Volontiers intraitable lorsqu’il s’agit de pourfendre la corruption de droite, la gauche a souvent du mal à regarder en face les « affaires » qui l’éclaboussent. Il est certainement plus facile de dénoncer hier les Jacques Médecin, les Alain Carignon ou Charles Pasqua, de moquer les Jean Tiberi et autres Patrick Balkany, et d’égrener la liste des scandales du chiraquisme et du sarkozysme triomphants que de faire le tri parmi ses propres amis. C’est un fait, la gauche a du mal à traiter ses « affaires », et il existe plusieurs raisons à cela.