Prestations offertes et jeux d’influence : révélations sur McKinsey et Emmanuel Macron

Le cabinet de conseil, au cœur de la polémique pour avoir bénéficié depuis 2017 de contrats contestés, a travaillé gratuitement pour Emmanuel Macron dès son arrivée au ministère de l’économie. Des consultants de McKinsey révèlent à Mediapart la stratégie d’influence qui a alors été déployée autour du futur président de la République.

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De l’intérêt de travailler gratuitement pour renforcer sa proximité avec un dirigeant politique. Le cabinet de conseil McKinsey, dont les pratiques ont été épinglées par la commission d’enquête sénatoriale, a misé sur Emmanuel Macron, avant même qu’il se déclare candidat à l’élection présidentielle 2017, dans l’objectif de développer ensuite ses activités avec l’administration, selon des documents et témoignages recueillis par Mediapart.

Cette stratégie s’est notamment déployée en offrant des prestations pro bono, sans contrat ni rémunération, à Emmanuel Macron lorsqu’il était ministre de l’économie (2014-2016). Au même moment, plusieurs membres du département « secteur public » de McKinsey ont participé, tout aussi gracieusement, au lancement d’En Marche.

Depuis 2015, McKinsey a offert des prestations gratuites à Emmanuel Macron. © Sebastien Calvet / Mediapart

Un contrat en particulier a scellé les relations entre Emmanuel Macron et les représentants du département « secteur public » de McKinsey. Fin 2015, le jeune ministre de l’économie fait appel à la firme américaine pour travailler sur les contours de son projet de loi « Noé », pour « nouvelles opportunités économiques », visant à « libérer » la croissance des entreprises.

Cette loi « Macron 2 », finalement enterrée en 2016 au profit de la loi El Khomri, est préparée par un groupe de travail constitué autour d’une équipe de quatre consultants du cabinet de conseil.

Mais, alors que des discussions avaient été engagées sur la rémunération de cette mission, McKinsey a finalement décidé de travailler gratuitement, selon nos informations. « La mission d’accompagnement a été réalisée pro bono sans formalisation par un contrat », a confirmé la direction générale des entreprises (DGE), un des services de Bercy, à Mediapart. La DGE précise qu’elle n’est pas « intervenue dans le pilotage » de cette prestation.

Sur le fond, les consultants de McKinsey ont notamment évalué le potentiel économique de la libéralisation de plusieurs secteurs d’activité. Mais les données finales présentées par Bercy, s’appuyant sur le travail du cabinet de conseil, n’étaient pour certaines pas sourcées, voire erronées, comme l’avait raconté à l’époque Rue89.

Il en va ainsi de la présentation d’un « degré de disruption » censé démontrer la « maturité numérique » de différents secteurs d’activité de l’économie française (l’agriculture, la santé, la distribution, la banque de détail, le tourisme, etc.). Or cet indicateur a été élaboré au doigt mouillé, les résultats étant d’ailleurs présentés à travers un graphique peu lisible, sans grandeur en abscisse ou en ordonnée (voir ci-dessous).

Le « degré de disruption », indicateur calculé au doigt mouillé par McKinsey. © Ministère de l’économie et des finances.

La mission Noé a été amenée à McKinsey par son directeur associé Karim Tadjeddine, dont la promotion à la tête du « Secteur public » de la filiale française de l’entreprise américaine est concomitante avec l’ascension d’Emmanuel Macron.

Les deux hommes se connaissent depuis de longues années : ils ont notamment travaillé ensemble au sein de la commission Attali, créée en 2007 et pour laquelle McKinsey avait déjà travaillé pro bono, ainsi que l’ont déjà raconté plusieurs journaux dont L’Obs.

Diplômé de l’école polytechnique, Karim Tadjeddine est monté en grade chez McKinsey après la défaite de la droite à l’élection présidentielle de 2012. « Sous Nicolas Sarkozy, des cadres très liés au pouvoir sont montés, mais après l’élection de François Hollande, McKinsey a poussé des figures comme Karim, plutôt de gauche, quoi que cela puisse vouloir dire quand on est chez McKinsey », se souvient un ancien de la firme. « L’état-major s’adapte en fonction des gens qu’ils ont en face », ajoute-t-il. Résultat : « L’institution ne perd jamais, elle se réinvente selon les changements politiques. »

Karim Tadjeddine a notamment été membre du think tank « En temps réel », un club financé par des entreprises du CAC 40 regroupant des figures de la social-démocratie, comme l’a raconté Laurent Mauduit dans son livre Main basse sur l’information (éditions Don Quichotte, 2016). Emmanuel Macron a aussi fait partie du conseil d’administration de l’association avant de se mettre en retrait lors de son entrée en campagne en 2016.

Emmanuel Macron (en bas à gauche) et Karim Tadjeddine (en bas à droite) sur le site du think tank « En temps réel ». © Archives «En temps réel».

Malgré la promotion de Tadjeddine au sein de la firme, les premières années après l’élection de François Hollande n’ont pas été florissantes pour McKinsey. « Le secteur public était en berne », confirme une ancienne salariée. « Il n’y avait pas de commandes “secteur public”, il fallait d’ailleurs que Karim Tadjeddine se recase », ajoute même un autre de ses collègues. Jusqu’à ce que l’arrivée d’Emmanuel Macron sur le devant de la scène, à partir de 2014, donne un nouveau souffle.

Ces liens ne sont pas distendus ensuite, bien au contraire. Deux membres de l’équipe déployée pour le projet Noé, Karim Tadjeddine et Mathieu Maucort ont également participé, en parallèle des réunions sur le projet de loi, à des rendez-vous plus officieux à Bercy, selon nos informations.

Il y avait une grosse proximité avec Macron, ça faisait une sacrée communauté chez McKinsey.

Un ancien salarié

Ces réunions se sont tenues à partir de septembre 2015, à une période où Emmanuel Macron et son équipe rapprochée préparaient justement le lancement d’En Marche, officialisé quelques mois plus tard. Sollicités, ni l’actuel président de la République, ni McKinsey, à qui nous avons pourtant donné les dates précises des réunions, n’ont voulu nous répondre sur l’objet de ces rendez-vous.

Après le lancement public d’En Marche et le départ d’Emmanuel Macron de Bercy, plusieurs membres de McKinsey ont ensuite travaillé sur la campagne officielle, ainsi que le prouvent des mails issus des MacronLeaks et révélés par Le Monde.

Ces documents montrent notamment le rôle joué par des cadres de McKinsey, dont Karim Tadjeddine, dans la « Grande Marche » organisée par Emmanuel Macron pour son entrée en campagne. Le 2 septembre 2016, Ismaël Emelien, conseiller spécial d’Emmanuel Macron, leur transmet par exemple les « premiers éléments d’analyse quantitative » sur les verbatims issus des porte-à-porte réalisés par les militants.

Devant la commission d’enquête sénatoriale, Karim Tadjeddine a expliqué qu’il s’agissait d’une mission bénévole et a regretté d’avoir utilisé son adresse électronique professionnelle McKinsey. Ne s’agissait-il pas plutôt d’une nouvelle mission pro bono au service d’Emmanuel Macron – ce qui est interdit par les règles de financement de la vie publique ? La société n’a pas répondu à cette question, non plus.

D’autres consultants de McKinsey ont également participé à d’autres événements liés à l’organisation de la campagne, tels que des réunions de réflexion ou des rédactions d’articles, avait aussi révélé le média spécialisé Consultor en 2019.

« Chacun est libre de s’engager, de participer, personnellement et bénévolement. C’est un choix personnel qui n’engage que celui qui le fait. Cela vaut pour l’ensemble des bénévoles qui ont pu accompagner la campagne ou l’aventure En Marche », répond à Mediapart l’entourage d’Emmanuel Macron.

Enfin, des salariés de McKinsey ont directement rejoint En Marche! pendant la campagne, à l’instar de Mathieu Maucort, qui sera ensuite nommé directeur de cabinet de Mounir Mahjoubi, secrétaire d’État au numérique. « Il y avait une grosse proximité avec Macron, ça faisait une sacrée communauté chez McKinsey », confirme un ancien du cabinet de conseil.

Parmi les transfuges du printemps 2017 figure aussi Ariane Komorn, devenue cheffe du « pôle engagement » du parti d’Emmanuel Macron, qu’elle a quitté début 2021 pour fonder son entreprise. Étienne Lacourt, parti lui aussi en 2017, est retourné travailler pour le cabinet de conseil après avoir été chef du « pôle projet » d’En Marche pendant un an.

Un autre ancien de la firme explique qu’au-delà des accointances idéologiques et du fait que la vision libérale d’Emmanuel Macron correspond à celle de McKinsey, l’avènement d’En Marche, parti sans militant ni élu, a aussi représenté un débouché politique attractif.

Des membres du cabinet de conseil avaient en effet déjà « cherché à se faire élire, mais n’ont jamais réussi », rappelle notre interlocuteur. C’est par exemple le cas de Paul Midy, polytechnicien passé par McKinsey de 2007 à 2014 : candidat UMP malheureux lors des municipales à Fontainebleau en 2014, il est aujourd’hui le directeur général d’En Marche!.

On vendait des fortunes des trucs effarants de nullité.

Un ancien consultant de McKinsey

Autre ex-McKinsey passée au macronisme : Marguerite Cazeneuve, n° 2 de la Cnam en charge notamment du volet santé du projet du président-candidat. Après son départ du cabinet de conseil en 2014, cette dernière a été perçue en interne comme un relais entre le monde de Macron et McKinsey et a continué à se rendre chez son ancien employeur, dans le bureau de Karim Tadjeddine, situé à un étage normalement interdit aux personnes extérieures.

Interrogée à ce sujet, Marguerite Cazeneuve a répondu à Mediapart qu’elle était « passée dans les nouveaux locaux de McKinsey peu de temps après [s]on départ », en 2015, « pour passer voir d’anciens collègues, comme cela se pratique couramment ». Elle insiste sur le fait qu’elle a rejoint le cabinet d’Édouard Philippe six ans après son départ de McKinsey et que, depuis, « aucune de [s]es fonctions passées au sein du service public » n’a été associée à des décisions de recours à des cabinets de conseil.

C’est très problématique qu’un cabinet de conseil privé se substitue aux prérogatives de l’État.

Une ancienne salariée

Au sein de la firme, rares sont les témoins à accepter de revenir sur ces accointances politiques. L’entreprise reste discrète sur ses pratiques, et veille à maintenir le contact avec ses anciens salariés. « L’immense majorité des gens rentre chez McKinsey en voulant tirer parti du réseau, et fait donc très attention à ne pas être ostracisée par ce réseau une fois partie », insiste aussi un ancien Partner (associé) de la société.

« Chez McKinsey, il y a une règle interne claire : on ne fait pas de politiques publiques. Mais, en réalité, c’est très compliqué. Car avoir une approche gestionnaire des problèmes, c’est déjà politique », relève tout juste un consultant parti en 2016. D’autres anciens salariés sont plus catégoriques encore, et se félicitent du scandale né de la publication du rapport de la commission d’enquête sénatoriale.

« Je suis très content que ces affaires sortent, on vendait des fortunes des trucs effarants de nullité », dénonce un ancien consultant. « Je différencie le conseil technique du conseil stratégique, qui engage des politiques publiques sur les années à venir. Or, de mon expérience chez McKinsey, on ne faisait que cela, c’est très problématique qu’un cabinet de conseil privé se substitue aux prérogatives de l’État ou au débat démocratique sur la direction politique », complète une ex-salariée. 

L’ancien associé précédemment cité se dit également « très choqué de voir des projets qui montent au niveau de la définition de la politique ». « Je ne pense pas qu’ils sont compétents pour cela », estime-t-il au sujet de ses anciens collègues.

Ces interlocuteurs mettent aussi en doute la rigueur des travaux ensuite facturés à l’État dans le cadre des missions de conseil stratégique. « Les méthodes pour recueillir les éléments de fond sont parfois hallucinantes, à partir de simples recherches Google, par exemple », indique l’ancienne salariée. Celle-ci raconte l’importance donnée, dans les prestations de McKinsey, à la forme des « livrables », ces fameux PowerPoint présentés en fin de mission (voir ici sur la vaccination par exemple).

« Le produit fini “numéro un” de McKinsey est le slide », indique-t-elle. « C’est en Inde qu’ils sont produits, pendant la nuit en France. Le soir, on transmet les éléments, le lendemain matin ils sont livrés », ce qui donne à l’entreprise une très grande réactivité. 

Partout dans le monde, McKinsey a développé une culture d’entreprise commune, permettant de développer des synergies d’une efficacité redoutable. « Dans chaque bureau de la planète, vous avez des gens d’un très bon niveau, avec des méthodes de travail identiques, c’est très impressionnant », ajoute un ex-consultant. « Vous pouvez mener des missions de benchmarking [analyse comparative entre pays, par exemple – ndlr] en très peu de temps, parfois en heures, c’est une force de frappe que l’État n’a pas », ajoute-t-il. De cette culture d’entreprise surgit l’idée, selon l’ancien salarié, que « tout ce qu’on touche, on le transforme en or ». « On pense qu’on peut faire venir un consultant suisse et le faire intervenir sur la comptabilité publique en France sans problème », critique-t-il.

« Comment vous pouvez aller vite ? En préfigurant les réponses aux questions que l’on vous pose », complète l’ex-associé déjà cité, également critique de la méthodologie développée au sein du cabinet. « Un grand principe de travail réside dans le fait que l’a priori est plus important que la recherche de la solution, développe-t-il. Nous, on est habitués à raisonner en thèse-antithèse-synthèse. Chez McKinsey, c’est hypothèse-vérification-communication. C’est très important, la bonne présentation. L’objectif est qu’on ne puisse pas vous dire non. Si la présentation est bien ficelée, c’est très difficile pour le client de dire qu’il n’est pas d’accord avec les conclusions. »

Des nombreux scandales à l’étranger

Parmi les anciens consultants interrogés par Mediapart, plusieurs évoquent aussi des problèmes d’ordre éthique, et citent les nombreux scandales qui ont éclaboussé leur ancien employeur à l’étranger – « la firme », fondée aux États-Unis en 1926, est implantée dans 65 pays.

« Dans tout ce qui sort actuellement dans les médias français, il y a quelque chose qui manque, c’est l’international. » Or, « c’est la même société, la même éthique : on prend ce qui vient, et on ne fait pas attention à ce qu’on fait. On prend l’argent, sans se poser de questions », dénonce l’ancien partner. Cette tendance serait, selon lui, renforcée par le mode d’organisation de l’entreprise – le partnership (les dirigeants sont associés) –, sa culture RH – « up or out » (un salarié progresse dans l’entreprise ou il part) – et l’absence de contre-pouvoir interne.

L’année dernière, McKinsey a ainsi payé 573 millions de dollars pour clore les procédures engagées par 49 États américains qui pointaient sa responsabilité dans le scandale des opioïdes, responsables de la mort de plusieurs centaines de milliers de personnes.

Les autorités reprochaient à McKinsey d'avoir fourni des conseils marketing aux fabricants de médicaments, dont Purdue Pharma LP et Johnson & Johnson, afin d'améliorer les techniques de vente de leurs produits. Selon cet accord, McKinsey n'a toutefois pas reconnu de responsabilité ou de faute.

En 2018, le prestigieux cabinet de conseil avait par ailleurs été mis en cause dans un scandale de corruption en Afrique du Sud. Une commission d’enquête parlementaire avait estimé que le partenariat conclu avec l’entreprise Trillian, accusée d’avoir détourné des fonds provenant du producteur public d’électricité, constituait un comportement criminel. Mc Kinsey a dû rembourser plusieurs dizaines de millions de dollars.

La même année, le cabinet de conseil avait aussi été décrié pour avoir travaillé pour le compte de plusieurs gouvernements autoritaires, dont la Chine. Une polémique a éclaté après que le New York Times a révélé qu’un séminaire festif avait été organisé à quelques kilomètres d’un camp où Pékin interne arbitrairement plusieurs milliers de personnes de la minorité musulmane ouïghoure.

Autre zone d’ombre : les prestations pro bono offertes par l’entreprise, et les jeux d’influence que cela sous-tend. Dans son rapport, la commission d’enquête sénatoriale a étudié le phénomène, détourné de son intention initiale (le mécénat pour le bien public), en soulignant d’abord que l’absence de contrat « constitue une difficulté majeure, notamment parce qu'elle ne permet pas à l’administration d’imposer des obligations déontologiques à ses prestataires ».

Ensuite, le Sénat estime que ces missions gratuites peuvent « être “récupérées” pour les besoins de la stratégie commerciale des cabinets de conseil ». Les chercheurs parlent ainsi de « pied dans la porte » pour décrire cette stratégie d’entrisme. Auditionné par la commission, le sociologue Frédéric Pierru a ainsi indiqué que le pro bono s’inscrit dans une « une volonté de préserver une image de marque [des cabinets], pour continuer ensuite les affaires ».

Une équipe de campagne est composée de bénévoles, de consultants, mais aussi d’étudiants ou de retraités.

Amélie de Montchalin, ministre de la fonction publique.

Dans son rapport, le Sénat prend l’exemple du sommet Tech for Good organisé par l’Élysée en 2018, et pour lequel McKinsey a travaillé gracieusement. Le cabinet de conseil a ensuite utilisé cette participation, dans son offre déposée le 3 octobre 2018 pour l'accord-cadre de l’UGAP (centrale d’achat de l’État), en indiquant qu’il avait la possibilité d’inviter « la direction générale de l’UGAP aux grands événements dont [il est partenaire] » en citant notamment le « séminaire Tech for Good organisé avec la présidence ». « La boucle est bouclée », en conclut la commission d’enquête dans son rapport.

Le Sénat estime, enfin, que le pro bono peut s’accompagner d'un risque de contrepartie onéreuse, en citant les craintes exprimées par Martin Hirsch. « Il existe un risque qu’un engagement pro bono puisse être une manière [pour le cabinet de conseil] de se rendre indispensable », a notamment exprimé le directeur général de l’AP-HP.

Au regard de ces risques déontologiques « majeurs », la commission d'enquête a ainsi recommandé d’interdire purement et simplement les prestations pro bono.

Une proposition reprise par le gouvernement, lors d’une conférence de presse organisée mercredi 30 mars par les ministres de la fonction publique Amélie de Montchalin et des comptes publics Olivier Dussopt. Soucieux d’essayer de déminer l’affaire, les ministres ont notamment annoncé que les prestations pro bono seraient désormais limitées « aux situations exceptionnelles ».

En ce qui concerne les relations entre McKinsey et la campagne 2017, Amélie de Montchalin a indiqué que « de tout temps, en tout lieu, une équipe de campagne est composée de bénévoles, de consultants, mais aussi d’étudiants ou de retraités. Ils s’engagent car ils ont des convictions personnelles ». Ce qui ne permet pas, selon la ministre de la fonction publique, d’étayer « les allégations de copinage ».

« Si le gouvernement affirme qu’il n’a “rien à cacher”, il lui aura fallu cinq ans pour réagir, alors que les dépenses de conseil de l’État ont plus que doublé entre 2018 et 2021 », ont immédiatement répondu Arnaud Bazin, président LR de la commission d’enquête, et la rapporteure communiste Éliane Assassi.

Dans son communiqué de presse, le Sénat a aussi déclaré qu’il « pren[ait] acte » de l’organisation de cette « action de communication », depuis les « locaux du ministère de l’économie et des finances », « à dix jours du premier tour de l’élection présidentielle ».

Sarah Brethes et Antton Rouget

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