Dieudonné, ce pitre qui ne fait pas rire

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Au spectacle de la dernière affaire Dieudonné, stupéfait et sidéré, j'ai eu envie de relire David Rousset. Je venais de regarder sur le Net (la vidéo est accessible sous l'onglet "Prolonger" de cet article) cette mise en scène clairement antisémite, dans ses symboles, ses allusions et ses sous-entendus. Sur la scène du Zénith, Dieudonné faisait remettre par un assistant portant une sorte de pyjama rayé et arborant l'étoile jaune – un «habit de lumière», fut son commentaire pour décrire cet uniforme de déporté – un «prix de l'infréquentabilité et de l'insolence» au négationniste Robert Faurisson, lequel disait être traité «comme un Palestinien» dans son pays tandis que l'hôte, le primé et le public faisaient chorus autour d'un même adversaire, les «sionistes». Cette ignominie est évidemment une provocation destinée à faire sauter le verrou de mémoire que constitue le génocide juif en niant la réalité du crime contre l'humanité.