Des CRS dans les cités marseillaises, et après ?

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Après la mort le 19 novem- bre d'un ado- lescent de 16 ans, tué à la kalach- nikov et la venue express de Brice Hortefeux, les opérations «coup de poing» se multiplient dans les cités marseillaises, sous les caméras des journalistes. Plus de 230 opérations de ce type ont déjà eu lieu depuis début 2010? «Ça fait peur à tout le monde mais ce n'est pas ça qui va arrêter les réseaux de drogue», commente une directrice de centre social. Reportage dans ces quartiers du nord de Marseille, dont les habitants se disent «oubliés».

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A deux pas du terminus du métro, au nord de Marseille, Le Clos La Rose (13e) est une cité HLM tranquille, avec son boulodrome, son terrain de foot, son supermarché Leader Price et ses toboggans pour enfants. Pas représentative du tout des grands ensembles sociaux marseillais, souvent en piteux état et tournant aux ghettos ethniques. Mais le quartier, construit dans les années soixante, s'est dégradé avec les crises de ces dernières années et la moitié des habitants vivent sous le seuil de pauvreté. «Le quartier a gardé sa mixité d'origine, avec des familles d'origine française, portugaise, italienne, etc.», souligne le président de l'association «Quartiers Nord-Quartiers Forts», Mohamed Ben Saada, qui y a vécu. «L'habitat est vieillissant mais ce sont des cités entretenues, le logeur est à l'écoute», précise Joël Desroches, directeur du centre social de Valplan-Bégude.