Hollande prêt au congrès pour les langues régionales

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Dilabour, di voulant dire "sans", parlant, non !

en occitan c'est "caumaire"

Ce commentaire a été dépublié par la rédaction de Mediapart.
Ce commentaire a été dépublié par la rédaction de Mediapart.

 

pas kasskop mais kaaskop Clin d'œil

 

Kaas > fromage et Kop > tête

 

comme Patricia qui à un nom hollandais et vient de forbach (moselle)

et le capitaine de pédalo qui est kop ...

 

rapport avec la choucroute ?

aucun , je viens de me lever et je me met "en train" ...

 

sacré Kaas - tête !


et comme langue régionnale commune , s'il en est une c'est bien celle-ci :


Franck Lepage : La langue de bois décryptée avec humour - scop le pave © rabatakeu




Rigolant


 

 

ervet's los

ah non !

ça c'est chez nous ...

Rigolant

Au fait MDP elle est toujours à Vallauris l'enflure de roi d'arabie saoudite ?

Mince et dire que la guillotine est à la cave ! 

En hollandien ancien plutôt qu'en hollandais. Clin d'œil

Arbeitslos chez schaüble. Puisque c'est lui qui commande désormais ici à ce que l'on dit.

 

oui mais moi c'est c'est pas "schaukel" et pas allemand Clin d'œil

la base c'est "l'ancien franc" du temps de charlemagne ...rien a voir avec l'€ nouveau ...

Rigolant

 

et puis pour pister tout le monde sur internet ça doit les faire chier qu'on parle pas tous LEUR langue ... surtout que pour celles ci google n'a pas encore de traducteur ...

 

 

Merci pour la correction ;-)

 

meuh de rien , on va pas en faire tout un fromage ...

Clin d'œil

Mais les élections régionales approchent ...

Execellent, je ne connaissais pas !

L’État centralisateur, par la bouche de " MOI JE " , défendant les langues et patois régionaux est une guignolade de fin de règne . Et qui va défendre la " langue de bois ", le " parler correct ", le " parle à mon cul, ma tête est malade ", le " cause toujours tu m'intéresses " et autres entourloupettes  en usage chez nos chères gouvernants ? Les équipes qui sont incapables de redresser l'enseignement du français dans les écoles dont ils se sont attribué la charge vont légiférer pour les parties de l'hexagone dénommées provinces . Pourquoi ne pas élever le mensonge au rang de de langue officielle de la politique française ?

Pourquoi ne pas élever le mensonge au rang de de langue officielle de la politique française ?

Parce que se serait, encore plus, la norme

Bouche cousueBouche cousueBouche cousue

A bientôt.

Amitié.

Si tu es un électeur PS, il n'y a pas encore lieu de déprimer, parce qu'il existe une candidature (non encore déclarée) de vraies convictions de Gauche, qui présente l'avantage d'être haïe par les droites réactionnaires et soutenue infailliblement par l'ensemble des Gauches, du PS au Font de Gauche, en passant par les écologistes et même les féministes. Bien évidemment, il ne s'agit ni de Hollande (que le chômage baisse ou stagne), ni de l'ancien ministriculet de l'Intérieur ...

Exactement, ce Hollande ne s'occupe que de trucs bien gentils mais qui ne changent rien au fond : le mariage pour tous pour se faire plaisir, les langues régionales dont on se tape un max ! Son dada en fait, c'est les cadeaux au Medef. Les lois les plus scélerates pour faire plaisir au Medef, ça c'est son truc où il n'y a pas de temps perdu.

Ah ! cher ami ! j'attends ta solution avec impatience ! Tu veux peut-être parler de JLM ? J'y pense, certes, mais pas mal de choses me dérangent grandement...
Non, pour moi, ce n'est pas une solution, sauf que je n'en ai aucune autre !

Et le boycott de la classe politique ?

C'est notre soumission qui leur donne le pouvoir.

Surtout les pêcheurs à la ligne.

Malheureusement, les sociaux-libéraux avancent masqués avec leur saint réformisme dit pragmatique genre PPP, grands projets inutiles, etc...qui trouvent leur apogée dans la " réforme "régionale conforme à l'ultra-libéralisme de l'UE: http://www.lepartidegauche.fr/actualites/dossier/metropolisation-la-concurrence-entre-collectivites-25508 ,

mais aussi, la réforme des langues régionales 

 : http://www.fnlp.fr/spip.php?article975

- http://www.marianne.net/Langues-regionales-encore-de-l-enfumage-societal_a235308.html

Pas du tout, même si Méluche fait évidemment partie de l'échiquier que j'appelle de mes voeux, au même titre que des écologistes (je pense plus particulièrement à des gens comme K. Delli), des communistes, des frondeurs socialistes, des aubristes et autres socio-démocrates de tous les partis, convaincus mais trahis par Hollande et sa "mentonière sur pattes").

 

et bien il serait peut être temps de LE FAIRE !!!!

 

pourquoi toujours attendre que les "voisins" fassent quelque chose ? "pour voir" si ça marche ?

hé bien au moins les voisins comparé à notre pays de normopathes , eux ont des couilles !!!

 

Rigolant

Et moi aussi. Seulement voilà, la gauche passe trop de temps à couper les cheveux en 4 et à considérer les détails plutôt que le principal. Et ce principal pour l'instant c'est toute la droire, fnlrps. Donc je continue à soutenir la gauche. En son absence, vote blanc.

Entièrement O.K.

Moins 1 partout, la balle à un autre.


il faudrait commencer par déterrer mitterand ...

Rigolant

le peuple français devrait pouvoir juger les présidents de la république pour haute trahison,abandon de souveraineté

On ne peut plus, ils ont supprimé l'incrimination de haute trahison de la Constitution en 2007... dans la perspective de ces mises en valeur régionalistes. 

 Haute trahison : impunité totale pour les présidents de la République depuis le 23 février 2007 ?

"Depuis la loi constitutionnelle n° 2007-238 du 23 février 2007, la notion de haute trahison est purement et simplement supprimée du texte constitutionnel pour être remplacée par : « Le Président de la République ne peut être destitué qu’en cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat » (article 68 nouveau ). La raison donnée pour la suppression était le manque de précision du terme « haute trahison » – précision qui aurait été très bien pu être donnée par le Conseil constitutionnel – et le risque de retoquage par la Cour européenne des droits de l’homme. Il est vrai que le terme « manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice du mandat » constitue une dénomination nettement plus claire que la mention « haute trahison »."

http://sans-langue-de-bois.eklablog.fr/haute-trahison-impunite-totale-pour-les-presidents-de-la-republique-a102338655

Hollande n'est pas incapable, c'est son choix idéologique. 

Elle n'est pas régionale mais internationale. Une langue mondialisée.

Je ne vois pas ce que Nantes vient faire dans cette histoire de langues régionales, étant donné qu'on n'y a jamais parler une langue bretonne, tout comme à Rennes d'ailleurs !

La Bretagne ne se limite pas à la Basse-Bretagne (celle de langue bretonne), à l'ouest de la ligne Saint-Brieuc - Vannes.

Quant à dire qu'on n'a "jamais parlé une langue bretonne" en Haute-Bretagne, n'est-ce pas une assertion fort risquée, à l'observation de la toponymie ?

Décidément vous ne savez pas lire ! J'ai parlé de Nantes et de Rennes pas de toute la Haute Bretagne ! Chez moi à environ 10 kms de la frontière linguistique, il y a bien des noms de lieux qui ont une origine viking ! Faudrait peut-être apprendre une langue nordique ?

 Pour votre gouverne, la ligne de séparation commence au Nord bien à l'Ouest de Saint-Brieuc et au Sud va jusque Guérande en Loire-Atlantique !

Je vous pose une question, dans les régions de Haute Bretagne où un dialecte breton a été usité pendant une période (généralement courte), qui le parlait ? La masse paysanne laborieuse où une élite auto-proclamée qui avait conquis plus ou moins pacifiquement ces secteurs ?

Eh bien alors vous êtes en pays gallo ! Où est le problème ? Vous ne le parlez pas ? Ne le comprenez pas ? Personne ne vous obligera à le faire.

Quant au post de Philippe Feat, il parlait bien de Bretagne et non de Bretagne bretonnante en particulier. Je comprends d'ailleurs que les Bretons de Loire Atlantique soient frustrés de ne pas avoir été rattachés à la Bretagne. Mais il y avait peut-être quelqu'un à Nantes qui souhaitait voir sa ville rester capitale régionale ? Allez savoir . . .

Je constate simplement une volonté colonialiste de la part de certains bretonnants !

  • Nouveau
  • 31/07/2015 19:12
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Toute la panoplie du parfait européiste.

Pour moi, votre crainte relève parfaitement du fantasme. Ayant moi-même fait une année erasmus à Barcelone, je n'y ai pas remarqué d'exces. Rien n'empêche de s'intéresser à la culture catalane, en apprennant un peu la langue. Les exces ne proviennent que de ceux qui ont l'esprit obtu et fermé. Un madrilène ouvert sur le monde (et pas encombré de préjugés) fera un effort vers les catalans. Eux-mêmes savent tous parfaitement l'espagnol...

Merci, 
vous pouvez aller chercher une tonne d'exemples de cette dérive national-régionaliste en Espagne, où des politiciens, roitelets sans scrupules on instrumentalisé le sentiment identitaire, pour se faire élire et réelire, en désignant le grand coupable de la crise, du coté de la capitale, tout en alimentant discrétement leur compte en Suisse.  

et des idiots utiles hurlant contre le colonialisme de Madrid. http://blogs.mediapart.fr/blog/stephane-riand/161014/catalogne-artur-mas-est-un-redoutable-joueur-dechecs 

Mais si vous cherchez un emploi dans de nombreux secteurs sans parler le catalan, vous pouvez passer votre chemin !

Mais si vous cherchez un emploi dans de nombreux secteurs sans parler le catalan, vous pouvez passer votre chemin !

Quel scandale, demander à un employé, sans doute en contact avec le public, de parler la langue locale ... Allez, une petite transposition à une boulangerie en république française :

-"Bonjour, Mme la boulangère, je voudrais une baguette, s'il vous plaît."

-"Sorry, sir, I don't understand, only english globbish is spoken here."

Deux poids, deux mesures ?

Vottre lien = erreur 404....

" Les exces ne proviennent que de ceux qui ont l'esprit obtu et fermé." Sans répondre à votre propos sur l'Espagne , en revenant sur la problématique Française, voici une mise au point de F. Morvan ( désignée comme persécutrice des/par les autonomistes Bretons, en particulier ) et répondant à un détracteur pour le moins douteux

 

: https://www.google.com/url?q=http://7seizh.info/2013/07/24/langues-regionales-vous-reprendrez-bien-un-peu-de-francoise-morvan/&sa=U&ved=0CA4QFjAEahUKEwj-98Pso4rHAhVBtRQKHQb9DZQ&client=internal-uds-cse&usg=AFQjCNEUTxsfl5Q0D71nsIzmvJ0trvMHuw

Je suis désolé, je n'ai pas eu la patience de lire ce texte qui appartient à une polémique qui m'est étrangère et qui ne me semble pas liée à mon propos. Libre à vous de m'en extraire ce qui vous y semble important.

D'une manière générale, j'ai remarqué en France, une tendance systématique à réduire les mouvements régionalistes à des mouvements d'extrêmes droites, simplement préoccupés pas la valorisation et primauté de leur ethnie (pour le dire vite et simplement), à l'exlusion des autres.

J'avais moi-même ce genre de représentations dans mon inconscient avant de rencontrer des catalans en Catalogne (je précise que je n'ai point rencontré de régionalistes en France, ce qui ne me permet pas de comparaison.). J'ai pu constater qu'il n'en est rien. Non,  le soucis d'une souveraineté localisée n'est pas le signe certain d'un racisme suprémaciste. Et c'est le genre de préoccupations auxquelles tous les bords politiques sont susceptibles d'adhérer. 

Enfin, pour ma part, je juge que la France, son institution, n'est utile que dans la mesure où elle permet l'expression adéquate (et directe dans la mesure du possible) de la souveraineté populaire (Or je constate que ce n'est pas le cas). Si la Bretagne est plus apte à le faire, ainsi soit-il. La France, je m'en fous. Les patriotes éructent, l'histoire passe...      

 

 

Françoise Morvan n'en finit pas de régler ses comptes personnels. C'est bien dommage, pour elle et pour tout le monde.

Lire à son sujet (et à celui d'autres "complotistes") l'analyse de l'excellent Jean-Pierre Cavaillé

Vous savez au moins que la majorité des habitants de la Catalogne ne parle pas le catalan ?

Françoise Morvan dit sans doute parfois des bêtises, comme tout le monde, mais je constate que tout ce qu'elle dénonce dans les sujets qui me sont connus est vrai à 100% ! Alors ?

Alors, vous constatez peut-être mal ?  Clin d'œil

La réalité est bien plus complexe que la vision très étroite qu'elle en a, et surtout qu'elle en donne.

J'avais rencontré, il y a quelques années, Donatien Laurent dont l'honnêteté et l'immensité du travail ne sont remis en cause par personne. Voir, entre autres, cet excellent film pour ceux qui le peuvent.

Il était très meurtri par le fait que Françoise Morvan passe sous silence, comme si elles n'existaient pas, ses publications pourtant incontournables sur La Villemarqué (Cf Barzaz Breiz). Elle reprenait à son compte les thèses de Luzel  (1821-1895) selon lesquelles La Villemarqué aurait été un faussaire. Je ne sais pas si elle a fait amende honorable depuis mais j'en doute fortement.

Vous plaisantez...

Votre commentaire est trollesque puisque vous vous en foutez.....

" La réalité est bien plus complexe que la vision très étroite qu'elle en a, et surtout qu'elle en donne ", Et vous, grace à JP Cavaillé, vous voyez mieux qu'elle, évidemment et, ce que vous donnez à voir, prend-il ses sources ailleurs? Pour ma part, sans entrer dans une polémique stérile, je m'informe pour essayer de mieux comprendre quels sont les enjeux plus ou moins masqués et sans théories du complot avancées par JP Cavaillé, c'est une réthorique tellement facile pour essayer de discréditer un propos...Voici un lien qui me paraît pertinent car, il prend en compte l'origine et les alliances des mouvements ethnicistes à l'oeuvre et planqués sous des apparences démocratiques

 

: http://le-grib.com/politique/la-charte-europeenne-des-langues-regionales-ou-minoritaires/la-fuev-et-la-charte-europeenne-des-langues-regionales/


Langues que les Catalans identifient comme les leurs (2008)
                   Langue maternelle       Langue d’identification      Langue usuelle
Catalan                 31,6 %                           37,2 %                          35,6 %
Castillan               55,0 %                           46,5 %                          45,9 %
Les deux                3,8 %                             8,8 %                           12,0 %
Aranais                  0,1 %                             0,0 %                             0,0 %
Autres langues      9,5 %                             7,5 %                             6,5 %

Nous serons à Leidenstadt.

 

pour celles et ceux qui n'entravent rien au deutsch , Leiden veut dire souffrir ... et a la place de stadt je verrai bien staat ....

liedenstaat ... ça fait un peu Grec non ?

Clin d'œil

  • Nouveau
  • 31/07/2015 19:39
  • Par

J'ai du mal à y voir clair dans la logique interne de cette affaire.

Seule la "déclaration interprétative" de la future loi constitutionnelle est censée faire passer la pilule aux républicains de tout poil que heurtent les articles de la Charte consacrant juridiquement des "groupes" et des "minorités" sur une base territoriale. Mais dans le même temps, l'article 21 de la Charte prohibe toute réserve d'interprétation sur les articles en question, qui seraient donc considérées par le droit européen comme unilatérales et non opposables juridiquement.

Tiens donc... Le Conseil d'Etat semble d'accord avec moi (mes chevilles vont bien, merci), puisqu'il a émis un avis défavorable au projet de loi constitutionnelle présenté par Christiane Taubira, pour les raisons précises que j'évoque dans mon commentaire précédent:

http://www.conseil-etat.fr/Decisions-Avis-Publications/Avis/Selection-des-avis-faisant-l-objet-d-une-communication-particuliere/Ratification-de-la-Charte-europeenne-des-langues-regionales-ou-minoritaires

« Le Conseil d'Etat ne peut donner un avis favorable pour les raisons suivantes [...]:

« 6. En signant la Charte, le 7 mai 1999, la France a annoncé « envisager de formuler dans son instrument de ratification », une déclaration affirmant notamment qu’elle interprétait ce texte comme ne conférant pas de droits collectifs aux locuteurs des langues régionales et minoritaires et n’allant pas à l’encontre du principe d’usage officiel du français énoncé par l’article 2 de la Constitution. Cette déclaration contredit l’objet de la Charte qui vise, dans des stipulations qui, en vertu de l’article 21 de ce traité, ne peuvent faire l’objet de réserves, à donner des droits aux groupes  de  locuteurs  de  langues  régionales  ou  minoritaires  et  à  permettre  à  ces  locuteurs d’utiliser leur langue dans la sphère publique. Sa mention dans la Constitution aurait une double conséquence. En premier lieu, la référence à deux textes, la Charte et la déclaration, difficilement compatibles entre eux, y introduirait une contradiction interne génératrice d’insécurité juridique. En  second  lieu,  elle  produirait  une  contradiction  entre  l’ordre  juridique  interne  et  l’ordre juridique international, exposant tant à des incertitudes dans les procédures contentieuses nationales qu’à des critiques émanant des organes du Conseil de l’Europe chargés du contrôle de l’application de la Charte en application de sa partie IV.

« 7. Tout en rappelant qu’il n’existe pas de principes de niveau supra-constitutionnel au regard desquels pourrait être appréciée une révision de la Constitution, le Conseil d’État ne peut que constater  que  le  projet  qui  lui  est  soumis  ne  permet  pas  d’atteindre  l’objectif  que  le Gouvernement s’est fixé. »

L'exécutif a donc présenté le projet de loi au Conseil des ministres en s'asseyant pesamment sur l'avis du Conseil d'Etat.

La démagogie liquidatrice de l'équipe en place n'a que faire des fondamentaux républicains, de l'Histoire du pays ou de la souveraineté du peuple qui,  en France, est celle d'une république indivisible, comme le rappelle la Constitution.

La ratification de cette Charte qui n'a aucun objectif de démocratisation institutionnelle mais vise à déliter les Etats-nations dans le magma de l'UE serait donc contraire à l'article 1 de la Constitution.

Le mépris pour l'avis du CE n'est qu'une entorse de plus aux principes du droit en vigueur.

 Il serait nécessaire de reconstruire le citoyen, que trente annnées de politique de "décitoyennisation" ont rendu sidéré ou indifférent pour que l'opinion publique considère enfin comme autant de crimes (au sens de Dûrkheim) un certain nombre de lois, réformes, décrets ou ordonnances et ceux qui les ont décidés comme des salopards à enfermer!

 

« Le mépris pour l'avis du CE n'est qu'une entorse de plus aux principes du droit en vigueur. »

Par ailleurs, l'article du Monde de ce matin est particulièrement sujet à caution, lorsqu'il déforme insidieusement l'avis du CE. Ce dernier dit parfaitement "explicitement" que, comme l'art. 21 de la Charte interdit les réserves d'interprétation, l'ensemble législatif "réserve + ratification" sera incohérent du point de vue juridique. Si le texte est voté et que la Charte est ratifiée, dans le meilleur des cas, les autres parties contractantes seront fondées à considérer ces réserves comme nulles.

Faites un effort, Gaétan.

Pourquoi donc, les "langues régionales" n'ont pas le même sens en France et en Ukraine ?

Je ne vous donne pas la réponse, elle va de soi si on est de bonne foi... et je ne vois pas pourquoi je vous soupçonnerais de mauvaise foi !

La mauvaise fois n'est pas de mon côte, voici ce que dit Mélenchon sur les langues régionales : "des groupes ethnicistes et sécessionistes d’utiliser le prétexte de la langue à des fins politiques".


Mélenchon redoute donc que les Corses, les Basques et les Bretons s'inspirent des terroristes russophones qui sévissent en Ukraine ! Terroristes qu'il soutient pourtant. Mais qu'il se rassure, la reconnaissance des identités régionales et une autonomie renforcée au sein de sa fameuse République Française c'est tout ce que demandent les citoyen-ne-s de ces régions.

Séparer une phrase de son contexte en change complètement le sens. Votre amalgame très douteux, de même que les intentions que vous prêtez à Mélenchon( êtes-vous dans sa tête? ) font que votre argumentaire n'est pas crédible . Je suis citoyen de Bretagne et vous prie de ne pas parler à la place des Bretons, c'est tout ce que je vous demande!

Votre foi(e) va sans doute en prendre un coup, mais votre citation n'est pas de Mélenchon, puisqu'elle vient en fait de l'argumentaire du FN (p. 2).

Je vis également en Bretagne et ce que j'ai dit plus haut fait l'unanimité ou presque dans l'Ouest de la région. Je n'ai jamais prétendu être le représentant du peuple breton hein, mais ces revendications je ne les ai pas inventées et je ne suis pas le seul à la partager. 

Vous êtes où en Bretagne ? Dans le Morbihan ou à la frontière avec la Normandie dans le 35 ?

Ah oui effectivement. Mais je suis certain qu'on trouve la même chose sur le site de Mélenchon et du Parti de Gauche, les deux fronts se rejoignent sur de très nombreux sujets, leur opposition à la démocratie locale et leur soutien aux terroristes pro-russes en Ukraine l'illustrent bien.

Bravo.

Jolie coup. Sourire

"Ah oui effectivement. Mais je suis certain…"

Tsss ! Tsss ! L'élégance de se taire, Gaëtan L, un peu de tenu !

Vous m'avez bien fait rire.

Si Monsieur GAËTAN L., les langues régionales peuvent menacer l'unité d'un pays !

Allez donc voir (ou vous renseigner sur) ce qui se passe, par exemple, en Catalogne espagnole...

Autant conserver et faire vivre une culture régionale est enrichissant pour une nation, autant lui permettre d'envahir l'espace juridique d'un État est contraire aux principes du nôtre, la République Française, une et indivisible !

Mais je suis certains qu'on trouve le même type de discours que celui du FN sur le site de Mélenchon concernant la diffusion des langues régionales, et j'ai raison puisque Mélenchon écrit : "contre une vision étroitement ethniciste de la diversité en France" puis "L’ancrage de ces aberrations dans des identités locales largement reconstruites, et pourtant réputées indépassables et quasi-génétiquement transmises, donne un contenu ethnique identitaire très glauque à cette démarche" ça ressemble furieusement à du FN tout ça. Non j'exagère, si Mélenchon est hostile aux langues régionales et rejoint sur ce point l'autre Front, il semble au contraire favorable à une reconnaissance de la langue arabe, deux poids deux mesures...

Ah oui effectivement. Mais je suis certain...

Autrement dit : "je ne sais pas sic c'est vrai, mais en tous cas c'est faux !"

Ah et aussi : "si ce n'est toi, c'est donc ton frère !"

Bon écoutez, heureusement qu'on vous a. Merci Gaétan ! Il arrive que Mélenchon soit maladroit, mais avec un adversaire comme vous, il n'a pas besoin de partisans ! 

Que de contre-vérités dans un petit commentaire de 4 lignes ! "Les deux fronts se rejoignent sur des nombreux sujets', par exemple, c'est de la propagande pure et pourtant, on répète, on répète...

La reconnaissance de la langue bretonne ne nous donnera pas des envies sécessionnistes, au contraire on ne demande qu'un renforcement des compétences de la région dans certains domaines tout en restant en France.

C'est vrai. Mais la position du PG et de Mélenchon ne dit pas le contraire. Notre pays EST centralisé par l'histoire, et on ne peut pas revenir en arrière. Le sujet des langues régionales est un sujet mineur. La position du PG est modéré, comme le dit quelqu'un plus haut, il y a quelques problèmes de constitutionnalité. On ne va pas se déchirer sur un problème qui, en réalité, n'existe pas !

Le concept de République une et indivisible est une notion périmée qui ne signifie rien du tout.

Cela, par contre, c'est faux. Et n'importe quel sondage vous donnerait tort, y compris en Bretagne et en Alsace (vous auriez peut-être raison en Corse, et encore...).

Comparer la France avec l'Allemagne ou la Suisse, c'est cela qui n'a pas de sens. La France existe comme France depuis ... combien ? mille ans ? L'Allemagne existe depuis Bismarck. La Suisse est une confédération, avec trois langues vivantes officielles... 

Ah bah génial les révolutionnaires du Parti de Gauche ! De véritables conservateurs en réalité, je vous cite "on ne peut pas revenir en arrière", vous abdiquez devant les quelques problèmes de constitutionnalité qui peuvent pourtant être dépassés. Puisque vous ne jurez que par la Constitution je suppose que vous êtes également opposé au droit de vote des étrangers aux élections locales ? A moins que comme Mélenchon ce soit le règne du deux poids deux mesures, c'est l'unité de la nation pour les uns, le clientélisme pour les autres avec le Parti de Gauche.

J'insiste sur le fait que la notion de pays un et indivisible n'a aucune traduction dans la réalité. La France est certainnement plus fracturée que ses voisins européens, certains territoires sont délaissés, tout est pensé pour et par la région IDF qui par son poid démographique impose ses décisions aux autres régions, chose qui ne se produirait pas si notre pays était organisé sur un modèle fédéral, une région = un gouvernement régional = une politique régionale. 

Le sujet des langues régionales est important, la France est riche de sa diversité, favoriser leur diffusion et leur reconnaissance juridique va dans le bon sens. Mais ce n'est effectivement pas le plus important, le plus urgent aurait consisté à mettre en place une décentralisation d'envergure pour garantir une véritable autonomie législative aux régions, préalable indispensable afin de préserver l'unité du pays puisque qu'on voit bien que cette extrême concentration du pouvoir au niveau national provoque une crise de la démocratie.

 

l'empire prusse est incorporée à l'empire allemand en 1871 (II reich) dont il me semble Bismarck fut le chancelier de 1871 à 1890 ...

ce cher Otto ... l'unificateur de la Prusse et de l'Allemagne ...

 l'empire allemand existait bien avant bismarck non ?

Sourire

Faire subir aux autres ce qu'on refuse de subir. Quelle belle politique. (communautarisme franchouillard contre ses minorités?)

Gna gna gna... Nos cousins québéquois défendent le français, eux.

Cette défense du français est pour eux la partie émergée de la défense contre l'impérialisme américain. 

Une langue c'est une nation. 

Ce que voudraient les européïstes c'est qu'il y ait 50 langues, 50 "nationalités" dans le pays. Ca sera plus facile pour étendre leur dictature libérale ! 

 

François Camember, sapeur de la France, parle un sabir coulant surtout compréhensible aux Uhlans prussiens.

Cancrelat, son bras droit fusilier sans cartouche du même régiment en déroute, valse et blablate entre Paris et Berlin.

Tirons-leur la langue, qu'elle soit française comme régionale.

Ce commentaire a été dépublié par son auteur.

 Il a rien d'autre à foutre notre "chef" ?, Si du sociétaltraitre!, j'invente une novlangue nationale! excusez du peu...

Il a rien d'autre à foutre notre "chef" ?

Il allume des contre-feux, en période de sécheresse (quel irresponsable !). Il en use et abuse, comme ses prédécesseurs, sa seule bouée de secours pour tenter de nous faire oublier un bilan social et politique digne de sarko. Les conseillers politiques de l’Élysée sont à son image côté imagination.   

L'école républicaine aurait tué le breton au début du XXème siècle ? Quelle aberration, quelle erreur ! Le breton tel qu'il est enseigné aujourd'hui n'existait même pas à cette époque, il y avait quatre langues bretonnes, auxquelles il faut ajouter le gallo qui était parlé par au moins 60% de la Bretagne historique !

Encore une fois, vous semblez plus mal renseigné que moi (qui habite le Limousin). Les quatre dialectes bretons, ils sont actuellement bien différenciés et pris en compte. L'enseignement du breton n'est pas uniforme, contrairement à celui du basque, par exemple, où une langue '"synthétique" a été créée, avec un grand succès d'ailleurs.

C'est ce que déclare Diwan dans sa charte, mais la réalité est quelque peu différente ! Sinon les bretonnants ne s'entendraient pas entre eux, d'ailleurs la plupart des anciens ne comprenaient pas les émissions en langue bretonne de la radio ou de la télé, c'était pour eux une langue étrangère !

Oui. Mais l'intercompréhension demande sans doute un peu d'éducation de l'oreille. On dit ça aussi des différents dialectes de l'occitan. Et pourtant, il m'est arrivé de discuter avec un Corrézien de soixante ans environ, il y a une vingtaine d'années. Il revenait d'un voyage en Aveyron. A sa grande surprise, en descendant du car qui les avait amenés là, il entend parler "patois" à la descente d'un autre car qui arrivait de Béziers et Narbonne. "C'était le même patois !!" "On s'est assis sur un banc avec un autre et on a parlé patois toute la journée. On n'a rien visité. Mais eux ils ne prononcent pas comme nous. Par exemple ils disent "vaco" pour vache au lieu de "vasso" . .. "...  "Mais ça s'explique : Henri IV, il est allé chez eux et chez nous aussi !". [!] Aucune conscience de l'espace occitan et comment pourrait-il en être autrement ? Mais intercompréhension entre deux paysans peut-être plus intuitifs que la moyenne.

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Je "plussoie" aussi totalement.

Les langues régionales sont respectées en FRANCE, elles sont effectivement une richesse de la culture française. Elles sont enseignées, parlées, leur pratique n'est plus objet de répression comme ce fut le cas dans le passé. C'est en effet une histoire lourde qui lie les langues régionales et l'histoire nationale et de la langue française.

Non, les langues minoritaires ne sont pas respectées, sauf en façade, on a formaté la plupart des citoyens, jadis à les dénigrer, aujourd'hui à les considérer comme des "gadgets" que beaucoup considèrent inutiles. Sauf  l'une d'elles, d'ailleurs inscrite dans la constitution sans que ça pause de problème à beaucoup (un certain dialecte d'oïl appelé "français"). Eh oui, la Sainte Langue Française Laïque est une langue dite régionale comme une autre.

Les inscrire dans la constitution est toutefois une erreur. Si la FRANCE a signé 39 articles et laissé les autres en suspens c'est que certaines dispositions sont de nature à remettre en cause l'unité du territoire et l'indivisibilité de la nation.

 Non, sans blague. Quelles dispositions ? Des exemples argumentés ?

[...] Par contre flatter tel ou tel communautarisme linguistique ou culturel ne peut que défaire ce qui a été historiquement construit pour garantir la paix civile dans le pays.

C'est vrai qu'il est préférable de flatter le communautarisme français, historiquement construit pour construire des citoyens à l'image de ceux de la région parisienne, et dociles au pouvoir de Paris ... citoyens qui ont été formatés à dénigrer ce qui ne porte pas la Sainte Flamme Bleu Blanc Rouge, et on  voit maintenant où cela mène (le front national).

Enfin, le Français, est profondément lié à la laïcité... C'est une des raisons pour laquelle elle est la langue unique de la République Française.

C'est vrai que la langue française a accouché du mot "laïcité", enfin, entre 1539 (ordonnance de Villers-Cotterêts) et 1905 (loi sur la laïcité) se sont écoulés quatre siècles, une gestation très lente, semble-t-il ... La notion de laïcité n'a rien à voir avec la langue française.

La question des langues régionales n'a rien à faire d'un congrès

Eh si, à cause de cette $#~*£ d'inscription dans la constitution de l'utilisation d'un dialecte particulier d'une des langues parlées sur le territoire de la répulbique au détriment des autres ...

, qui serait mieux employé à en finir avec le caractère monarchique de la VEME REPUBLIQUE...

Bien d'accord sur ce point, et au passage une fédéralisation de la république serait fort profitable ...

Quant'à la question de la langue de la république, pourquoi pas, mais le choix doit être une langue qui puisse faire consensus, c'est-à-dire ni une langue d'un territoire, ni une étrangère. Demeurent les langues forgées, par exemple l'esperanto.

Depuis 1539, le français est la langue dans laquelle doivent s'exprimer l'Etat et les fonctionnaires dans leurs rapport avec les habitants. C'est la langue officielle de la République. Personne ou presque ne le remet en cause et je ne vois aucune raison de le faire.

Depuis 1539, le français est la langue dans laquelle doivent s'exprimer l'Etat et les fonctionnaires dans leurs rapport avec les habitants. C'est la langue officielle de la République. Personne ou presque ne le remet en cause

Vous ne tendez pas les oreilles aux bons endroits, alors.

et je ne vois aucune raison de le faire.

Moi, oui. La langue française est un affreux amalgame complexe entre influence germnaique et latine, avec plus d'exceptions que de règles. Pour un non-francophone, l'apprendre doit être horrible, et il a fallu un bourrage de crâne énorme pour que les écoliers en maîtrisent une partie (et d'ailleurs, dès que la pression est relâchée, le niveau s'en ressent, cf. la baisse de maîtrise de la langue par les jeunes actuels suite à la baisse des moyens).

Si la république veut une langue commune, pourquoi pas, mais comme je l'ai écrit ailleurs, elle se doit de n'être aucune des langues déja parlées sur le territoire de la république, et d'autre part elle se doit d'être simple. Ce qui exclut le français.

Bonjour à vous,

La fédéralisation de la République se discute... mais dans un cadre autre que ceux que nous connaisons actuellement. Il s'agit donc de vraiment s'entendre sur la notion de fédéralisme car les expériences connues sur l'espace européen peuvent laisser sceptique sur leur efficacité à règler un bon nombre de problème. Le fédéralisme a aussi dans bien des situations légitimé les inégalités (même si le centralisme jacobin n'a pas forcément été toujours brillant). 

L'hégémonie parisienne peut être atténuée par d'autres moyens. Elle est devenue largement économico-sociologique-culturelle. Le développement de certaines métropoles, des régions peut répondre à ce problème réel, sans pour cela passer par d'autres langues. 

Plusieurs langues sont actuellement reconnues... breton, basque, corse (avec un statut particulier de l'île) l'alsacien et le francique ( avec le platt). D'autres, sont parlées dans bien des territoires. Reconnaître au delà une pratique administrative des langues régionales expose, vu le pouvoir des régions à la préférence linguistique à l'emploi dans bien des secteurs, si ce n'est pas déjà le cas dans certains territoires de façon larvé. On peut également parlé du créole du kanak etc...

Encore une fois, je le répète, il ne s'agit plus d'entrer dans une guerre linguistique ni pour le Français ni pour les autres langues d'ailleurs. Les langues comme le basque, le breton, l'alsacien, le platt, le corse, également ont leur espace culturel, empirique, d'usage, dans la République. 

Vous dîtes que la laïcité n'a rien à voir avec la langue... Oui il y a VILLERS COTERET... c'est déjà d'une part, un pas hors des rails de l'Eglise, pour renforcer le pouvoir de l'Etat, c'est également un pas vers la dé féodalisation du territoire, même s'il fallu bien des vicissitudes pour sortir définitivement de l'ancien régime. Le Français c'est la langue qui vient se substituer au latin de l'église en tant que langue commune. Cette substitution s'est faîte avec violence, c'est vraie, conjointement, une violence qui ne peut être disjointe de celle qui a accompagné l'affranchissement progressif vis à vis de l'église et des religions. 

Le fait de reconnaître certaines langues et d'autres pas, risque de poser un problème certain. Notamment pour certaines langues comme le corse.. que faire du bonifacien largement pratiqué, du cap corsin, de la langue de cargèse ? 

Inscrire dans la constitution française, ces langues choisies par l'Etat central, risque évidemment de nuire à l'unité de certains territoires, de créer de nouvelles hiérarchies au sein de ce creuset linguistique ... 

Vous parlez de l'effet cocardier et front national ? Mais n'est ce pas dans les manifestations les plus réactionnaires du pays que l'on insiste lourdement sur le régionalisme, la démarcation linguistique vis à vis de l'Etat central ? N'avons nous pas dans l'histoire de ces derniers siècles des exemples concrets de ce que la division linguistique "administrée"peut produire ? 

Nous avons également l'exemple allemand... les voisins germanophones reviennent peu à peu à ZURICH, en SARRE, ailleurs, sur les largesses accordées sur le plan linguistique, le hoch deutsch disparaissant des pratiques, ce qui nuit à bien des aspects de la vie ensemble. 

Je pense que les priorités sont ailleurs. Que ce soit en CORSE en ALSACE et PAYS BASQUE la liberté linguistique est bien plus importante que l'inscription au "bas d'un parchemin", fusse t'il la CONSTITUTION... qui encore une fois, mérite d'être remise à plat vers une VIEME REPUBLIQUE. 

 

Génial, on va tous se mettre à l'espéranto...

Le fait de reconnaître certaines langues et d'autres pas, risque de poser un problème certain. Notamment pour certaines langues comme le corse.. que faire du bonifacien largement pratiqué, du cap corsin, de la langue de cargèse ? 

Oui, et pas seulement, ni même principalement elles...

La langue la plus parlée en France après le français est l'arabe....

Cet argument là relève plutôt de la mauvaise foi... à par la langue basque.. nos langues locales ou non, sont toutes des amalgames de plusieurs dialectes, langues et autres idiômes non ? 

La langue française évolue de plus. 

Oui.. mais quel arabe ? serait on tenté de demander tant les formes dialectales sont nombreuses dans l'arabe pratiqué en France. ... car l'arabe standard est peu parlé .. donc ce n'est pas dit du tout que l'arabe soit la langue la plus parlée en dehors du Français même si je pense qu'elle est très écoutée. 

« Inscrire dans la constitution française, ces langues choisies par l'Etat central, risque évidemment de nuire à l'unité de certains territoires »

L'assignation de langues à des territoires est justement l'un des présupposés de la Charte qui a des conséquences lourdes. Définir des frontières linguistiques intérieures dans le cadre des relations publiques équivaudrait à multiplier de manière insensée les imbrications de niveaux juridictionnels.

Par exemple, le vertige devrait saisir le législateur à l'évocation du casse-tête administratif découlant de l'application de la Charte sur le "droit imprescriptible" d'ester en justice dans sa langue régionale au sein de la nouvelle Région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes. En effet, on y "parle" 5 langues d'oc (auvergnat, limousin, languedocien, marchois, et 4 variétés de gascon aux différences marquées), plus 2 langues d'oïl (saintongeais et poitevin), plus 1 langue non indo-européenne (basque).

On objectera qu'il s'agira évidemment de se cantonner à un niveau infrarégional, celui du territoire prétendument "naturel" de chacune de ces langues. La loi NOTRe prévoit d'ailleurs que la compétence "langues régionales" sera partagée entre Région et départements. Mais l'explosion combinatoire ne disparaît pas pour autant, puisqu'au sein de la Région Aquitaine, la seule Gironde "parle" 1 langue d'oïl (saintongeais) et 3 langues d'oc (essentiellement gascon, plus le languedocien et le limousin). Sans parler des curiosités linguistiques comme l'enclave òc de Montségur au sein de l'enclave oïl de la Petite Gavacherie au sein de l'aire òc de l'Entre-Deux-Mers...

On rappellera à toutes fins utiles que toutes les langues citées ci-dessus sont trans-Régionales (sauf le basque, qui lui est trans-national).

L'égalité républicaine exigera-t-elle la multitraduction de chaque langue vers chaque autre, en plus de celle de chaque langue vers le français? Si ce n'est pas le cas, qui va imposer quoi à qui, et sur quelles bases?

Cet argument là relève plutôt de la mauvaise foi...

Quel argument, celui de la complexité de la langue ? Où se trouve la mauvaise foi ?

Bonjour.

La fédéralisation de la République se discute... mais dans un cadre autre que ceux que nous connaisons actuellement. [...] Le fédéralisme a aussi dans bien des situations légitimé les inégalités (même si le centralisme jacobin n'a pas forcément été toujours brillant).

Il est certain qu'il faut définir un fédéralisme "de gauche", en faisant en sorte que la solidarité nationale ne puisse être remise en cause. Ce qui implique de réfléchir en amont à la répartition des revenus de l'impôt, c'est-à-dire la part qui revient à la collectivité locale et celle qui va à l'état fédéral.

L'hégémonie parisienne peut être atténuée par d'autres moyens. Elle est devenue largement économico-sociologique-culturelle. Le développement de certaines métropoles, des régions peut répondre à ce problème réel, sans pour cela passer par d'autres langues. 

Je ne pense pas que construire des Paris miniatures puisse sauver les cultures locales.

[...] Reconnaître au delà une pratique administrative des langues régionales expose, vu le pouvoir des régions à la préférence linguistique à l'emploi dans bien des secteurs, si ce n'est pas déjà le cas dans certains territoires de façon larvé. On peut également parlé du créole du kanak etc...

En quoi est-ce un problème (cf. ma réponse au commentaire s'indignant qu'on exige le catalan ... en Catalogne), ce qui est vrai à l'échelle nationale ne le serait-il donc plus à l'échelle locale ?

Vous dîtes que la laïcité n'a rien à voir avec la langue... Oui il y a VILLERS COTERET... c'est déjà d'une part, un pas hors des rails de l'Eglise, pour renforcer le pouvoir de l'Etat, c'est également un pas vers la dé féodalisation du territoire, même s'il fallu bien des vicissitudes pour sortir définitivement de l'ancien régime. Le Français c'est la langue qui vient se substituer au latin de l'église en tant que langue commune. Cette substitution s'est faîte avec violence, c'est vraie, conjointement, une violence qui ne peut être disjointe de celle qui a accompagné l'affranchissement progressif vis à vis de l'église et des religions. 

La substitution du latin par le français a surtout servi à assoir l'autorité de la monarchie absolue, au détriment sans doute de l'Église, mais je doute que le peuple en ait tiré un avantage.

Le fait de reconnaître certaines langues et d'autres pas, risque de poser un problème certain. Notamment pour certaines langues comme le corse.. que faire du bonifacien largement pratiqué, du cap corsin, de la langue de cargèse ? [...]

La dialectalisation des langues minoritaires est un problème, certes, mais on n'a pas à s'en débarrasser, comme le firent jadis certains, en balançant sans vergogne : "Vous voyez, c'est le bazar, on efface tout ça !".

Vous parlez de l'effet cocardier et front national ? Mais n'est ce pas dans les manifestations les plus réactionnaires du pays que l'on insiste lourdement sur le régionalisme, la démarcation linguistique vis à vis de l'Etat central ? N'avons nous pas dans l'histoire de ces derniers siècles des exemples concrets de ce que la division linguistique "administrée"peut produire ? 

Il existe des régionalismes d'extrême droite, et un centralisme d'extrême droite (le F.N.). De même qu'il existe un centralisme de gauche (Mélenchon) il existe des régionalismes de gauche, mais on les entend peu.

Nous avons également l'exemple allemand... les voisins germanophones reviennent peu à peu à ZURICH, en SARRE, ailleurs, sur les largesses accordées sur le plan linguistique, le hoch deutsch disparaissant des pratiques, ce qui nuit à bien des aspects de la vie ensemble. 

Qu'es aquò, lo "hoch deutsch" ?

Je pense que les priorités sont ailleurs. Que ce soit en CORSE en ALSACE et PAYS BASQUE la liberté linguistique est bien plus importante que l'inscription au "bas d'un parchemin", fusse t'il la CONSTITUTION... qui encore une fois, mérite d'être remise à plat vers une VIEME REPUBLIQUE.

Les priorités sont partout, je pense, certaines langues minoritaires sont susceptibles de disparaître car uniquement portées par les anciens, et de façon indépendante la paupérisation du peuple continue insidieusement ... Est-ce trop demander que de remédier aux deux choses ?

Pour la sixième république, 100 % d'accord (avec le credo "un élu, un mandat, une fois").

Qu'est-ce que vous êtes verbeux !

Mieux vaut verbeux que vereux...

bonjour à vous, je suis amplement d'accord avec votre écrit et le risque en fait est d'écraser certaines langues d'une part en décidant celle qu'on prendra en compte et celle qu'on laissera à son sort local. Pour un choc de simplification administratif, nous risquons vraiment d'y perdre notre latin... 

RE SALUT, 

GYGDE explique plus haut ce que je n'ai pas voulu développer moi même... l'imbroglio juridico administratif qui de toute façon nuira à l'égalité de droit. 

Ouvrir le dossier des langues dans la constitution c'est vraiment ouvrir la boîte de pandore,  d'autant que la charte prévoit une langue un territoire ce qui n'est pas le cas en FRANCE sur le plan administratif. 

La préférence linguistique est une préférence nationale larvée... c'est un vrai problème. 

La préservation des langues minoritaires (concept que nous ne reconnaissons pas... pas de minorités en FRANCE..) donc des langues régionales ou locales, passe par l'enseignement et pas par la constitution. C'est en cela que le projet de HOLLANDE est soit une supercherie, soit une obéissance coupable à l'égard de MERKEL qui elle, en ALLEMAGNE, a des ONG puissantes qui diffusent la propagande, les langues minoritaires, les us et coutumes via l'UFCE notamment. C'est son problème à elle. Notre histoire, et en particulier Républicaine est certes faîtes de violences au sujet des langues... mais nous n'avons pas fait ce chemin là pour nous voir imposer le produit d'histoires qui ne sont pas les nôtres entre autre celle de la RFA et de sa relation constitutionnelle à sa langue. La politique dialectale allemande, est aussi à l'origine de l'échec massif scolaire allemand qui n'est franchement pas un modèle alors que la démographie allemande est en berne. 

Puisque nous parlons de l'ALLEMAGNE et de la zone germanophone... le HOCH DEUTSCH c'est l'allemand standard.. A ZURICH et ailleurs, on a constaté il y a dix ans que le fait d'avoir privilégié les dialectes allemands, les langues minoritaires, avait fait perdre l'usage de l'allemand standard dans pas mal d'endroit. A ZURICH, le cas le plus connu, on a réintroduit d'urgence le HOCH DEUTSCH dans l'enseignement après le constat que cela nuisait à l'intégration des enfants et à leur résultats scolaires... Car si on parle de constitutionnaliser les langues régionales, on parle aussi de formation diplômes etc... et .. il faudra former aussi des juristes, des juges, des notaires, dans pas mal de langues... on risque vraiment de créer un vrai bazar. 

Doit on aussi revenir à la GAULE d'avant CESAR pour permettre à MERKEL et SCHAUBLE de continuer de se prendre pour OCTAVE AUGUSTE ? 

Enfin, l'histoire des langues de HOLLANDE rejoint celle de sa tentative durant la campagne de prolonger le concordat hors de l'ALSACE MOSELLE ce qu'incite finalement le traité de LISBONNE.... 

Franchement, on a mieux à faire... portons la cette VIEME et en FRANCAIS, avec une réelle bienveillance avec les allophones locaux et pour leur culture qui sont partie intégrante de la francophonie. La francophonie est aussi une chance pour nous... Or nous la maltraitons.. c'est à cela que nous devrions remédier.

 

 

Comme TOUTES les langues vivantes, le français est un amalgame complexe d'influences diverses et comme toutes les langues vivantes, elle est difficile à aborder par les tenants d'une culture différente.
Sinon, je comprends mal pourquoi la République se devrait ou aurait dû - comme l'Etat d'Israël ou les Etats pontificaux (qui ne sont pas des Républiques) - d'utiliser aucune des langues déjà parlées sur son territoire : même si l'anglais est couramment utilisé à Saint Martin, les langues polynésiennes dans toutes les îles françaises du Pacifique sud et différents créoles dans les autres îles des Antilles ou de l'Océan indien, le français est la langue officielle de la France, depuis le XVIème siècle, comme le mandarin (avec son unité d'écriture et ses multiples façons de se parler) est la langue officielle de la Chine depuis Qin Shi Huang (IIIème siècle av. JC).

"alors que le statut de la CORSE le permet "

non, le statut  de la Corse ne le permet pas  car l'article 2  de la constitution  impose que  , selon la volonté de Toubon   , "le français est la langue de la république " .

de ce fait, le langue corse est enseignée dans les écoles (loi Deixone )  mais très peu , si peu  ; les administrations   même lorsqu'elles ont des locuteurs corses (peu, si peu)  se doivent d'employer " la langue de la république"

 

Doit on aussi revenir à la GAULE d'avant CESAR pour permettre à MERKEL et SCHAUBLE de continuer de se prendre pour OCTAVE AUGUSTE ?

Enfin, l'histoire des langues de HOLLANDE rejoint celle de sa tentative durant la campagne de prolonger le concordat hors de l'ALSACE MOSELLE ce qu'incite finalement le traité de LISBONNE....

Franchement, on a mieux à faire... portons la cette VIEME et en FRANCAIS, avec une réelle bienveillance avec les allophones locaux et pour leur culture qui sont partie intégrante de la francophonie. La francophonie est aussi une chance pour nous..

Si je comprends bien, à la peur d'un "Deuschland über alles", éventuellement associé à la religion, est proposé comme solution une "francophonie pour tous" ?

Blanc bonnet ou bonnet blanc, non ?

(sans parler de la citation à peine masquée de  l'allégorie fausse "nos ancêtres les gaulois")

La seule solution est la disparition des états-nation (une fois le capitalisme éradiqué, sinon, effectivement, ce serait livrer les peuples aux multinationales).

Encore un ecran de fumée..pour masquer le saccage de l'emploi, la privatisation des biens publics (aeroport, edf, la santé..etc) , la corruption, l'evasion fiscale, clientelisme, la pauperisation des sans dents..!

Vivement 2017 pour degager definitivement du pouvoir cette oligarchie degenerée pillant les biens communs et fossoyant la Democratie !

Les mythes bretons bretonnants sont tous réactionnaires, étant donné qu'ils ont été fabriqués par des militants qui l'étaient profondément ! La guerre et la collaboration ont largement discrédité ce mouvement, ensuite le régionalisme breton a été repris par des militants plutôt à gauche, sans remise en question de cette idéologie et donne aujourd'hui de croquignolesques et inquiétantes alliances !

"sans remise en question de cette idéologie".

Vous plaisantez ? Ou vous prenez vraiment les gens pour des imbéciles ?

Pour commenter il faut savoir lire, j'ai écrit qu'ils n'avaient pas mis en question l'idéologie réactionnaire, dans le bla-bla sans doute, mais aucunement dans les actes, sinon ils n'auraient jamais accepté le drapeau ! C'est un exemple parmi tant d'autres.

Comment peut-on dire globalement "ils" pour un mouvement aussi divers ? Les drapeaux ne sont jamais que des bouts de tissu et beaucoup s'en fichent royalement.

Et qu'avez-vous donc contre le drapeau breton ? Il remonte au début des années 20 et a été employé autant par les résistants que par les collaborateurs. C'est classique. Le militantisme régional ne recouvre pas les clivages politiques.

Sauf que pour le moment c'est plutôt la droite qui pose problème

Adisatz, 

Como parla de langua régionales per l'unitad de la francia ? Perque la langua occitania este pitchou por la natione...

Je ne suis pas occitaniste, par contre à défaut de trouver des écoles d'imersion linguistique sur les langues véhiculaires modernes, je me suis rabattu sur l'occitan? Bon choix, mes trois enfants parlent et écrivent l'occitan à merveille, ont des compétences rapides en latin, absorbe l'espagnol, l'italien et le roumain avec une facilité déconcertante. Par contre, qu'est ce qu'ils sont nul en anglais.

Or aujourd'hui, il n'y a pas de débouché pour les praticiens de langue occitane en dehors de devenir professeur des écoles... en occitan. En dehors de cela, il n'y a rien à envisager de la pratique des langues régionales, sinon une utopique croyance que mes enfants parleront à leurs grands parents en occitan. Mais en fait ils parlent en français. L'unité d'une nation passe par sa langue commune. 

Et puis que dire des rivalités entre les divers courants qui composent la langue occitane, querelles de clocher en permanence, les uns se sentant lésés, car dans la pratique de l'enseignement, des choix ont été faits au détriement de tel ou tel courant et favorisant l'un plutôt que l'autre. Même à ce niveau la guerre fait rage. 

A l'heure de l'Europe, il y a un besoin flagrant de langue commune. Et à défaut d'y réflechir, tout le monde parle anglais. Demain, le français, l'allemand, le polonais... seront des langues régionales. Super. 

L'Europe devient un musée. Aulieu de laisser les régions se débrouiller dans leur coin, il faut réviser la constitution. C'est consternant. Cela fontionne à rebours de l'histoire. 

Avant de dénigrer les langues régionales, vous devriez peut-être commencer à vous perfectionner en occitan ? Vos deux premières lignes ne tiennent pas la route. Je n'arrive même pas à les traduire précisément en français. Vous croyiez peut-être que personne ne s'en apercevrait ?

Clin d'œil

Un, je dénigre pas un moment les langues régionales. Je dis que ce mouvement linguistique régional s'exerce contre une évidence, parler une langue commune en Europe. Et que pour le moment à défaut d'en avoir une, nous parlon anglais avec les espagnols, les allemands, les polonais, les letton, les hongrois... A défaut de langue européenne nous parlons donc l'anglais. Par conséquent dans qelques générations, le français qui ne sera plus une langue véhiculaire dans notre nation, puisque régionalisation des langues il y a, sera à son tour consédéré comme une langue d'une région d'Europe.

Je dis aussi tous les bienfaits du bilinguisme précoce, occitan/français pour l'apprentissage d'autres langues. Ce billinguisme mettant en place les processus cognitifs liés à l'apprentissage des langues étrangères. Seulement dans le cas de mes enfants, occitanistes, et pour bon nombre des calendrous, l'apprentissage de l'anglais est défaillant. Or, le monde s'exprime en anglais. Et pour accéder au monde, il faut parler la langue véhiculaire qui permet de dialoguer. Ici, tout le bénéfice de l'occitan en calandrète et ses limites dans l'expérience grammaticale et syntaxique des langues non latines. Je ne dis pas par là, cela pour vous rassurer, que tous les calendrous sont nuls en anglais.

Deux, lisez, que j'écris bien que je ne suis pas occitaniste. 

Mais, pour aller un peu plus loin... 

Dans la pratique, je vois mal un conseil de région s'exprimer en occitan, un autre en Breton, un autre en corse... Eventuellement je peux comprendre une langue, celle de ma région, mais avant de comprendre les délibérés du conseil municipal de Carhaix, je peux me brosser. Or, j'ai le droit en temps que citoyen de connaître les délibérés de toutes les régions de France dans une langue copréhensible par tous. 

Après, si les langues régionales sont traduites en français, alors, je ne sais qui trop paiera pour cela. Si, au contraire, les actes officiels des régions sont rédigés en français alors je ne vois pas l'utilité de ces langues... enfin si. Pour le folklore. C'est vrai que l'avenir de notre nation passe par la mise en musée de ses habitants. La France est un musée, ses idées sont folkloriques, la démocratie est de l'histoire, l'égalité, un folklore ancien, alors la fraternité et l'unité de la nation deviennent de la mythologie ? 

Pour finir, vous ne pratiquez jamais le second degré ?

Vous prenez ces quelques lignes pour un afront aux langues régionales, vous m'en voyez désolé. Tant pour mon manque de talent d'humoriste que pour vous qui semblez tatillon et dénué de tolérance (...vraiment, vous n'arrivez pas à lire mes premières phrases... c'est latino-bouillie de comptoir pourtant. Oups...). Je ne crois pas que les langues régionales soient la panacée à nos problèmes actuels. Ce n'est pas le repli qui marque la force d'une culture, mais sa capacité à s'ouvrir. 

Vous êtes en plein fantasme (et n'êtes pas le seul, d'ailleurs). Comment voudriez-vous, dans l'état totalement moribond où sont les langues régionales aujourd'hui, que des conseils municipaux ou régionaux puissent s'expriment uniquement en langue régionale ?

Et pourquoi opposer langue régionale et anglais ? Qui peut le plus peut le moins. Ça peut (devrait) être français + langue régionale + anglais + d'autres langues.

Une langue régionale n'a rien d'un repli, c'est une ouverture de plus. Sur les autres langues, sur une région, sur l'histoire, sur la ruralité et un monde culturel en train d'être englouti dans l'indifférence générale.

 

L'état moribond des langues régionales ? C'est vous qui êtes pessimiste. Pour ce qui est de l'occitanie, je ne vois pas d'affaiblissment de la langue régionale, bien au contraire. A toulouse un collège occitan à ouvert ses protes voici deux ans et ouvre une classe de 4° cette année. Le projet envisage de couvrir l'ensemble du cursus jusqu'au bac. En comparaison de ce qu'était les langues régionales il y a trente ans, j'y vois à rebours de vous, une réelle dynamisation de la langue. 

J'oppose langues régionales et langues internationales, car il me semble plus important aujourd'hui de communiquer avec ceux que l'on ne comprend pas. Or tous les occitatnistes parlent français, et c'est en français que nous parlons. 

Oui votre modèle, langue régionale, langue nationale et langues étrangères est une sorte d'idéal que je partage, mais dans l'état déplorable de nos enseignements scolaires, ce désir n'est que pur fantasme aujourd'hui. A défaut de faire plus, faisons déjà ce qui est à notre portée. Et celle ci est beaucoup plus modeste.

 

Je crois que le bel arbre toulousain de ce collège occitan vous cache la forêt désertique qui l'entoure.

Ici, en Limousin, quoi qu'il en soit, rien à la télé, rien à la radio, pas de collège, juste une toute petite calandreta maternelle + primaire qui n'arrive plus à payer son loyer depuis que de tristes sires ont déclenché une campagne pour que la Mairie de Limoges cesse de lui prêter les locaux désaffectés qu'elle avait mis à sa disposition. Rien d'autre.

Et si je parlais de langue moribonde, c'était en référence à un usage populaire. Actuellement, je connais un certain nombre de personnes âgées qui continuent de donner préférence à leur langue maternelle. Mais qu'en restera-t-il dans dix ans ?

 

Ce commentaire a été dépublié par la rédaction de Mediapart.

Pour amuser la galerie, pendant que l'on menait une politique servile aux ordres du capital et de l'Allemagne, il y eu le mariage pour tous.

Mainteant, on va passer aux langues régionales..

Le problème de Hollande, c'est qu'il est beaucoup moins intelligent qu'il ne le croit, et que les électeurs sont beaucoup plus intelligents qu'il ne le croit...

Ce pourquoi, il terminera à 12%, éliminé au premier tour. 

A supposer qu'Hollande aurait fait voter le mariage pour tous (il me semble que c'était à l'initiative des verts à l'origine) pour distraire le bon peuple et l'éloigner des "vrais sujets", bah on peut dire qu'il a eu raison de ne pas trop surestimer l'intelligence de celui-ci. Des milliers d'abrutis ont manifesté contre le mariage pour tous à Paris alors que les manifs contre sa politique européenne, économique ou son absence de réforme de la fiscalité n'ont rencontré aucun succès.

Les langues régionales ne concernent pas toutes les régions, dans les régions concernées personne n'oubliera que le PS n'a tenu aucun de ses engagements sur la décentralisation, les nouvelles régions seront plus grosses mais toujours dépourvues de réels pouvoirs et compétences. Ça permettra juste d'embarrasser certains adversaires (FdG, FN, UMP).

C'est une idee des verts à l'origine mais cela faisait partie du programme de Hollande qui l'a mise en oeuvre pour embarasser la droite.Il veut recommencer..

Dans cet article on apprend avec stupeur que Bernard Poignant, ancien maire heureusement défait de Quimper, serait toujours conseiller de François Hollande !! Ce monsieur n'a aucune légitimité, sa défaite à Quimper ne peut en aucun cas être imputée au contexte national (Quimper vote toujours à gauche) mais bien à son bilan et à sa personnalité. On espère quand même pour Hollande qu'il ne l'écoute pas trop...

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  • 01/08/2015 06:00
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"« C’est l’institutionnalisation du communautarisme linguistique au mépris de l’identité républicaine du pays "..L'identité Républicaine  a déjà pris un sérieux coup avec le financement de l' école privée par la droite( Loi Debré)-en privant l'école publique de financement-. E t si on commençait par faire les efforts nécessaires pour appendre le français aux jeunes élèves ?

Pourquoi est-ce que de toutes les réformes institutionnelles c'est la seule qui détruit les fondements mêmes de l'indivisibilité de la République que ce gros cochon veut faire passer ??? Cette charte, adaptée aux allemands et autres fédérations, c'est la porte ouvertes aux dérives identitaires du type Catalan ou Ecossais. La République est une et indivisible, c'est une relative originalité en europe, et on a déjà assez de problèmes de société divisée sans en rajouter avec des bretons/catalans/basques/alsaciens/pokémons qui ne se diraient plus français.

Je suis d'accord avec vous dans l'ensemble, mais pas avec cette phrase :

c'est la porte ouvertes aux dérives identitaires du type Catalan ou Ecossais.

Pour deux raisons. La première c'est que, en Espagne la volonté autonomiste ou séparatiste des catalans et au UK celle des écossais, ne sont pas des dérives, mais des questions réelles. Dans ces deux "régions" il y a au moins en partie un vrai sentiment national.

La seconde raison, c'est que le "congrès des langues régionales", inventé pour que le PS fasse sa cour aux Verts en vue des régionales, et pour tenter d'empêcher le rapprochement de la gauche des verts avec le PG et les "initiatives citoyennes écologistes et solidaires", est un gadget à visée politicienne. Cela n'entrainera aucune dérive séparatiste, parce qu'il n'y a pas de tendance de ce genre en France, même en Corse. 

Lorsque j'étais à Barcelone à un tournoi de jeu, pour ouvrir la conversation avec un de mes adversaires je lui ai dit : "ha t'es du coin t'es Espagnol ?" et il m'a répondu "NON JE SUIS CATALAN" avec une tête comme si j'avais égorgé son chien. Cette charte, ça mène à ça. Plus on laisse d'espace politique aux forces centrifuges, et plus leurs revendications deviennent violentes. Que Hollande le fasse pour des visées politiciennes c'est évident mais ça ne change rien au fait qu'il détruit l'unicité de la France.

on a déjà assez de problèmes de société divisée

Et pourquoi diable y a t-il des problèmes de société divisée ? Pour une grande partie, la Sainte République ne tolère les citoyens que s'ils rentrent dans le Moule "j'parle'français (avec l'bon acent, hein !), mes ancêtr' sont les gaulois, les français sont les meilleurs, l'rest'c'est d'la merd' ". Aucune tolérance réelle (seulement dans les textes, bafoués en permanence).

sans en rajouter avec des bretons/catalans/basques/alsaciens/pokémons qui ne se diraient plus français.

Prix spécial pour le "pokemon". Rien à ajouter, voici une preuve flagrante du mépris qu'a le français franchouillard pour la diversité et la tolérance.

"Cela n'entrainera aucune dérive séparatiste, parce qu'il n'y a pas de tendance de ce genre en France, même en Corse. "


je suis né français , j'ai reçu l'éducation de l' "école de la   république"  , j'ai grandi en raisonnant français , j'ai voulu faire mon service militaire pour être un "bon" citoyen .... et puis , un jour , j'ai pris conscience  que ce que j'étais    EN RÉALITÉ  mon état profond , qui ne méritait même pas d'être  pensé , qui me paraissait inhérent à mon état de français ,  était combattu ; la volonté était d'extirper  ce qu'il y avait en moi de non conforme à la "république " : ma langue , ma culture  , le lien compatriote .

c'est là que je compris   que l'histoire   qui m'enseignait que mes ancêtres  étaient des gaulois  , la géographie , même , qui m'imposait de connaitre le Mont gerbier de Jonc  et qui considérait comme  inexistant  le Monte Ritondu , pourtant  juste au dessus de ma tête , n'étaient que du formatage .

je pris  conscience que si j'étais le citoyen obligé d'un Pays dominateur  , la vrai vérité  était   que je suis le fils d'une ile entourée  d'eau , avec une langue , avec  une culture  , avec un peuple , avec une histoire  , qui lui sont propres (que , en aucun cas , je ne saurai trahir ).

 j'en ai connu des corses qui partaient  à la guerre pour "défendre " la France en proclamant haut et forts qu'ils seraient fidèle aux  valeurs que la Corse leur avait inculquées.

j'aurai pu  être un citoyen   français à l'aise  ,  respecté  dans son attachement à sa  véritable  mère patrie  ; l'objectif était différent  : il fallait "pacifier ".

-j'aurai voulu être un bon français ; vous l'aurez compris , aujourd'hui ma seule obsession est d'être un bon corse.-

avec le temps , en faisant beaucoup de dégâts  , bientôt   il n'y aura plus de corses en Corse .

il n'y aura que des citoyens  conformes , tellement conformes que  même  " la  langue de la république " ils la considéreront  comme un vulgaire  patois de l'ancien temps , mais ils maîtriseront parfaitement   la langue du business   et au nom du multiculturalisme  sauront se plier à la langue majoritaire du moment.

 

la reconnaissance des langues minoritaires   peut aider  " la langue de la république "  à exister encore quelques années  ... mais déjà l'enseignement de l'Américain (et non de l'anglais)  est à l'abordage des petits français   sous les applaudissements   des voyous qui nous gouvernent , pendant que les roquets chevenementistes  essayent  de se faire entendre .


en Espagne la volonté autonomiste ou séparatiste des catalans 

qui s'étend en France.

http://www.upr.fr/actualite/europe/vers-une-independance-de-la-catalogne-sous-la-coupe-de-lunion-europeenne

 

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  • 01/08/2015 09:29
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J'ai beau chercher, je ne trouve aucune statistique fiable, basée sur le Cadre Européen Commun de Référence pour le Langues, sur l'usage "réel" des langues régionales? D'expérience c'est une réalité en Alsace-Lorraine, au Pays Basque, dans les DOM-TOM (Mayotte, dernière colonie française, n'est pas francophone!) et un support identitaire appât à subventions publiques ailleurs (voir "Le Monde comme si" de Françoise Morvan sur le cas breton). Et connaissant l'aversion du Français moyen pour l'apprentissage des langues la situation ne va pas évoluer avec l'adoption de cette Charte! La signalisation routière "bilingue", coûteuse et inutile est très emblèmatique !

Pour le domaine "occitan" (gascon, languedocien et limousin) en Aquitaine, je peux vous signaler l'enquête sociolinguistique menée en 2008 par le Conseil régional d'Aquitaine, sur un échantillon représentatif de +6000 personnes. Elle tend à montrer que, dans la population globale, la proportion de locuteurs capables de tenir une conversation simple (essentiellement des ruraux âgés) est inférieure à 9%, et que les défenseurs déclarés d'une reconnaissance identitaire ou simplement patrimoniale ne représentent guère que 16%.

Outre le fait qu'on peut faire dire n'importe quoi à des statistiques, surtout sur un échantillon aussi faible, si on suit la logique "ça sert à rien, tout le monde s'en fiche", quel est l'intérêt de dépenser des sommes astronomiques pour préserver des vieilleries comme des châteaux, des jardins de Louis quatorze, etc. ?

Ce n'est pas parce qu'un partimoine est immatériel et a été attaqué au corps pendant plus d'un siècle par le gouvernement français qu'il faut le laisser disparaître. Au contraire. L'état français a une dette vis-à-vis des langues minoritaires, et se doit d'aider financièrement et institutionnellement à leur reconstruction, faute de quoi la république française sera une entité culturicide et méprisable.

Remarque : le "guère que 16%" représente à peu près 1 personne sur 6, ce n'est pas si négligeable qu'on voudrait le faire croire.

connaissant l'aversion du Français moyen pour l'apprentissage des langues

Il est prouvé que le bilinguisme permet d'apprendre par la suite d'autres langues. Par conséquent, c'est l'éradication désirée par le centralisme des diversités linguistiques, entre autres choses, qui est responsable de l'aversion du citoyen français pour les langues (l'autre étant le chauvinisme formaté).

« Outre le fait qu'on peut faire dire n'importe quoi à des statistiques »

Ce dont vous vous empressez de faire la démonstration...

« surtout sur un échantillon aussi faible »

(Re)lisez le lien fourni. Ces enquêtes servent de base à la politique du CR Aquitaine en faveur des langues régionales, et ne sont pas contestées par les occitanistes eux-mêmes.

« ce n'est pas si négligeable qu'on voudrait le faire croire »

D'un autre côté, on peut aussi considérer que lorsque sur un territoire donné, 84% de citoyens se soucient aussi peu de leur appartenance supposée à un "peuple", les tentatives centralisatrices de construire idéologiquement ce dernier autour d'une langue factice ressemblent fichtrement à un "jacobinisme" par ailleurs honni par les 16%.

Défendre un patrimoine culturel aussi important que celui des langues régionales n'a rien à voir à se réclamer de "l'appartenance supposée à un peuple".
Ce n'est pas parce que je m'indigne (entre autres) de l'assassinat récent d'un lion que je me prends pour une bête fauve.

[...] on peut aussi considérer que lorsque sur un territoire donné, 84% de citoyens se soucient aussi peu de leur appartenance supposée à un "peuple"

Après plus de 100 ans à formater les enfants à dénigrer leur identité locale au profit de la Sainte France, il est logique qu'il y ait peu de personnes qui se rendent compte qu'on leur a détruit une partie de leur patrimoine.

, les tentatives centralisatrices de construire idéologiquement ce dernier autour d'une langue factice ressemblent fichtrement à un "jacobinisme" par ailleurs honni par les 16%.

Utiliser les oppositions entre, d'une part les partisans des dialectes locaux, d'autre part ceux voulant écrire des règles communes, pour écraser la langue occitane, c'est petit. Il y a comme partout des intégristes des deux côtés, et des gens cherchant le consensus.

La Charte ne prétend pas seulement préserver un patrimoine, mais le "droit imprescriptible" qu'auraient des "groupes" de s'exprimer dans une "langue (minoritaire)" assignée à un "territoire" lors de leurs relations avec les pouvoirs publics – qui sont autant de propriétés qu'on attribuera à un peuple. Dans les cas où ni le groupe, ni le territoire, ni la langue n'existent objectivement, on en est réduit à supposer un peuple par définition circulaire (l'Occitanie étant le territoire des gens qui parlent l'occitan, et l'occitan la langue parlée en Occitanie) afin de le faire advenir. Bourdieu a écrit des choses intéressantes sur la performativité dans les revendications identitaires.

Assigner une langue à un territoire, c'est un principe largement partagé et qui n'empêche pas tout un chacun d'essayer de se perfectionner en anglais, voire en espagnol pour d'autres. Et les frontières linguistiques sont connues. Je ne vois pas vraiment où est le problème ? Dans les inadéquations administratives ? Et que voulez-vous dire avec "Dans les cas où ni le groupe, ni le territoire, ni la langue n'existent objectivement". L'Occitan est une langue qui regoupe plusieurs dialectes. Et alors ?

(pas le temps de lire Bourdieu pour l'instant mais j'y reviendrai plus tard, promis !)

« Assigner une langue à un territoire, c'est un principe largement partagé »

Le seul territoire assignable à une langue est le cerveau de celui qui la parle. Toute autre représentation est circulaire, et souvent fausse. Si "le français est la langue de la France", elle n'est pas "LE territoire où les gens parlent le français".

« Les frontières linguistiques sont connues. »

Non, elles le sont rarement. Du point de vue linguistique la dialectologie reconnaît surtout des oppositions de traits (isoglosses) qui se chevauchent géographiquement. Même les limites entre oïl et òc sont particulièrement variables selon les enquêtes. Et puis, combien de locuteurs de langue corse en PACA, de créole antillais en Île-de-France, etc.?

« L'occitan est une langue qui regoupe plusieurs dialectes. »

Ça c'est la version politique, historiquement récente, et plus que contestable. Les gasconistes la refusent avec des arguments recevables linguistiquement. Mais les béarnistes ("dialecte" gascon) refusent également les versions occitanistes et gasconistes, avec des arguments recevables socio-historiquement.

Bourdieu analyse ce type de représentation identitaire en termes de lutte pour la maîtrise du capital symbolique. Région, règle, régir, roi, partagent la même étymologie, celle du tracé du sillon entre eux et nous. Nommer, c'est dominer. Avec comme effet d'occulter la lutte des classes par la lutte des classements.

A moi de jouer aux italiques et guillemets Clin d'œil

"Même les limites entre oïl et òc sont particulièrement variables selon les enquêtes."

Pourquoi "des enquêtes" au pluriel ? Qui pourrait remettre en cause l'extraordinaire travail de Tourtoulon et Bringuier ?

"Les gasconistes la refusent avec des arguments recevables linguistiquement. Mais les béarnistes ("dialecte" gascon) refusent également les versions occitanistes et gasconistes, avec des arguments recevables socio-historiquement."

Je me demande de qui vous parlez. Je connais un certain nombre de Gascons et de Béarnais (gascons donc !) qui parlent - et chantent - couramment la langue. Je n'ai jamais entendu la moindre remise en cause de l'appartenance globale du gascon à la grande famille occitane.

Mais, personnellement, si, suite à un apprentissage de l'occitan limousin plus ou moins par immersion, je me suis aperçue du fait que je n'avais pas trop de mal à comprendre l'auvergnat, le provençal ou le languedocien, je reconnais bien volontiers qu'il n'en va pas de même avec le gascon, truffé de particularismes (de prononciation, surtout).
Par contre, et là je m'interroge vraiment, je n'ai que très peu de difficultés de compréhension en écoutant des chansons en forézien et en savoyard. Je n'ai eu besoin, récemment, de me référer aux livrets accompagnant des CD que pour la traduction de quelques mots qui m'échappaient. Je ne vois donc pas, pour l'intant, ce qui différencie vraiment l'ensemble "arpitan" ou "franco-provençal" de l'occitan, si ce n'est un processus historique de construction d'identification et reconnaisssance.

"Avec comme effet d'occulter la lutte des classes par la lutte des classements".

Ça, ça me paraît terriblement daté. Et ça m'ennuie bien pour Bourdieu que je vais consulter de ce pas.

 

« Tourtoulon et Bringuier »

Merci pour le lien, enrichissant (y compris les commentaires). Mais un état des lieux linguistique en 1875 ne peut pas être pertinent pour établir des tracés administratifs en 2015.

Un simple exemple de la difficulté d'une politique linguistique des frontières: en oïl, le saintongeais et le poitevin sont sans cesse séparés puis recollés par la DGLFLF.

« Je n'ai jamais entendu la moindre remise en cause de l'appartenance globale du gascon à la grande famille occitane.»

J'appelle "béarnistes" ceux qui pensent que leur langue doit être appelée spécifiquement "béarnais" et non "gascon [béarnais]", en raison de son histoire particulière comme langue administrative et juridique pendant des siècles. NB: la linguistique romane ne considère pas le béarnais comme une langue distincte et le classe dans l'aire gasconne.

J'appelle "gasconistes" ceux qui se fondent sur les traits particuliers d'origine vasco-aquitaine du gascon pour dénier son appartenance au même ensemble roman et sur le même plan que le languedocien, le provencal, etc. Ils considèrent (et la linguistique leur donne plutôt raison) qu'il y a le gascon, l'occitan, le catalan, etc.

La vision "occitaniste" (un territoire d'Occitanie où l'on parle "occitan") est un point de vue essentiellement politique, qui convoque des justifications linguistiques, sociologiques, historiques quand elles arrangent ses thèses (comme tout point de vue politique...)

La vision "occitaniste" (un territoire d'Occitanie où l'on parle "occitan") est un point de vue essentiellement politique

On approche peut-être du nœud d'un possible malentendu. Il n'y a qu'une infime minorité des militants pour les langues régionales qui lient ce combat culturel à des revendications politiques. Je comprends mieux maintenant votre inquiétude quant aux "frontières". Pourquoi la reconnaissance des langues régionales devrait-elle impliquer le tracé de nouvelles entités administratives ? Il n'est pas question de ça.

Par ailleurs j'ai parcouru Bourdieu (pour vraiment le lire il faudrait l'imprimer car à l'écran ce format n'est pas facile à suivre) et sa réflexion, intéressante, est ici limitée par l'angle de départ : celui de l'identité, qui est très restrictif et qui, à notre époque (le texte est de 1980 !) ne me semble plus vraiment d'actualité.

 

Si malentendu il y a, il n'est pas de mon fait.

A partir du moment où la Charte, traité international, pose le principe de territoires infranationaux (art. 1b) où des groupes dit minoritaires (art. 1a) ont le droit imprescriptible (Préambule) de communiquer dans leur langue avec les institutions et pouvoirs publics (partie III), notamment pour ester en justice (art. 9), où la validité des actes juridiques implique l'existence de langues normées (art. 9.2) et leur production dans les limites géographiques de ressorts juridictionnels (art. 9.1)... on n'en est plus au stade de la re(con)naissance culturelle, mais d'une institutionnalisation à marche forcée.

Je suis peut-être optimiste mais tout ça ne me paraît pas vraiment problématique. Nul besoin de créer de nouvelles entités administratives pour correspondre aux "territoires" des langues. Et idem pour les ressorts juridictionnels.

Les langues normées, ce sont les universitaires qui les préciseront. On a maintenant suffisamment de recul, dans la plupart des cas, pour ça.

Pourquoi la France, d'ailleurs, aurait-elle des problèmes particuliers à ce niveau, et pas la grande majorité de l'Europe, qui a ratifié la charte ?
Il y aura juste besoin de quelques nouveaux interprètes (si peu, vu le nombre de cas qu'il y aura à traiter) et ce ne sera que justice, en particulier pour les langues des immigrés qui ne sont pas bilingues (puisque les langues régionales ne sont pas les seules concernées par la charte).

Mais je parle au futur alors qu'on n'en est encore qu'au conditionnel hyper hypothétique...

La "grande majorité de l'Europe" n'a pas ratifié la Charte, seulement 25 Etats membres du Conseil de l'Europe sur 47.

Il n'existe aucun texte à valeur normative énumérant les langues de France. Lors de la consultation publique pour la ratification de la Charte en 1999, le rapport Cerquiglini en proposait 75 (mais omettait de citer chaque langue d'oc alors qu'il détaillait les langues d'oïl).

Dans le domaine de la normativité, vous trouverez autant de positions que d'universitaires (j'exagère à peine). Seul un projet politique puissamment armé est capable de rendre viable – sinon désirable – ce type de (re)construction.

Les frontières administratives ou juridictionnelles actuelles n'ont que peu de rapports avec les contours des aires d'influence linguistiques. Cf. plus haut mon commentaire sur l'explosion combinatoire en nouvelle Région Aquitaine.

« On n'en est encore qu'au conditionnel hyper hypothétique »

Je dirais plutôt qu'on est voué à l'imparfait du subjectif.

Sourire  Vous êtes cruel !Clin d'œil

Oui, j'avais bien vu "l'explosion combinatoire aquitaine" mais à coeur vaillant rien d'impossible !

Quant aux langues d'oïl qui sont considérées comme langues, et les langues d'oc comme dialectes, il y aurait effectivement matière à s'interroger, mais ne chipotons pas. 75 ce serait déjà pas mal.

Et j'aurais tendance à faire confiance aux jeunes universitaires pour se mettre d'accord, une fois un certain nombre de dinosaures partis à la retraite ou ailleurs. Il y a aussi des organismes qui sont maintenant incontournables. Comme, en Aquitaine, l'Institut Occitan, avec, à sa tête, l'excellent Jean-Jacques Casteret.

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  • 01/08/2015 09:38
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"La République est une et indivisible..."

Tout est bon pour réduire la souveraineté des états et diviser les populations ... pour renforcer la puissance de l'Europe et la faiblesse des gens vis-à-vis de leurs dirigeants.

L'Europe des régions ! Incertain

J'ai des petits neveux qui ont déjà appris, à l'école, le breton et d'autres la langue d'Oc. Je ne vois pas où était le problème qu'il est urgent de mettre sur le tapis ? 

 

"La République est une et indivisible...", comme dit Berty. Elle ne peut être que sociale, l'est en sustance.

Et elle est porteuse de lois sociales, environnementales, sanitaires ... qui dérangent grandement le MEDEF et autres multinationales.

  Donc diviser pour régner. Des régions plus fortes, allant vers l'autonomie et surtout la concurrence, pour créer des zones socialement "moins-disantes", voire des zones franches. Une Europe de régions concurrentes : c'est le projet.

Celui des langues régionales va dans ce sens. Et les cours en anglais, à l'université, en primaire...

Le néo-libéralisme est en marche forcée depuis quelques décénies. Il accélère.

"Jean-Baptiste Clamence 01/08/2015 - 09h23

C'était vraiment urgent. Si les socialistes en sont à courtiser une poignées de soixanthutards en gilet de peau de chèvre, c'est que la situation est vraiment dramatique pour eux. Enfin, Hollande se consolera au yahourt bio, en Ardèche."

Je ne peux résister au plaisir de citer ce commentaire spirituel et juste tiré du Monde.

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  • 01/08/2015 12:51
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Un peu désolants la plupart des commentaires. Confirmation de l'impression que j'ai eue en arrivant de la région Rhône-Alpes au Limousin : on ne vit pas tous dans la même France, même si on en a l'illusion, entretenue, entre autres, par les médias. Ici, la langue, même si elle n'est plus la langue maternelle que de personnes âgées, est présente partout pour qui sait voir et entendre. Elle est un des marqueurs de l'histoire, de l'identité et de la richesse culturelle de cette région. Mais elle est à peu près totalement absente de l'enseignement de l'Education Nationale. Seules des écoles associatives - donc considérées comme privées – essaient, avec des moyens dérisoires, de la prendre en compte.

Et c'est totalement scandaleux. On trouve de l'argent (pas beaucoup...) pour le patrimoine matériel (châteaux, églises etc.) et on assassine le patrimoine immatériel.

Il n'a vraiment rien d'autre à faire ce dégénéré ?

A le voir on a du mal à croirez qu'il ne sait pas qu'il conduit le pays à sa perte alors que je crois me souvenir qu'il avait été élu pour tenter de "redresser la barre".

Après avoir eu le nain, on a eu le mou et en 2017 on aura le choix entre le nain et le mou. Au premier tour j'irai voter pour mon candidat, mais comme je me doute qu'il ne sera pas au second tour, et bien cette fois la, j'irai à la pêche. Marre de tous ces guignols qui promettent tout et et font son contraire !

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  • 01/08/2015 14:59
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Ja nuls hom pres non dira sa razon

Adrechament, si com hom dolens non;

Mas per conort deu hom faire canson.

Pro n'ay d'amis, mas paure son li don;

Ancta lur es si, per ma rezenson,

Soi sai dos ivers pres.

 

Or sapchon ben miei hom e miei baron,

Angles, norman, peitavin e gascon,

Qu'ieu non ay ja si paure companhon

Qu'ieu laissasse, per aver, en preison.

Non ho dic mia per nulla retraison,

Mas anquar soi ie[u] pres.

 

Car sai eu ben per ver certanament

Qu'hom mort ni pres n'a amic ni parent;

E si·m laissan per aur ni per argent

Mal m'es per mi, mas pieg m'es per ma gent,

Qu'apres ma mort n'auran reprochament

Si sai me laisson pres.

 

Nom meravilh s'ieu ay lo cor dolent,

Que mos senher met ma terra en turment;

No li membra del nostre sagrament

Que nos feimes els sans cominalment

Ben sai de ver que gaire longament

Non serai en sai pres.

 

Suer comtessa, vostre pretz soberain

Sal Dieus, e gart la bela qu'ieu am tan

Ni per cui soi ja pres.

 

Attribué à Richard Coeur de Lion

Ce commentaire a été dépublié par la rédaction de Mediapart.

C'est l'exemple classique de "rotrouenge" avec le retour en fin de couplet du mot "pres" (prisonnier). Richard, au retour de croisade, avait été fait prisonnier par le roi d'Autriche (empereur d'Allemagne) et il implore ici ses amis et ses soeurs de payer la rançon exigée.

Et exprime aussi son amertume de ne pas les voir pressés de payer...

Certaines de ses promesses de campagne n’ont même pas été présentées : c’est le cas du droit de vote des étrangers aux élections locales, de la modification du statut pénal du chef de l’État, de la suppression du mot « race » de la Constitution et de l’inscription de la laïcité dans la loi fondamentale. Bouche cousueBouche cousue

A bientôt.

Amitié.

Chez Vivre est un Village,

Je pense que comme moi, tu seras proprement scandalisé par le fait que l'on évoque l'Allemand comme langue régionale en Auvergne, à cause de Vichy. Oups Bouche cousue

Je pense que comme moi, tu seras proprement scandalisé par le fait que l'on évoque l'Allemand comme langue régionale en Auvergne, à cause de Vichy. Oups Bouche cousue

L'une des raisons pour lesquelles l'on bâillonne avec tant de vigueur la parole des habitants de Vichy survivants de 1940, est que lorsqu'ils parlent et que leurs propos sont recueillis, soit par Claire Chazal dans un micro trottoir, soit  dans un film coproduit et diffusé par feu la chaîne de télévision Clermont première, ils insistent à dire que les vrais salauds, en temps de pétainisme n'étaient pas les allemands mais les pétainistes

Bouche cousueBouche cousueBouche cousueBouche cousueBouche cousueBouche cousueBouche cousueBouche cousueBouche cousueBouche cousueBouche cousueBouche cousueBouche cousueBouche cousueBouche cousueBouche cousueBouche cousueBouche cousueBouche cousueBouche cousue

A bientôt.

Amitié.

Et il est impossible de suivre correctement ce qui se passe à Bruxelles, si on ne maitrise pas impeccablement l'anglais.

La schizophrénie me semble totale.

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  • 01/08/2015 20:55
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Qu'est-ce- que la langue ? Les langues ? JJ Rousseau considère que la parole ne doit sa forme qu'à des causes naturelles, l'amour, la haine, la colère, la pitié produisent les premières langues; filles du plaisir. Ce n'est pas le besoin qui écarte les humains, mais le plaisir qui les rapproche. Le caractère des peuples, la langue, les climats, cela favorise la mélodie d'une langue. Une approche, celle de Rousseau. La République sera t-elle à ce point menacée si demain je lis des informations en langues régionales ou en langue française ? Ce qui est dangereux, ce sont les dérives, et cette charte suis le principe du langage lié à la forme du gouvernement, favorable à une liberté. Enfin une !!!!!  

 

  • droit de vote des étrangers aux élections locales
  • modification du statut pénal du chef de l’État
  • suppression du mot « race » de la Constitution
  • inscription de la laïcité dans la loi fondamentale

En pleurs

La défense des langues régionales, c'était plutôt dans le programme des écologistes. Non ? 

 

C'était un des engagements de Hollande.

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  • 02/08/2015 12:10
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Certes, cela fait partie des priorités, au même titre que toutes les Lois votées jusqu'à présent qui n'ont entraîné que discorde et désapprobation de la majorité des Français! Il faut bien détourner l'attention du Bon Peuple vers des sujets secondaires, car si non, il finirait par être mécontents des non décisions prises!!!!!

On enterre définitivement François 1er qui, à Villers Cotterets, en 1539,  avait proclamé le FRANCAIS comme UNIQUE langue nationale! ( qui c'est celui-la, m'a demandé un gamin de 14 ans!!!) Que les Bretons, Corses, Alsaciens et d'autres soient attachés à leur langue réfgionale, c'est certain! Mais cela ne doit pas se faire au dsétriment du FRANCAIS! Alors usons de ces langues dans les manifestations locales, mais, de grâce, instaurer des diplômes d'Etat en langue régionale représente une atteinte à l'Unité nationale! La langue française est déjà envahie de barbarismes franglais (tracking list, not provided, think tank, brain storming, task force déclamé par une standardiste EDF, ....) qui trouveraient leurs homologues en français, avec un peu d'efforts, ne laissons pas notre belle langue se déliter pare snobisme! Si non, pourquoi ne pas reconnaître l'argot, le verlan, la langue si particulière employée dans l'immeuble B, escalier 3, 5è étage.....Nous avons bien d'autres problèmes à régler qui devraient ressouder l'Unité Nationale, d'envergure internationale, plutôt que soulever de vaines polémiques! Honteux de la part de notre classe politique que ces écrans de fumée déployés dès qu'un problème commence à voir le jour, et les mécontents s'organiser!!!!!

+ 1

"entre Vaux-le-Comte, Pêche-en-Mouy et la départementale 815 " 

Poème du poète régional Eloïs Fremont Rigolant

https://www.youtube.com/watch?v=c4TT31m4f5M  (7 minutes  )

alex metayer-le-stage-socio-culturel

 

Excellent dans le contexte, La PARIGOTTE ,je ne me lasse pas de revoir ce sketch de notre ami Meteyer

 

 

Habitant dans une région du centre de la France où il n'y a pas de langue régionale je suis bien content de pouvoir aller à Brest ou à Strasbourg et de pouvoir converser avec les autochtones sans avoir à connaître leur idiome régional.

Lorsque je suis allé à Barcelone étant ado j'ai pris conscience de l'aberration des langues régionales. Pauvre con tu apprends l'espagnol à l'école et quand tu arrives en Espagne on t'explique que tu as appris le castillan, et qu'à Barcelone les gens causent... catalan.

Bref, les langues régionales, une belle connerie pour bien mettre à mal l'unicité d'un pays et communautariser un peu plus les habitants des différentes régions... C'est vrai que les Balkans ça fait rêver depuis les années 90 !

Au passage, ils en ont de ces gadgets-là en Allemagne ? J'en suis pas sûr...

Le Flouïsme et le Mensonge feront-ils partie des nouvelles langues officiellement intrronisées?

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  • 03/08/2015 17:03
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  Bonjour Quelle grossiére manipulation pour ceux qui ne sont pas dupes :

Pour soigner sa réélection

Au début nous avons eu l'os du mariage pour tous et maintenant les langues régionales et pendant ce temps la nous allons dans le mur avec tafta en prime en  plus!!!

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  • 04/08/2015 17:52
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www.german-foreign-policy.com

www.german-foreign-policy.com/fr/fulltext/55934/print?PHPSESSID...

5 déc. 2006 - Une commission d'enquête du parlement d'Eupen avait prouvé que laFondation Hermann-Niermann siégeant à Düsseldorf avait fait de la ...

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  • 04/08/2015 17:52
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Charte européenne des langues régionales ou minoritaires ...

www.lecanardrépublicain.net › Dossiers › Régionalisme

 

13 août 2013 - Lui ne saurait s'en plaindre, puisque la fondation Hermann-Niermann, qui a sa part dans ce phénomène, a également versé des subventions à ...

Soutien à Madame le Recteur Le Pellec-Muller. Par Yvonne ...

www.lecanardrépublicain.net › Dossiers › Régionalisme

 

15 févr. 2013 - Entre 1991 et 2007, une fondation allemande, la Hermann-Niermann-Stiftung (Düsseldorf), a versé des subventions d'un montant total de 1 ...

Source :

Amitié, aussi au peuple grecque auquel je pense beaucoup réalisant ce copie/collé de cette citation

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  • 04/08/2015 17:52
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Poker menteur: les grandes puissances, la Yougoslavie et ...

https://books.google.fr/books?isbn=2872621148

Michel Collon - 1998 - ‎Balkan Peninsula

En novembre 95, l'émission "Au Nom de la Loi"(RTBF) s'est penchée sur les dessous d'une mystérieuse "Fondation Niermann"... «En 1 978, un richissime ...

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  • 06/08/2015 01:25
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Je doute de la pertinence de promouvoir le Breton, l'Alsacien, le Corse, l'Occitan, le Catalan, le Gallo, le Picard, le Flamand, le Poitevin, le Basque, le Normand, et quelques autres langues "régionales", sans compter leurs dialectes et leurs parlers. Par contre, je n'ai aucun doute sur un point: promouvoir ceux-là et pas l'Arabe est une injustice ignoble, et sera vécu comme tel par les intéressés, à raison.

 

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  • 07/08/2015 11:22
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http://fr.sputniknews.com/french.ruvr.ru/2014_06_09/Yvonne-Bollmann-Nouvelles-regions-la-France-aux-normes-du-Reich-europeen-0523/

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Toutes les personnes citées, sauf mention contraire, ont été interrogées par téléphone mercredi et jeudi.