Adèle Haenel: «Ces violences sexuelles, racistes, ce sont des faits politiques»

Par
Cet article est en accès libre. L’information nous protège ! Je m’abonne

Tous les commentaires

Elles croient peut-être que  tout cela c'est du cinéma.

Adèle Haenal était beaucoup  plus convaincante à la cérémonie des Césars.

A moins qu'elles soient dans leur rôle et guidées par le corporatisme  puisque la victime est un membre de leur métier.La France périphérique est si loin des métropoles.

J'ai pas le souvenir des les avoir entendu ni vu quand des dizaines de "gilets jaunes " se faisaient arracher les yeux ou massacrer dans les rues...il y a peu. c'est donc 50/50 surtout Adèle pour sa prestation aux Césars et puis parce que j'aime bien l'actrice.

Oui bonne synthèse. On pourrait aussi demander à Griezmann de se contenter de jouer au foot.

Oui c’est une bonne actrice. Binoche est elle une excellente actrice. Pour le reste...

Pour beaucoup c'est une mission foireuse

?

C'est curieux le nombre de personnes, qui par ailleurs se présenteront comme d'ardents défenseurs de la liberté d'expression dont ils usent eux-mêmes sur toutes sortes de sujets, qui n'hésitent pas à inviter au silence acteurs et actrices, chanteurs et chanteuses, sportifs et sportives en suggérant qu'ils devraient tous s'en tenir à leur métier (si du moins ces fiers chevaliers de la liberté d'expression considèrent ces activités comme des métiers).

Bien sûr, on peut déplorer que des célébrités (plus ou moins connues d'ailleurs) aient un accès facilité, privilégié à des tribunes, comme n'importe quelle personnalité politique. Mais je ne vois pas en quoi elles seraient moins légitimes à s'exprimer.

Qui êtes vous pour écrire de tels propos, un idiot ?

Pour le "reste" comme vous dites ?..Je pense qu'il vaut mieux être noir et riche pour susciter la compassion d'actrices  que blanc et pauvres comme la plupart des gilets jaunes qui se sont faits massacrés bien plus durement pendant des semaines sans susciter autant de soutien de la Jet set...

gabounet, je te retrouve enfin,

tu ne venais plus cracher ta haine sur mes posts...je me suis fait du souci tout plein - genre il s'est fait installer la lumière

bon, tu les ressorts tes 3 pov dessins de charlie hebdo ?

j'aimais bien aussi "pas de pardon à l'épuration..;" tein ca fait tellement peur  laughinglaughing

oh oui edmond, et vous feriez une application genre covid ou vous donneriez le droit aux gens de parler ou pas, selon votre conception de vieux trosts de la vérité, ce serait si "de gauche"

La fameuse "prestation" de Mlle Haenel aux Césars, qui suivait la présentation  sordide de Mme Foresti, entièrement vouée à la destruction d’un homme, a été un épisode particulièrement pénible et d’une rare abjection. Ce qui se présentait comme un acte de justice spontanée ressemblait fort à un coup monté par une bande de copines ambitieuses (avec la connivence d’une certaine presse vertueuse) dans le but d’évincer les vieilles équipes et de prendre le pouvoir. C’est fait, et ça restera dans l’histoire du cinéma français comme une tache honteuse. Dorénavant, derrière chaque idylle à l’écran, (et elles sont nombreuses) le spectateur pourra se demander quelles en seront les suites judiciaires, les accusations de harcèlement, de viol, et quelle ampleur aura la campagne de lynchage médiatique qui s’ensuivra.

Ce commentaire a été dépublié par son auteur·e.

J'aime bien Foresti aussi, courageuse comme Dieudonné. La gueule des peronnalité de  la jet set présent dans la salle et qui sentait qu'il devrait dorénavant se cacher. Vous avez raison une jeune garde ambitieuse a pris le pouvoir et nettoie les écuries d'Augias du cinéma aussi hypocrites que l'Eglise: Polanski n'est pas John Ford ou Michel Simon. Et puis "J'accuse" est vraiment une merde, j'ai tout de même appris que le héros dans cette  était un homme de droite , un Juste antisémite... surprenante cette affaire Dreyfus tellement rabâchée qu'on n'y fait plus attention et qui manifeste le contraire de ce qu'on veut lui faire dire . 

Les idées importent peu ce sont les hommes qui comptent. Vous avez dû aussi pleurer pour Weinstein un si grand homme..d'affaires.

Ce ne sont pas des histoires de "sexe" mais des histoires de "désir" d'une "chose" quelle qu'elle soit, et de politique, à savoir les méthodes, les moyens de les "satisfaire", de "résoudre" ce foutu problème de la différence entre ce qui est et ce qu'on veut. Au dessus de cette couche "individuelle" nous avons les "moeurs", la "culture" etc et les rétroactions.

Le "sexe" a le grand mérite d'être un mobile clair, puissant. Un paradigme politique. Mais qu'on ait envie de fromage ou d'être "élu" le modèle est le même. Le politique est étroitement lié à l'heuristique sociale et de proche en proche à la morale.

Disons que Adèle nous annonce que l'heuristique change. Information utile...

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Heuristique_de_jugement

Déconstruction, déconstruction,... Destruction, c'est mieux. Pulvérisation ! Explosion ! Comme à la fin de zabriska point

oui

laughing Il y a la "chose" et le désir. Le premier réflexe pourrait sembler, tout naturellement, de "prendre" la chose afin de résoudre le désir. Mais, sauf chez certains, encore trop nombreux, les difficultés commencent à peine l'ordre conçu de mettre la main sur la "chose" et les questions se posent: il se pourrait que la "chose" soit un être vivant, ou même que la chose soit un être humain - même si c'est une femme - que d'autres lorgnent également la chose, que le groupe se fâche si on prend la chose, que la chose soit trop grosse, lourde, résiste, fasse mal, soit insaissable en l'état... La vie du babouin n'est pas facile. Ce sera ruse, violence, négociation, entraide, outils, stratégie et tactique aux ordres du "politique" et de ses conclusions, du pur "politique". C'est ce que Lyotard appelle "économie libidinale", rien à voir avec le "libidineux" sauf encore chez darmanin.

https://www.franceculture.fr/oeuvre/le-grand-desir-elements-pour-une-ethique-et-une-politique-de-laccomplissem

https://major-prepa.com/culture-generale/desir-politique-economie/

A propos Charles, citation :

"La vie des êtres humains entre eux ne devient possible qu'à partir du moment où il se trouve une majorité plus forte que tout individu et faisant bloc face à tout individu. Le pouvoir de cette communauté s'oppose dès lors en tant que "droit" au pouvoir individuel, condamné comme "violence". C'est le remplacement du pouvoir de l'individu par celui de la communauté qui constitue le pas décisif vers la civilisation."

Das Unbehagen in der Kultur ou Malaise dans la civilisation.

Sigmud Freud

Je trouve le paragraphe fort a propos

Jung...

Adler..., Horney... 

Ma citation de Freud, ou plutôt un paragraphe, est venu ici en tant qu'ilustration approprié.

Le débat sur l'apport in fine des uns et d'autres dans l'Analyse des humains, les "courants" dans l'approche de la "chose", méritent un autre lieu.

Mais bien sûr l'ocultation de Férenczi, ou plutôt la négation de son apport sont très "parlantes". 

  • Nouveau
  • 30/11/2020 23:30
  • Par

Je l'ai mentionné ailleurs mais je le répète ici : n'oublions pas dans quel contexte Gerald Darmanin a dit "Je m'étouffe" : c'était pour moquer les violences policières en référence à Cédric Chouviat et George Floyd... C'est particulièrement ignoble.

Une amie m'a envoyé ce lien d'une émission où Fabien Jobard le rappelle aussi, à peu près à la 31ième minute (il ne commence à intervenir qu'à partir de 25 minutes d'émission, si vous souhaitez éviter d'écouter la chronique  de N. Polony https://www.franceinter.fr/emissions/le-grand-face-a-face/le-grand-face-a-face-28-novembre-2020 )

  • Nouveau
  • 01/12/2020 01:00
  • Par

Fière de voir autant d'énergie chez des citoyennes aussi engagées et tellement justes, je pensais que ce n'était plus possible, bravo et je souhaite que leur militantisme enthousiaste fasse envie à tant d'autres, nécessaires et indispensables à cette heure triste de la France. Je ne pensais plus être fière de mon pays, merci à elles et à Médiapart !

Au fait, Mediapart, maintenant que vous vous êtes bien servi de la notoriété de Haenel, et que vous l'avez visiblement pas mal amochée, elle en est où, votre grande enquête sur Ruggia, que vous avez dénoncé à la vindicte populaire comme grand prédateur sexuel ?

 

 

Ouh ! Ça sent l'aigre.

 

Ça a surtout un parfum de Vérité et d’objectivité ! 

J’attends avec impatience le dénouement de cette affaire.(Les harpies et leurs soutiens  bigots risquent d’être bien déçus du résultat.)

La courte vidéo sur You Tube intitulée : "Adèle Haenel- Red Carpet . Cannes (l’Apollonide) " explique bien des choses.

Interview super chouette, merci.

Quel courage et quel travail de la part d'Adèle Haenel et Nadège Beausson-Diagne ! C'est admirable ! Bravo !

Contre les lignes de dominations, le combat continu, ne lâchez rien, on est là !

Comme les puissants, et en particulier les politiques, Darmanin met en avant sa "présomption d'innocence". Il en oublie bien entendu le corollaire de cette affirmation : la "présomption de culpabilité", puisqu'il est sous le coup d'une enquête  judiciaire. Il n'aurait donc jamais dû être nommé ministre par l'inénarrable Macron !

Si je peux me permettre... Je rappelle que Françoise Giroud avait traité du sujet... Bien sûr, ce n'est pas hier... Il semblerait que cela n'a pas beaucoup changé... Oui, j'oubliai Simone de Beauvoir... Elle, s'était interrogée sur la ''complicité''... ou rivalité, des femmes...

''On'' leur accrochait toujours la bruyante timballe de ''femmes libérées''... Quant à S. de Beauvoir, bien sûr, ''avec un salaire d'agrégée, elle pouvait se libérer''...

bon là je suis d'accord avec elles, mais question réflexion ben c'est raz du plafond ... en conclusion provisoire, les acteurs sont aussi bèbèttes que les autres... allez grosse biZe.

ce besoin désespéré de donner corps à l'intersectionnalité, mère de toutes les révolutions aux yeux de la doxa de MDP, force le respect

bon courage les gars, le jour ou vous comprendrez que pour se révolter il ne faut rien avoir à perdre, et qu'on vit plutôt pas si mal au pays de France...

mais bon, c'est tellement chouette la révolution, les gens seront heureux, on rasera gratis, on travaillera plus, il n'y aura plus de guerres

Très intéressantes paroles. Mais quelle est la fonction politique du stigmate : est-ce qu'il n'est pas essentiel pour maintenir l'ordre social, la société de classes ?

Le stigmate justifie l'injustifiable : des caractéristique humaines sont simplifiées, catégorisées, elle permettent l'exclusion, l'isolement social, donc la discrimination (Goffman) et surtout, en dernier lieu, une perte de droits. 

Que la stigmatisation soit  soutenue par le pouvoir est le signe de son utilité politique : elle justifie l'exploitation. La supériorité des dominants est assise sur l'exploitation des sans-droits, des moindres-droits, des sujets à qui il manquerait un peu de cette humanité qui ouvre à l'égalité. L'universalisme ne tolère pas plus le stigmate qu'il ne supporte l'exploitation. 

Ce commentaire a été dépublié par son auteur·e.
Pas de mobilisation sans confiance
Pas de confiance sans vérité
Soutenez-nous