presse nationale de rentrée lundi 27 août en présence de nombreux journalistes.

Les propositions du ministre sont bien en-deçà des enjeux de l'école d’aujourd’hui, a rappelé le SNUipp-FSU lors de sa conférence de presse nationale de rentrée lundi 27 août matin, en présence de plus de vingt journalistes.

Pour être à la hauteur, il faut cibler les vrais besoins : baisse des effectifs, formation, lutte contre les inégalités, réussite de l'inclusion...  Et travailler en concertation avec les enseignantes et enseignants qui ne sont pas de simples exécutants.

En 2017, quelque 2500 classes de cours préparatoire du Réseau d'éducation prioritaire renforcé (dites REP+) avaient été dédoublées et leurs effectifs étaient passés à 12 élèves au maximum. Pour cette rentrée 2018, la mesure s'étend peu à peu aux classes de cours élémentaire 1 de REP+ et des CP et CE1 des quartiers défavorisés (REP).

Le problème est que par manque de place ou de moyens, ces dédoublements ne sont pas toujours possibles. Dans ce cas, la réponse de l'Education nationale se résume par le dispositif "plus d'enseignants que de classes". Ainsi, deux enseignants pourront-ils s'occuper au sein d'une même salle de deux groupes de 12 élèves au maximum.

Cette année, avant une généralisation encore plus grande l'an prochain, la mesure concerne 6400 classes. La charge financière est assumée par les mairies. "Il faut rééquiper les classes, parfois aussi refaire l'isolation", explique par exemple Emmanuelle Cuny, adjointe au maire de Bordeaux chargée de l'Education. 

Paroursup on en est où ?

Je vais voir ça demain, mais à priori ça évolue peu :

"Après la fermeture, lundi 27 août, des candidatures pour les filières sélectives sur la plateforme Parcoursup, l'évolution des affectations des bacheliers n'a que très peu évolué en ce début de semaine. Pourtant, cette phase était attendue comme un déclencheur qui débloquerait les situations d'une partie des 86 000 bacheliers admis dans une formation, mais en attente de réponse pour d'autres vœux. Résultat : pour l'instant, 13 972 candidats n'ont toujours pas reçu de proposition, et près de 84 000 sont encore en attente."

Ce n'est pas un commentaire mais un placard publicitaire. Depuis l'affaire Magne, c'est heureusement interdit par la charte. Encore faut-il l'appliquer.

Les commentaires sont ici très pertinents et montrent que la décadence de l'enseignement en France ne laisse pas indifférent.

Les ministres se succèdent à une cadence élevée en apportant chacun et chacune une détérioration supplémentaire au délabrement de ce qui fut une fierté de notre pays.

Où en sommes nous après quelques décennies de démolition, malgré le dévouement admirable de nos enseignants de l' ''école du diable'' ? Pourquoi n'apprend t'on plus aux enfants à écrire, compter à apprendre ?

Les instituteurs ne peuvent pas tout s'ils sont contraints par des ministres fantoches. J'ai 70 ans. Mes contemporains se souviennent certainement comment on sortait de la communale instruits et armés pour la vie.

Je crains qu'un ministre de plus ou de moins ne freine pas la dégringolade.

La prime de 1000 € ne concerne que les enseignants des établissements en REP + (une minorité)

 

Le pilotage par la performance ce n'est pas vraiment une nouveauté...La LOLF ça date un peu quand même

un exemple ...

https://www.performance-publique.budget.gouv.fr/performance-gestion-publiques/controle-gestion/essentiel/s-informer/fonction-indispensable-pilotage-performance#.W4fh3utgCrU

La fongibilité asymétrique : que du bonheur, je m'y suis coltiné...

Quant à Blanquer bien que de droite, il est plus lègitime que des touristes comme Najat Vallaud Belkacem et Benoît Hamon placés là pour satisfaire des courants du PS en leur donnant un " grand ministère " auquel ils ne connaissaient que dalle. Et il y en a eu beaucoup avant des touristes. C'est se f... des enseignants que de leur mettre n'importe qui. Monory, Lang, Jospin, Bayrou, Ferry j'ai vu passer un paquet de clampins que la direction des écoles baladait à plaisir 

Blanquer a été mon Recteur d'Académie en Guyane avant d'être celui de Créteil.

Les REP, quoiqu'on en dise, il connaît. 

Quant à la surprise et au tournis que donneraient ses réformes il suffisait de lire son livre, à défaut le résumê par par l'Obs ici 

https://www.nouvelobs.com/education/20170705.OBS1716/ecole-tout-ce-que-jean-michel-blanquer-a-prevu-de-changer.html

La suppression de la carte scolaire est très très préjudiciable mais j'ai vu tant d'enseignants la contourner pour leurs propres enfants...

C'est le déterminisme social qui mine tout et, malheureusement beaucoup de profs l'ont intégré.

En REP nous ne sommes pas ( n'étions pour mon cas ) là pour pleurer avec ces " pauvres gamins " mais pour en tirer le maximum de ce qu'ils peuvent faire.la mission de l'Ecole à la base.

Après le mérite individuel fait ou pas la différence Dans des milieux où la valeur travail est un peu floue c'est parfois chaud mais tellement exaltant quand ça prend.

En REP nous ne sommes pas ( n'étions pour mon cas ) là pour pleurer avec ces " pauvres gamins " mais pour en tirer le maximum de ce qu'ils peuvent faire.la mission de l'Ecole à la base.

C'est ce qu'on essaye toujours de faire malgré les difficultés, le peu de considération de notre Ministre et le mépris de notre président wink

Sud éducation : "Le classement des écoles et collèges en REP repose sur un lien de dépendance entre le collège du quartier et les écoles primaires « rattachées ». Ainsi, une école dépendant d’un collège qui sort de l’EP en sort elle aussi quelle que soit sa situation ; alors que d’autres écoles ne deviennent REP+ (réseaux les plus en difficulté) que parce le collège de leur secteur est dans la liste ! Cette dépendance « systématique » n’est-elle pas une aberration, une négation de la mixité sociale à l’échelle d’un quartier, mixité déjà malmenée par les différentes politiques de la ville ?

En outre, les rectorats dressent les listes d’établissements prioritaires sur des critères flous, sur la base de chiffres parfois erronés (CSP, taux de boursiers, … les parents ayant parfois du mal à remplir les dossiers d’inscription de leur enfant). Certaines académies en rajoutent d’autres de leur côté, sans jamais les communiquer globalement, ni aux équipes ni aux syndicats"

Je l'ai vu plusieurs fois en vrai, rassurez-vous ça va.

Et il n'est pas arrogant ( ou bien il a changè ) 

Ok je révise mon jugement

il n'est pas arrogant, quand il ne parle pas ? Parceque quand il parle, la question ne se pose même pas.

Encore un abonné qui juge à la perception qu'il a des visages. Un vrai doberman !

Pourriez pas avoir des analyses intelligentes ?   Dans ce registre pas très reluisant....je me demande quelle  tête  vous avez... 

+++

"Interrogé par un journaliste sur le fait que cette mesure se fait à moyens constants, le ministre s’est agacé. Et a promis que « non, nous n’avons déshabillé aucun Pierre pour habiller Paul ». "

 

cette partie est tristement fausse: le secondaire est sacrifié, Blanquer et Philippe l'ont confirmé dans un entretien commun à ouest-france.  Les collèges et lycées voient leurs dotations horaires globales diminuées. Moins d'heure dispo, plus d'élèves par classe... joliment ironique quand on sait que la mesure vise à mieux encadrer les élèves!

... sans parler des collèges carrément fermés dans les zones rurales...

vous pourriez parler de l'Université, inexistante elle (sauf pour le génie créatif de Parcours sup) !!

En autres, 11 h de travail par jour pour commencer l'année ......

Porter l'effort sur le primaire c'était annoncél ( et même sur le cycle 2 au primaire d'ailleurs )

Tout se joue là.

On ne contruit pas sur du sable.

"sans parler des collèges carrément fermés dans les zones rurales.."

Voir mon billet : EMMANUEL MACRON, une nouvelle "fake news"

Emmanuel Macron avait déclaré devant la conférence des territoires en juillet dernier qu’ « il n’y aurait plus de fermetures de classes dans les écoles primaires des territoires ruraux. » Une promesse non tenue à laquelle s'ajoutent les contre-vérités du ministre de l'Éducation Nationale qui ne font qu’attiser la colère des élus, des parents et des enseignants.

Les chiffres, ce sont les données déjà collectées par le SNUipp-FSU dans 90 départements où les instances décisionnaires en matière de carte scolaire se sont déjà tenues. En ont été retirés les départements uniquement urbains, 75, 92... Au total : 1097 fermetures dans les écoles rurales pour seulement 289 ouvertures, soit un différentiel de 808 postes supprimés.

Nulle part autant qu'à l'Education Nationale fleurit la langue de bois.

Quant à l'évaluation, elle est déjà omniprésente et, outre ses effets démotivants pour beaucoup d'élèves, elle est extrêmement chronophage. Moins de temps pour apprendre, plus pour être évalué, c'est ce qu'on observe depuis quelques années.

Évaluer les acquisitions, oui. Mais on n'a en effet pas à "évaluer" un être humain.

Je serais d'accord pour l'évaluation à condition que le corps enseignant puisse évaluer les moyens que l'état lui donne. Malgré la propagande de l' état, on sait que les moyens diminuent chaque année.

Dans ma petite ville, on a construit une extension de 4 classes il y a trois 3 ans. A la rentrée, on va fermer une classe malgré l'augmentation du nombre d'élèves.  Je veux dire par là que même les gens qui ne sont pas directement concernés par la scolarité peuvent se rendre compte de la mauvaise foi de ce gouvernement.

 

Oui mais d'un autre côté, en 36, il a fallu que les ouvriers fassent intrusion...

Ce commentaire a été dépublié par son auteur.

Le problème n'est -malheureusement- pas nouveau... Sans vouloir faire vieux c@@, j'avais proposer comme sujet de mémoire de maîtrise, en 2002, un travail sur l'enseignement de l'italien en lycée professionnel (j'étais pion à l'époque et j'avais pu donner des cours d'italien à des élèves hyper-motivés dans le cadre d'éléments d'ouverture). Avis de mon tuteur : "inutile de travailler sur le sujet, on connaît déjà la réponse : manque de moyens et de volonté politique" !

16 ans après, les choses empirent...

Je ne suis pas un expert d'autant qu'à 70 ans mes enfants sont en dehors du système scolaire mais bientôt mes petits enfants seront au collège.

Faut-il comprendre vu ce tableau qu'il y aura moins de cours ... donc plus de vacances ??   laughing

Non pas plus de vacances, un emploi du temps moins chargé En diminuant le nombres d'heures de cours de 3-4h par semaine cela représente par rapport à l'ancien système une perte équivalente à 11 semaines de cours et cela entraîne surtout la diminution du nombre de profs :

"c'est ça viser l'excellence"wink

Bonne rentrée à vos petits enfants

Si je comprends bien la tendance est à la baisse du nombre d’heures de cours, cependant les enseignants d’aujourd’hui ne sont pas meilleurs pédagogues, ni plus mauvais d’ailleurs, que leurs collègues des années 80 ou 60, et … les élèves d’aujourd’hui ne sont pas plus intelligents, mais pas plus bêtes, que ceux des années 60 ou 80.

Par conséquent, l’adage disant que "c’est en forgeant que l’on devient forgeron" étant toujours valable quelques soient les disciplines, on ne peut que s’inquiéter, si les jeunes, en particulier ceux en difficulté scolaire n’ont plus, ou ont beaucoup moins, la possibilité à l’école de s’entrainer et de s’approprier par des exercices l’enseignement qu’ils reçoivent, du niveau futur de ces jeunes.

Ou alors …. En France pour réussir aujourd’hui, les jeunes doivent pouvoir accéder, via divers moyens, à des « heures supplémentaires », chez eux ou chez leurs grands-parents (laughing), ou via un répétiteur … . On peut même se demander si  le système actuel d'éducation ne favorise, volontairement ou involontairement de fait, un système éducatif où pour réussir aujourd’hui, les jeunes doivent soit être dans ces institutions privées, soit dans des établissements publics mais avec un fort soutien externe (parents, cours privés, etc. ...).

J'ai aussi entendu que M. Blanquer veut créer un concours spécifique pour les directeurs d'écoles primaires: au lieu d'être des professeur(e)s des écoles bénéficiant de décharges pour leurs missions de direction - et connaissant personnellement le métier d'enseignant de maternelle ou d'élémentaire pour l'avoir pratiqué auparavant - les directeurs/trices seraient issus d'un concours spécifique. D'un point de vue féministe, à mon avis, cela mérite aussi d'être analysé: dans le premier degré, les enseignants sont surtout des enseignantes et par voie de conséquence, les directeurs sont surtout des directrices. Plus on avance dans l'âge des élèves, et plus la profession se masculinise, et plus les échelons avancent et plus les hommes dépassent les femmes en nombres. Un concours de directeurs/trices, à mon avis, viendrait remettre une proportion significative d'hommes dans ces positions alors qu'ils ne se projettent en majorité pas dans le métier d'enseignant pour jeunes enfants.

Si l'on corrèle ça à la question de l'évaluation à tous les étages et au fait que l'objectif également affiché du ministère soit de dé-fonctionnariser le métier d'enseignant, de la maternelle à l'université (ce qui est déjà en bonne voie), on imagine sans peine que les nouveaux/nouvelles directeurs/trices seront des gestionnaires dont le rôle ne sera plus tant pédagogique que managérial, et consistera à promouvoir l'établissement dans les classements qui ne manqueront pas de fleurir, avec le gage "objectif" de la notation.

Pour connaître assez bien les systèmes anglais et américains, on voit ce qu'ont donné ces classements: bachotage (dont on dit tant de mal), classement des écoles, dès les plus petites classes, précarisation des enseignants (maintenant très fréquemment recrutés en contrats zéro-heures en Angleterre par exemple), et notation des enseignants en fonction de la réussite des élèves aux tests. C'est ce qui pend au nez des enseignants de langues dans le cadre de la réforme du bac puisque les élèves auront à passer des certifications privées (fort coûteuses quoique labellisées "internationales" et fournies par des prestataires aussi prestigieux que Cambridge Assessment par exemple). Le rôle de formation et d'évaluation des enseignants en sera grandement amoindri, à n'en pas douter.

Le sociologue de l'éducation Philippe Merle le disait au 13h de France Inter d'aujourd'hui (30 août): ces évaluations ne pourront que donner lieu à des classements, et on aboutira, comme aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne à une concurrence encore exacerbée entre les familles pour mettre les enfants dans le meilleur établissement. C'est déjà le cas, répondrez-vous, et vous aurez raison, sauf que jusqu'à présent, il n'y avait pas Parcoursup.

Il ne faut pas oublier Parcoursup dans l'équation car le logiciel permet de paramétrer le lycée d'origine dans les critères de classement des élèves. L'importance du lycée d'origine sera donc encore accrue.

Les enquêtes PISA accusent chaque année le système scolaire français d'être source de stress et de reproduire les inégalités sociales; je suis prête à le croire encore que j'aimerais connaître leur méthodologie. Mais je ne vois pas comment un système d'évaluation/classement/sélection pourrait résoudre ces deux problèmes, bien au contraire (et là encore, la Grande-Bretagne en est un très bon exemple, avec ses mal nommées public schools - les plus privées et chères imaginables - qui nourrissent les rangs des universités les plus prestigieuses de façon très disproportionnée).

Ce que je sais de ce qui se passe ailleurs m'incite à la plus grande prudence, et pour tout dire, à une certaine hostilité, aux mesures annoncées ces jours-ci et l'année passée.

Alexandra.

> Les enquêtes PISA accusent chaque année le système scolaire français d'être source de stress et de reproduire les inégalités sociales; je suis prête à le croire encore que j'aimerais connaître leur méthodologie.

On nous annonce de la température ? -> Qu'en est-il du thermomètre ? Ah ah ah !

Qui sait tout sur tout?

Réponse :celui qui n se pose pas de questions.

Et le monde des "indices" est immense. Sa province "évaluations scolaires" est vaste et mal connue. Un ouvrage datant de plus de trente ans "Introduction à la recherche en éducation" (G.De Landsheere) en, énumère, dans son index terminal , douze "items", dont le premier (p.94), "Difficulté de l'évaluation", comporte sept paragraphes.

.Et, sous "Tests", , "II les tests de l'intelligence",pp128-136, puis "tests de connaissances",pp137-141. avec présentation et description de batteries de tests de vingt auteurs différents.

Depuis 1976, les recherches et élaborations de tests n'ont pas chômé.

La formation d'une(e) enseignant(e) de 45 ans date de vingt à vingt cinq ans....

Déjà, il y a bien plus longtemps, l'un des auteurs du fameux QI (Binet-Simon) à qui on demandait :"Qu'est-ce que l'intelligence?", répondait :"C'est ce que mesurent nos tests!".

L'indice PISA, référence actuelle de nos gouvernants (qui n'en ont pas fait l'étude critique...pas le temps, les pauvres), l'avez-vous étudié? Je n'en doute pas...

"L'instit' nulle en sciences (donc, pas seulement celles de l'éducation) doit se sentir honteuse..

Et, puisque vos parlez de la température, j'ai rencontré ici, il y a peu, un Clubiste qui s'entêtait (sans s'informer ailleurs) à m'affirmer que la température se masure (je lui avais dit qu'il s'agissait d'un repérage, ps d'une mesure ...

Je sais que je ne sais rien, ou pas grand'chose... je ne suis pas le seul , mais beaucoup ne le savent pas...

 

Les sciences, ou la science. En revanche, "mesure".

Il existe d'autres comparaisons que Pisa, Pirls par exemple. Donc plusieurs thermomètres. Tous montrent la même chose : le système éducatif français renforce les inégalités.

Vous pouvez toujours dire que vous avez raison contre le monde entier. Pour le reste, votre discours m'apparaît comme abscons.

Séparer les directions et les opérationnels permet d'engendrer un encadrement dont l'ex-directeur du CHU de Toulouse est l'épitome: 

https://www.mediapart.fr/journal/france/030118/les-methodes-radicales-du-nouveau-directeur-de-cabinet-de-la-ministre-de-la-sante

C'est à n'en pas douter le but recherché.

Je n'ai rien dit à propos des inégalités. Et mon opînion est que les systèmes scolaires successifs de notre pays ont toujours rendu à les maintenir ou les renforcer.

Je n'ai que suggéré d'étudier la validité des systèmes d'évaluation des niveaux intellectuels ou scolaires ,dont je peux montrer  qu'ils n'ont pas de valeur scientifique. C'est ma longue vie professionnelle et ma spécialisation universitaire qui me permettent de l'affirmer, et qui me rendent prêt à en débattre avec quiconque..

Amis clubistes qui lirez ceci, excusez la forme guindée...il faudrait, pour écrire la même chose en langage courant, rendre le commentaire énormément plus long. 

A BACK TO...soyez fair play , tovarich... :relisez ce que j'ai écrit plus haut...

Je ne connais pas le "thermomètre" mais je constate depuis quelques années une baisse importante en math et en physique ... mais pour une certaine catégorie de jeunes, i.e. des jeunes pas moins "intelligents" mais qui ont le handicap d'appartenir à des "classes" culturellement défavorisées... ou n'ayant pas les codes nécessaires pour s'en sortir.

Et bizarrement dans les études PISA, les élèves français sont excellents :

Avec un score de 495 points, la France se situe dans la moyenne des pays de l’OCDE (493 points) – au même niveau que l’Autriche, la Suède ou les Etats-Unis. Mais reste bien en deçà de Singapour, du Japon, de l’Estonie, de la Finlande et du Canada qui, avec leur score supérieur à 530, briguent les premières places du palmarès.

Nous avons l'un des systèmes scolaires les plus performants ( je sais pour beaucoup c'est difficile à admettre ) . Le score moyen français cache de très fortes disparités : 118 points séparent le résultat de l’enfant « bien né » de celui d’origine très modeste. Le premier a obtenu en moyenne 558 points aux tests ( beaucoup plus que la moyenne de Singapour et de la Finlande ) ; le second seulement 441 points. C’est l’un des écarts les plus forts parmi les 72 pays.

Il suffit juste de mettre les moyens nécessaires en REP et REP+, pour permettre à l'enfant d'origine modeste de bénéficier du même enseignement que celui de l'enfant "bien né".

Bandit enfumeur d'esprits faibles.

La réalité est que les meilleurs le sont toujours plus tandis que les plus faibles le sont toujours plus également. Merci et bravo alberteins ; tant que vos amis des CSP+, vos copains profs compris, tireront leur épingle du jeu de dupes vous décréterez que tout va bien. 

Le problème, c'est que le nombre de points des scores PISA  n'a aucune valeur de "test", ni de capacités, ni de savoirs.

Il suffit d'étudier les protocoles PISA pour en apercevoir ls vices.L'avez-vous fait?

Merci de m'avoir signalé ma faute de frappe.

Il n'y a pas de "thermomètre" fiable en la matière , pas plus PISA ou PIRLS que les autres. Avez-vous étudié leurs protocoles? ces "indices" ne "montrent" rien...que des efforts pour faire passer les slogans de gouvernements ou de firmes.

Les sciences, pluriel indispensable. Chaque science a son domaine, ses angles de vision, ses méthodes, son instrumentation. La Physique n'st pas de la Chimie, et vice-versa...Et notons qu'on dit "les" sciences de l'éducation.

Et bien d'autres approches que les sciences de l'éducation  "montrent" que les inégalités se renforcent partout dans le monde...sauf à petite échelle, dans des lieux et pendant des temps limités (un exemple très clair : les LIP)

Je ne prétends jamais "avoir raison"  j'expose "mes raisons" de penser ce que je pense. Et les critiques sont les bienvenues...

Dans ce cas qu'on arrête d'avancer cette mesure pour justifier la casse du service public wink.

Une vidéo pour expliquer l'objectif réel de toutes ces mesures :

Zapping Mélenchon - Les experts © Observatoire Citoyen

"Nous avons l'un des systèmes scolaires les plus performants" ... quand un système scolaire n'est "performant" que pour une catégorie de jeunes, issus de certains milieux sociaux, on peut difficilement dire que c'est un "bon" système scolaire ....

Lisez la fin de mon commentaire :

Il suffit juste de mettre les moyens nécessaires en REP et REP+, pour permettre à l'enfant d'origine modeste de bénéficier du même enseignement que celui de l'enfant "bien né".

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  • 30/08/2018 23:30
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Rappelons encore une fois que Blanquer était numéro deux de l'EN sous Sarkozy, et qu'à l'époque les évaluations pleuvaient. Et qu'en Grande Bretagne les résultats des évaluations sont publiées et les établissements (et les enseignants !) classés en conséquence ... Bientôt la même chose en France ?

Il est sidérant que les parents doivent passer du temps à se battre et doivent vivre (ainsi que leurs enfants) sous le joug de l'évaluation permanente, des peurs sur l'orientation et la qualité des apprentissages de leur enfant...

C'est pourtant tout à votre honneur de le faire.

Blanquer, on le sait, se moque non seulement des apprentissages, mais aussi  des vocations enseignantes. 

Quant à la Suède, il me semble qu'il ne faut pas s'enthousiasmer si vite. Elle a subi,elle aussi, des réformes désastreuses. Il faut regarder les logiques institutionnelles et financières qui se mettent en place derrière les réformes.

https://europeinsoumise.org/fr/dossiers-thematiques/social/item/65-education-en-suede-privatisation

eh oui on doit se battre pour tout actuellement, même le transport scolaire des gamins est devenu payant en Île de France ( 350€ à la charge des familles )

ÉCOLES DEBOUT ! © François Ruffin

Une des clés  de la réussite  scolaire  est la diminution  des effectifs par classe. En management dans l'industrie, l'efficacité des organisations diminue rapidement lorsque le manager a plus de 15 collaborateurs. L'enseignement dans une classe de plus de 15 élèves  ne permet pas une grande efficacité. Il y aura toujours des élèves peu investis. Les parents d'élèves  plus aisés  ont bien intégré  que pour la réussite de leur progéniture les cours particuliers est une solution (coût  minimum de 35€/h sans les déductions d'impôts sur le revenu pour ceux qui en payent) 

  • Les évaluations tout azimut, c'est pour faire plaisir aux managers, ça apporte des données  chiffrées qui ne seront jamais une démonstration. Les nombres ne sont pas des preuves, soyons méfiant envers ceux qui les brandissent à tout bout de champ. 

Un cadre de l'industrie devenu enseignant en mathématique.

Merci à #Stéphane Sirianni pour votre commentaire vos données illustrent mes intuitions .

L'éducation serait un management, une façon de s'organiser et fonctionner en vue d'un rendement monétaire maximum?

Et, surprise, on est enseignant en mathématique (au singulier!)

Bonjour,

Pour info, nous avons obtenu l'ouverture d'une 4ème classe!

Quel que soit le motif (pression des parents, mérite de la directrice, opération de com pour la mairie, peur de mauvaise pub et prise de responsabilité pour l'inspection académique), cela montre que lorsqu'on se bouge, on peut obtenir des choses.

Deux constats à ajouter au bilan, un message à la député LREM auquel je n'ai pas eu de réponse, la FCPE qui ne répond pas au message. N'ayant pas les éléments pour le faire, je n'analyserai pas ces silences même si j'imagine le syndicat vidé de toute substance (et je n'ai rien fait contre) et la députée pieds et poings liés à la politique du gouvernement.

Enfin, je suis conscient qu'une ouverture ici en empêche une là... Et les 40 écoles de Nancy ne sont certainement pas toutes à la même enseigne!

Alors, se satisfaire et rentrer dans le rang ou développer l'action?

Se battre pour, pas gagner soi-même, mais faire gagner des gosses, bravo!

Après, ça n'empêche pas de se demander si c'est le nombre d'élèves  par classe ,ou autre chose, qui est le but le plus utile ..J'ai eu des classes "chargées", où tous réussissaient , d'une façon ou d'une autre ,à devenir plus malins, plus compétents, plus utiles à leurs camarades. (année scolaire 1945-46 : CE1, 58 élèves ...tous ont bien réussi leurs CE2, puis CM...et pas un recalé au CEP...---et qu'on ne me dise pas que ces gamins, qui sortaient, à Paris, de 4 ans d'occupation allemande, dans un quartier populaire, étaient privilégiés, ou différents en mieux de ceux d'aujourd'hui...)

Lorsque les cycles ont été décidés par le ministre Jospin en 89, une évaluation a également été décrétée au début du cycle 2 de l'époque, soit le CE2. Nous avons constaté que nos élèves confondaient "opération" et "addition", que conséquemment la soustraction n'était pas comprise du tout. Ce constat nous a éclairés, nous en avons tenu compte. Et même il en a été tenu compte au niveau national puisqu'il s'agit de travailler les quatre opérations dès le début de la scolarité dorénavant.

Encore  un pluriel singulier: "les besoins" des élèves sont-ils d'une seule sorte, tous décelables au moyen d'un seul examen?

Et, d'ailleurs, "le professeur" ne passe 5h45 par jour avec eux que 4 jours par semaine, 9 mois dans l'année..et ne les les voit que groupés, et seulement dans des activités scolaires...telles qu'organisées par lui (on sait bien que deux profs différents n'ont pas obligatoirement le même avis à propos d'un élève particulier...même s'ils lui donent la même note.... De plus, un même élève  change au cours de sa scolarité...

La vie n'est pas un Lego, montable et démontable selon ses modèles...

La multiplication des "profils" d'enseignants, et  des "spécialisations" de plus en plus précoces pour les élèves, comment cela se conjugue-t-il avec un "socle commun"?

Si c'est seulement au sein d'un "roman national," et par le chant d'un hymne dont les paroles sont aujourd'hui "d'extrême droite ", la situation est gravissime.

Allons-nous devenir une "colonie" d'un Etat mondial néolibéral sans territoire ?

Si c'est seulement au sein d'un "roman national"

misere

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  • 31/08/2018 11:59
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un titre et un résumé en en-tête peu flatteur pour JM Blanquer

et pourtant l'essentiel est l'extension du dédoublement des classes en REP (c'était déjà le cas en REP+).

plus diverses mesures dont l'efficacité va dépendre de l'application et de la capacité de la "société" à les accepter (ex: interdiction des portables, les dictées, les chorales ...). Espérons qu'au moins quelques unes seront acculturées.

Quand aux évaluations, c'est une très bonne chose . On ne peut améliorer que ce que l'on connaît.

 

 

Je ne pense pas que les effectifs soient la plaie principale de l'entrée dans l'enseignement "primaire". On trouve  un pourcentage élevé d'échecs  à l'entrée dans le "secondaire" et dans le "supérieur".

Je suis convaincu  que les potentiels des humains, quelle que soit leur origine sociale, sont très voisins, quoique de formes différentes.. Déduction faite, bien sûr  des cas de pathologie grave, qui sont heureusement peu nombreux.*

La source principale des échecs de l'école réside dans son incapacité à remplir sa mission. Mal s'y prendre, et dans de mauvaises conditions ,rend les succès moins probables...Ajoutons les handicaps "extérieurs": caractères et types d'action de l'entourage "hors école" (où les élèves passent beaucoup plus du temps de leur vie, que dans l'école), conditions matérielles et pratiques de vie, pressions de la "société globale" vers un emploi du temps de spectateur, de consommateur, etc...

Ce que j'affirme , je l'ai découvert dans mes pratiques d'enseignant et d'éducateur, qui datent...dans un contexte du même genre que notre présent, mais moins "extrême".

L'évaluation, non seulement n'est pas anormale, mais est souhaitable ; pour que l'on sache ce qui achoppe dans la politique publique poursuivie notamment. Si les comparaisons internationales n'existaient pas nous continuerions de nous gargariser sur les incroyables performances de notre merveilleux système éducatif (back to the USSR).

Toute la question est de savoir ce que l'on fait de ces évaluations : on les enterre ? On les donne en pâture ? On s'en sert pour déterminer des programmes de formation ? On rémunère au mérite et si oui sur quels critères ?

Plus de questions que de réponses. Les Gaulois ont appris à connaître les ressorts des ultralibéraux et des réactionnaires.

L'évaluation est, non seulement souhaitable, mais indispensable. Une activité évaluatrice valide et non pas  les checkings néolibéraux  actuels, qui cumulent,et les manques du passé, et les vices du présent. Une "production en série d'élèves du même modèle" n'est, ni souhaitable, ni possible...

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  • 31/08/2018 14:50
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On verra à l'usage...

Les évaluateurs trouveront les préjugés qu'ils ont dans leur tête, ou dans celle de leur ministre qui les subventionne ...

 

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  • 31/08/2018 15:00
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Comme dit un collègue : « ce n'est pas en pesant le cochon qu'on le fait grossir ».

Dernier avatar en date de cette agitation permanente : les tests de « positionnement » maths/français en début de seconde.

Outre que cela entérine le fait que le brevet des collèges ne sert strictement à rien (à part à donner du grain à moudre aux innovants professionnels du ministère) — et accessoirement que les professeurs ne seraient pas capables de juger du niveau des élèves qui leurs sont confiés — le niveau est assez consternant. Jugez-en par vous même :

test pour les maths

test pour le français

J'insiste : il s'agit des tests de positionnement en seconde générale.

 

C’est hallucinant, j’aurais place ce test, anglais mis à part, en CE1
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"Entendons-nous bien : le niveau baisse, ma p’tite dame, c’est un fait et personne ne va tenter de prouver le contraire. Mais de quel niveau parle-t-on ? De quelle baisse parle-t-on ?

On a tous entendu, à la machine à café ou chez mémé le dimanche midi, que « le niveau a bien baissé depuis mon époque », que « de mon temps, c’était bien mieux que ça, je vous le dit », etc."

Le niveau baisse depuis 4000 ans

Remontons le temps ensemble (toute ressemblance avec des propos récemment entendus à la machine à café serait totalement fortuite)…

1947, on tirait déjà la sonnette d’alarme, le baccalauréat est dévalué, trop de monde le réussit (3 % de la population, donc) : « Tout serait simple si le bachot remplissait encore sa fonction. Mais, submergé sous le nombre des candidats qui s’est accru prodigieusement, le baccalauréat a vu son niveau baisser d’une façon constante, au point qu’il ne suffit pas actuellement à qualifier pour l’enseignement supérieur. »

1911, le monde de l’entreprise via le Comité des Forges, ancêtre du MEDEF, constate la baisse du niveau général des recrues : « Les ingénieurs sont devenus incapables d’utiliser leurs connaissances techniques et de présenter leurs idées dans des rapports clairs et bien rédigés. »

1909 : « Conçu pour une élite, l’enseignement secondaire est donc inadapté à cette masse qui nous vient précisément de milieux sociaux, de familles dans lesquelles on n’a jamais possédé ou jamais ouvert un livre, en dehors de quelques ouvrages d’actualité. (…) Les élèves ne sont plus capables d’écrire, faute de n’avoir plus fait assez de latin, et ils ne comprennent pas ce qu’ils lisent. »

1835 : « D'où vient qu'une partie des élèves qui ont achevé leurs études, bien loin d'être habiles dans leur langue maternelle, ne peuvent même pas en écrire correctement l'orthographe ? " (in Coup d'œil sur l'état actuel de l'enseignement en France).

Socrate (470-399 av. JC) : "Notre jeunesse [...] est mal élevée, elle se moque de l'autorité et n'a aucune espèce de respect pour les anciens. Nos enfants d'aujourd'hui [...] ne se lèvent pas quand un vieillard entre dans la pièce, ils répondent à leurs parents et bavardent au lieu de travailler. Ils sont tout simplement mauvais."

Hésiode (720 av. JC) : "Je n'ai plus aucun espoir pour l'avenir de notre pays si la jeunesse d'aujourd'hui prend le commandement demain, parce que cette jeunesse est insupportable, sans retenue, simplement terrible."

Datant de 1000 avant JC environ, ce texte retrouvé sur une poterie d’argile dans les ruines de Babylone :"Cette jeunesse est pourrie depuis le fond du cœur. Les jeunes gens sont malfaisants et paresseux. Ils ne seront jamais comme la jeunesse d'autrefois. Ceux d'aujourd'hui ne seront pas capables de maintenir notre culture."

Un prêtre égyptien, vers 2000 av. JC : "Notre monde a atteint un stade critique. Les enfants n'écoutent plus leurs parents. La fin du monde ne peut pas être très loin."

Alors, si tout va bien, de quoi vous plaignez-vous à longueur de commentaires ?

Je n'ai jamais dis que tout allait bien, relisez mes commentaires, mais je dénonce cet éternel discours : « de mon temps, c’était bien mieux que ça, je vous le dit » qui remonte à la nuit des temps

« À la fin, les élèves n'en font qu'à leur tête, comme s'ils n'avaient jamais reçu d'éducation ».Goethe, Faust, 1806

« 52 % des enseignants du secondaire révèle pensent que leurs élèves sont « victimes d’une culture de masse qui a détruit en eux le goût du travail et de l’effort intellectuel. »  Sondage, 1972

« Ta poitrine est donc d'airain, pour pouvoir tenir dans cette classe surpeuplée ? Car tout ce que les élèves ont lu assis, ils vont le rabâcher debout, en récitant toujours les mêmes choses dans les mêmes mots. »  Juvénal, Satires

Et en plus d’être nuls, les profs sont dangereusement politisés : « La plus basse classe de la société, dans les grandes villes, est la plus dépravée (…) Le maître d’école est pour ainsi dire celui qui a inoculé cette lèpre. »  L’Écho britannique, 1834

« Les instituteurs qui sont le plus souvent des pédants, ont en matière de langage des préjugés bien ridicules en ce sens que ce sont des préjugés de petits bourgeois alors que la plupart (…) sont pour le moins socialistes. »  Les Nouvelles économiques et financières, 16 juin 1933

etc, etc.......

Mais un cochon, le but est de le faire grossir...Un enfant, quand on dit qu'on souhaite qu'il "devienne grand", ce n'est pas qu'à la taille qu'on pense. On pense, d'abord,à ses compétences, à sa capacité et la force de prendre ses responsabilités .

Blanquer : "L'évaluation est un levier de progrès incontestable"

La réponse des États-unis (vidéo en anglais):

https://m.youtube.com/watch?v=J6lyURyVz7k

Bonne vidéo...mais qui n va pas au coeur du sujet.

Zoomer sur des ridicules, cela peut à la fois, et démobiliser ("laughing") et faire perdre de vue la nécessité de parvenir à énoncer les problèmes réels, à rechercher des initiatives efficaces d'amélioration, de réorientation ...et luter pour s'en procurer les moyens.

C'est un autre point."Levier de progrès"...si on s'en sert correctement pour faciliter des progrès. Mais, si on s'en sert mal, ce peut être une arme meurtrière.

Et l'outil lui-même : quel est-il? Comment est-il fabriqué?/Levier , de caoutchouc? de paille? de bois? d'acier? dimensions? poids?

Par exemple, une évaluation  peut observer les écarts d'une performance à un modèle...ou les particularités de cette performances par rapport à '...provenant de la même personne, dans des conditions différentes, à des moments différents, en utilisant des moyens différents, ou par des moyens différents. Ou encore, se proposer d'apercevoir des démarches différentes  (ex, résoudre un problème, par la géométrie, ou par l'algèbre, ou...)

Si l'évaluation cherche seulement à situer chaque "performer" d'un seul point de vue, et "au sein d'une population", ce n'est pas chaque participant que l'on évalue, mais seulement "sa place" (C'est le cas des "notes" ou des "indices".) Ici, comme partout le pluriel s'impose :  Une "evaluation ", c'est un cas particulier de mille et unes procédures d'évaluation, menées de façons différentes, qu'on ne peut pas utiliser n'import comment..

Curieux, c’est mots « évaluation » et « confiance » face à face. Avec de la confiance, on se passe d’évaluer et on laisse travailler. D’autant plus que le stress, qui est inherent a l’évaluation, s’accompagne de libération de cortisol, qui nuit à la mémoire, et peut aller plus loin : « un excès de GC d’origine endogène, pouvant entraîner des troubles cognitifs, s’observe dans la maladie de Cushing et dans la dépression. » (https://www.revmed.ch/RMS/2012/RMS-362/Effets-des-glucocorticoides-sur-la-memoire)

Pour moi, confiance et évaluation ne se contredisent pas. La confiance aveugle, on sait ce que ça donne..et à vivre et travailler avec d'autres, s'entre-évaluer permet de faire plus et mieux. Evaluer, on le prend souvent dans des sens comme "hiérarchiser", "critiquer", pârce qu'on na en vue qu'une seule "valeur",définie une fois pour toutes. Evaluer, on peut le prendre dans le sens "soupeser", "décrire"...et "estimer" (surprise!§ "j'estime que ça pèse bien un kilo")

Mais on emploie des mots sans y penser, si souvent...

190000 élèves concernés par le dédoublement sur 12000000 d'élèves, quoi que l'on pense de cette mesure, il faut garder en tête qu'elle ne concerne que 1,66% des élèves. Effet de vitrine, donc! 

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  • 31/08/2018 21:06
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Cet article a une belle chute.

N'écoutez pas ceux qui vous disent qu'ils veulent qu'on soit tous pareils.

Pour sauver la planète, vos enfants, vos retraites, prenez votre carte au parti communiste français.

Cette manie des notes, des classements, des tests, des évaluations ne correspond pas du tout à une évolution positive du système éducatif, ni même à la vie tout court.

Elle s'appuie sur un système sélectif qui est utile pour dégager des élites mais qui laisse au bord de la route une importante partie des enfants. C'est contre-productif.

Il nous faut bâtir un système éducatif ou chaque individu progresse et s'épanoui à son rythme et selon ses propres critères.

Avec l'aide des dispositifs internet on devrait pouvoir se former où l'on veut, comme on veut, et quand on veut.

Au lieu d'interdire les smartphones à l'école, comme on l'a fait jadis pour les calculatrices, et par ailleurs acheter de coûteux tableaux interactifs, on devrait les intégrer dans les dispositifs de formation et utiliser massivement les logiciels open-source (libres).

Faute d'avoir une vision moderne de l'avenir de notre système éducatif on cherche refuge dans les recettes du passé.

Et arrêtons de nous polariser sur les classements internationaux qui intègrent des critères anglo-saxons et ne sont en aucune manière un reflet de ce que devrait être une "bonne école".

De même que les classements économiques n'ont jamais été ceux du bonheur et de la joie de vivre dans une société solidaire.

C'est du grand n'importe quoi !

PS: Suggestion. La formation des enfants des populations nomades utilise des procédés archaïques, héritiers du "télé-enseignement" des années 60. Alors qu'il existe de plateformes de formation nomades de la taille d'un paquet de cigarette que chaque enfant pourrait transporter avec lui (MoodleBox).

Sans oublier les prisons...

Mange tes morts.

D'une certaine façon -et alors, que le monde et les humains ont tant changé-on en est encore aux "épreuves d'initiation",dont il fallait triompher pour être admis chez les adultes...

Nos épreuves d 'aujourd'hui ne valent pas mieux que celles d'autrefois ...et je ne crois pas que le fils du chef ou le chouchou du chaman aient  souvent été recalés.

Si, on a quand même fait mieux :depuis peu, les filles aussi sont mises à l'épreuve.

Ces évaluations ont bien peu d'utilité. Surtout elles engendrent une bureaucratie parasitaire et évaluatrice à l'université et ailleurs, comme décrite par courteline. Avant même d'évaluer du personnel, il faudrait en recruter. Valable aussi pour l'hôpital public.
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  • 01/09/2018 16:24
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tous ses charlatans Néolibéraux nous éloignent chaque jour d'avantage de la démocratie... Dite moi combien vous gagnez et je vous dirais qui vous êtes ^^

Des esclavagistes des temps moderne qui construisent la société a leurs besoin de bénéfices et d'enrichissements personnel avant d'aller voler vers les paradis fiscaux...

Tous ses gens sont des criminels de la pensé démocratique! Ils ne veulent pas de démocratie, ils veulent des petits chefs... (à l'image de Benalla?)

Bon courage a tout ses enfants qui vont êtres évalués comme on évalue du sperme...

Pink Floyd - Another Brick In The Wall (HQ) © mongchilde

Choix musical à chier.

Pas mieux que

Téléphone, Electric Cité.

 

Demandons à STONE s'il ne voulait pas se moquer du "formatage" avec son image..

Ce n'est pas non plus ma tasse de thé...là nous sommes d'accord!

Enjoy !!!

Tous les communistes ne sont pas cons comme lui mais pour certains d'entre eux on a rien le droit de faire... c'est mal. 

 

évaluer les enfant afin de les diriger c'est aussi tuer dans l’œuf tout futur changement possible. Le milieu familiale sociale pour 7 enfants sur 10 détermine le future de l'enfant :

Presque 7 enfants sur 10 (68 %) dont les parents sont diplômés du supérieur obtiennent un diplôme équivalent, contre 17 % des enfants dont les parents ont un faible niveau d'étude.

Cela s'explique par l'importance du chômage de longue durée, et par la mauvaise qualité des emplois retrouvés, souvent en CDD. L'OCDE préconise donc de lutter contre le chômage de longue durée.

Source lesechos

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"Il n'y a plus de mobilité sociale dans les pays de l'OCDE : les revenus, la profession, le niveau d'éducation se transmettent d'une génération à l'autre", a commenté Gabriela Ramos, conseillère spéciale auprès du secrétaire général de l'OCDE lors de la présentation du rapport à la presse, vendredi 15 juin.

Dans ce rapport, l'OCDE constate qu'en France, il faudrait six générations, soit près de 180 années, pour qu'un descendant de famille pauvre atteigne le revenu moyen du pays.

Source humanis

Cordialement

PS: désolé qu'Alan Parker ne vous plaise pas ^^:) Il me reste donc encore 179 années ca doit-être pour ca que j'en suis encore à " The Wall " je gagne ainsi quelques années mdr !!! tongue-outwinklaughing

hut !

and now the Doors.

The unkhown soldier.

War is over.

 

Ce soldat est-il toujours inkhonnu ? I wether...

Avec toutes ces évaluations, je me demande si les années scolaires n'ont pas été transformées en mi-temps annualises .

Vu les infos ce matin? Les nouveautés de la rentrée ...

Bien sûr Qu'est qu'un canif ? Réponse Un canif, c'est un fien.
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La plus belle fille du monde ne peut donner que ce qu'elle a. L'école ne peut corriger les inégalités sociales qu'à la marge et que de manière cosmétique. Pour la raison que la clef de voûte de la reproduction sociale est la transmission héréditaire des biens: la lutte contre les inégalités passe d'abord par un alourdissement massif des droits sur les grosses successions. Quant à toute cette hystérie pédago-bêtifiante et ces évaluations/harcèlements, elles devraient faire disparaître les dernières vocations.

Oui, et, de plus : les enfants peuvent aller dans les "bonnes" écoles, entendent parler "correct" à la maison, ont leur chambre à eux,, leurs parents ont "un carnet d'adresses" utile ,etc...

Quel rapport avec les questions successorales ? Et votre utérus, comment il va ?

Vous pouvez lire Frantz Fanon, c'est pour vous et ça concerne toutes les personnes qui sont dans le noir parce que ça n'est pas clair dans leurs têtes.

Tiens, un François qui a un uterus...En somme, un "bi" bio...

Vous le trouverez à la bi bio thek.

Mais il ne volera pas haut, s'il manque d'L ...

L...ed Zeppelin

Super choix, Gilbert, vous remontez dans mon estime.

Si ces jeux vous amusent, allez sur "la cantate des jeux" de Joël Martin...dont le titre, évidemment, est une contrepèterie...

aucun rapport avec Black Dog.

Il y a bien longtemps, j'ai voulu faire ma petite révolution dans mon collège .J'ai essayé de fournir, pour chaque élève, trimestre, un dossier de 4 pages  d'observations sur les façons dont il s'y prenait , les changements dans ces façons, ce qu'il avait produit de résultats enregistrables, ses "inventions", ....et refuser de donner des "notes sur 20". 

J'ai fait cette tentative, pour une seule classe...

Ca a duré 2 semaines...j'avais passé trois heures pour  chaque élève, et je n'avais plus le temps de faire que ça , et j'étais épuisé...mais j'ai remis mon travail aux élèves de cette classe ...et ils étaient très contents, m'ont dit qu'ils avaient comparé avec leurs copains, et qu'ils ne s'étaient pas rendu compte de leurs différences, qu'e leurs parents (quelques-uns sont venus me voir) étaient surpris, et leur avaient dit "on voit mieux comment ça se passe au collège"

Alors, j'ai essayé autre cbose : l'auto-évaluation. Ma discipline, l'EPS, s'y prêtait.J'ai dit:"en course à pied, on peut msurer avec le chrono. On vient de faire du basket...comment noter?, j'ai demandé  "à quoi on pouvait reconnaître que le travail était bien fait".Chacun pouvait dire son mot. En 1/2 heure, ils étaient  d'accord sur 4 ou 5 repères. J'ai alors dit :"Chacun son tour, dans l'ordre alphabétique inverse de vos noms, vous dites quelle note vous pensez "juste" pour vous...en vous rappelant bien vos repères .Et vos camarades diront s'ils sont d'accord,ou pas ...20 minutes, aucune contestation,; et tous avaient leur note de basket...

Les "évaluations", on peut imaginer des milliers de façons d'en obtenir...

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