Farida Belghoul, itinéraire d'une «marcheuse» perdue

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Farida Belghoul, à l'origine de la journée de boycott de l'école contre un supposé apprentissage de la « théorie du genre », a trouvé grâce aux mouvances d'extrême droite une audience inespérée. Cette figure de la Marche de 1984, enseignante pleine de rancœur contre l'école au point de déscolariser ses enfants, n'en finit plus de régler ses comptes avec la gauche.

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Enfin on l’écoute. Enfin elle existe. Depuis une semaine, avec le succès lundi 27 janvier de sa « Journée de retrait de l’école » – fondée sur une rumeur délirante autour d’un supposé apprentissage de « la théorie du genre » à l’école, cheval de bataille des catholiques intégristes depuis des années – Farida Belghoul, 55 ans, a trouvé une audience qu’elle n’espérait sans doute plus. Et jusqu'à Vincent Peillon. Pour couper court aux rumeurs, le ministre a envoyé jeudi une lettre aux directeurs d'école leur demandant de convoquer les parents qui ont boycotté l'école lundi, afin de leur expliquer la réalité du programme mis en œuvre et l'obligation de scolarisation.