Après la débâcle Hamon, la recomposition incertaine du PS

Par Lénaïg Bredoux
Benoît Hamon au soir de sa défaite, le 23 avril © Nicolas Serve Benoît Hamon au soir de sa défaite, le 23 avril © Nicolas Serve

Le candidat du PS a enregistré un score historiquement bas au premier tour de la présidentielle, avec seulement 6 % des suffrages, loin derrière Jean-Luc Mélenchon, également éliminé. Ses proches appellent à une recomposition de la gauche et à une refondation du PS. Mais avec des contours plus que flous dans un parti extrêmement divisé.

Hamon, les prémices d'une rénovation inaboutie

Par Lénaïg Bredoux
Benoît Hamon en campagne de primaire © Reuters Benoît Hamon en campagne de primaire © Reuters

Le candidat socialiste espère limiter, dimanche, l'ampleur de sa défaite annoncée. Prisonnier de l'appareil du PS et de ses propres hésitations malgré un programme renouvelé, il n'a jamais réussi à prendre la main sur une campagne chaotique.

A Rennes, les hésitations des électeurs de gauche

Par Lénaïg Bredoux
À Villejean, jeudi 13 avril. À Villejean, jeudi 13 avril.

Dans ce bastion de gauche, les socialistes, avec leur vague à l’âme, cohabitent avec des communistes et des Insoumis, qui ont le vent en poupe, et des ralliés à Emmanuel Macron, qui croisent les doigts. À une semaine du premier tour, ils n’ont jamais rencontré autant d’électeurs incertains de leur vote.

Europe et travail: Hamon cible Mélenchon

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Invité de Mediapart, le candidat socialiste à l’élection présidentielle a reconnu les « difficultés de sa campagne », le poids du bilan du quinquennat Hollande et de l'étiquette PS. Il s'est surtout démarqué de Jean-Luc Mélenchon, expliquant leurs désaccords sur l'Europe et la mutation du salariat.

Comment Benoît Hamon tente de s’inspirer de Bernie Sanders

Par Lénaïg Bredoux
Benoît Hamon et Bernie Sanders, le 21 septembre 2016 Benoît Hamon et Bernie Sanders, le 21 septembre 2016

L’équipe du candidat socialiste s’est entourée de plusieurs anciens conseillers de Bernie Sanders à la primaire démocrate, comme l’économiste James K. Galbraith, parrain de « l’Agenda 2017 ». Deux consultants du parti démocrate ont également été recrutés pour le pôle mobilisation. Hamon espère encore limiter la casse électorale à deux semaines du premier tour.

Hamon expose ses «regrets», Mélenchon «marche son chemin»

Par Lénaïg Bredoux
Benoît Hamon à Lille mercredi © L.B. Benoît Hamon à Lille mercredi © L.B.

Après le ralliement de Manuel Valls à Emmanuel Macron, le candidat du PS a lancé un nouvel appel à l’unité à Jean-Luc Mélenchon. Une demande aussitôt rejetée, tant l’évidence de la position « centrale » du socialiste est fragilisée.

Débat Coquerel-Piketty: les fractures de la gauche et l'Europe

Thomas Piketty et Éric Coquerel Thomas Piketty et Éric Coquerel

L’Europe est l’un des nœuds de la campagne présidentielle, au cœur du « désaccord » entre Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon. Thomas Piketty et Éric Coquerel en débattent et analysent les multiples fractures de la gauche, au cours de notre émission MediapartLive.

A Roubaix, une campagne socialiste «en rupture»

Par Amélie Poinssot
Porte-à-porte des militants PS à Roubaix, le 28 mars 2017 © AP Porte-à-porte des militants PS à Roubaix, le 28 mars 2017 © AP

Sur le terrain, la rupture entre socialistes est déjà consommée. Avant son meeting de Lille mercredi soir, Benoît Hamon doit encaisser l'appel de Manuel Valls à voter Macron. Mais dans le Nord, les militants socialistes ont déjà fait le deuil du quinquennat. Pour leur premier porte-à-porte, les militants de Roubaix se projettent déjà dans l'après. « Le PS va se transformer, c’est sûr. Disparaître, non ! Simplement, ce ne sera plus le même PS », dit l'un d'eux. Reportage.

Valls vote Macron: l'acte final des cinq ans qui ont fracturé la gauche

Par Lénaïg Bredoux
François Hollande, Manuel Valls et Emmanuel Macron. © Reuters François Hollande, Manuel Valls et Emmanuel Macron. © Reuters

En annonçant son soutien à Emmanuel Macron mercredi, l’ancien premier ministre a achevé l’entreprise d’explosion de la gauche et du PS, entamée dès le début du mandat de François Hollande.

Des socialistes toujours plus nombreux à torpiller la campagne de Hamon

Par Lénaïg Bredoux
31 juillet 2015 à l'Elysée. François Hollande, Jean-Yves Le Drian, Emmanuel Macron et Manuel Valls. © Reuters. 31 juillet 2015 à l'Elysée. François Hollande, Jean-Yves Le Drian, Emmanuel Macron et Manuel Valls. © Reuters.

Jeudi, le ministre Jean-Yves Le Drian a annoncé son soutien à Emmanuel Macron, le jour même d’un déplacement de Benoît Hamon consacré à la défense. Une nouvelle illustration des risques d’explosion du PS au lendemain de la présidentielle.

Hamon en demi-teinte, Mélenchon offensif, Macron braconne à droite

Jean-Luc Mélenchon, jeudi soir, sur le plateau de TF1 © Reuters Jean-Luc Mélenchon, jeudi soir, sur le plateau de TF1 © Reuters

Le candidat de La France insoumise et celui du PS sont souvent tombés d’accord. L’ancien ministre, lui, s’adresse clairement aux déçus de François Fillon.

A Bercy, Benoît Hamon s’offre un sursis

Par Lénaïg Bredoux
Benoît Hamon dimanche à Bercy © Reuters Benoît Hamon dimanche à Bercy © Reuters

Le candidat socialiste a réussi son pari : remplir et enflammer Bercy. Devant plus de 20 000 personnes, Hamon a fait appel pendant une heure et demie au peuple de gauche pour sauver sa campagne présidentielle.

Hamon se pose désormais en «candidat du pouvoir d’achat»

Par Lénaïg Bredoux
Benoît Hamon lors de la présentation de son projet, jeudi 16 mars © L.B. Benoît Hamon lors de la présentation de son projet, jeudi 16 mars © L.B.

Lors de la présentation de son programme présidentiel, le candidat du PS a repris l’essentiel de ses mesures phare de la primaire, comme le revenu universel, la taxe sur les robots ou le 49.3 citoyen, mais en les encadrant. Surtout, il a infléchi son discours en direction des classes populaires et moyennes. « Je suis le candidat de la feuille de paie », a-t-il affirmé.

Joly et Montgolfier contre «l’esprit de la corruption»

Par Fabrice Arfi et Michel Deléan
L'ancienne juge Eva Joly et l'ex-procureur Éric de Montgolfier © Reuters L'ancienne juge Eva Joly et l'ex-procureur Éric de Montgolfier © Reuters

Deux figures emblématiques de la lutte anticorruption en France, Eva Joly et Éric de Montgolfier, désormais soutiens du candidat Benoît Hamon, mettent en cause dans un entretien à Mediapart un déficit de tradition démocratique de la classe politique et des institutions face à la délinquance en col blanc. Et proposent des mesures pour y remédier.

En parallèle du PS, Benoît Hamon mise sur une «campagne intello»

Par Lénaïg Bredoux
Thomas Piketty présentant le projet européen de Benoît Hamon © DR Thomas Piketty présentant le projet européen de Benoît Hamon © DR

Le candidat socialiste s’est entouré de nombreux chercheurs dans son équipe de campagne pour contribuer au programme présenté ce jeudi 16 mars. Une rupture de plus avec le quinquennat de François Hollande.

Face aux départs et aux attaques, Hamon peine à riposter

Benoît Hamon, le soir de sa victoire à la primaire © Reuters Benoît Hamon, le soir de sa victoire à la primaire © Reuters

Le candidat du PS est lâché par une partie de l’aile droite, tentée par Emmanuel Macron. Dernière défection en date : celle de Bertrand Delanoë, l’ancien maire de Paris. Son équipe veut croire que cela profitera à Hamon en clarifiant les lignes à gauche. Mais sa campagne reste bien inaudible.

En Bretagne, Benoît Hamon parle services publics en terre conquise

Par christophe Gueugneau
Benoît Hamon mercredi soir à Brest © CG Benoît Hamon mercredi soir à Brest © CG

Le candidat du PS et d’EELV, né à Brest, y tenait un meeting mercredi soir. S’en prenant aux projets de Fillon et Macron, il s’est posé en « défenseur » de la fonction publique. Dans la journée, il a enchaîné les visites sur un rythme frénétique, bousculé par l’énième rebondissement de l’affaire Fillon, son adversaire de droite.

Hamon et Mélenchon: au-delà des postures, le désaccord européen

Par Lénaïg Bredoux
Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon, en marge d'une manifestation en 2009. © Reuters Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon, en marge d'une manifestation en 2009. © Reuters

Le candidat du PS et celui de la France insoumise ont acté leur désunion au premier tour de la présidentielle. Avec un argument : les divergences sur l’Europe. Elles reposent, essentiellement, sur le « plan B » de sortie des traités de Mélenchon, que Hamon refuse d’envisager.

Mélenchon, Hamon, Macron: trois nuances de vert

Par christophe Gueugneau
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L’élection présidentielle ne compte pas de candidat estampillé EELV. L’écologie n’en est pas moins représentée. Jean-Luc Mélenchon veut la planifier, et en a fait un pan très important de son programme. Benoît Hamon y est venu récemment, mais y voit un des moyens de rendre le « futur désirable ». Emmanuel Macron en a mis un peu dans son programme, dans la continuité de l’actuel quinquennat.

Benoît Hamon tente de réveiller sa campagne

Par Lénaïg Bredoux

Le PS et Europe Écologie-Les Verts sont parvenus jeudi à un accord, qui prévoit le retrait du candidat Yannick Jadot en échange de concessions sur le programme et l’octroi d’une quarantaine de circonscriptions réservées. Il doit encore être validé par les électeurs de la primaire d'EELV, parfois agacés par les négociations de ces derniers jours.

Simon Persico: «La plus-value de la candidature Jadot était devenue minime»

Par Fabien Escalona
Benoît Hamon et Yannick Jadot © Reuters Benoît Hamon et Yannick Jadot © Reuters

Pour le chercheur Simon Persico, le retrait de Yannick Jadot en échange d’un accord avec le PS était la solution la plus rationnelle pour EE-LV. Le politiste y voit la conséquence d’une reprise convaincante de l’enjeu écologique par Benoît Hamon. Soulignant la relative jeunesse de l’écologie politique parmi les forces politiques contemporaines, il estime que son avenir s’inscrira nécessairement à gauche. 

Hamon peine à sortir de la tenaille

Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon en 2010 © Reuters Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon en 2010 © Reuters

C’est une des questions-clefs pour l’avenir : EELV et le Front de gauche l’appellent à rompre avec les caciques du PS, hostiles à sa politique. Mais l’aile droite du PS lui met également la pression, avec Macron en épouvantail. Ces injonctions contradictoires provoquent comme un trou d’air dans sa campagne.

Entre Hamon et Mélenchon, la bataille de l’hégémonie à gauche

Par Lénaïg Bredoux
À la convention d'investiture de Benoît Hamon © L.B. À la convention d'investiture de Benoît Hamon © L.B.

Benoît Hamon a été officiellement investi dimanche, à Paris, comme candidat du Parti socialiste à la présidentielle, quelques heures avant le double meeting de Jean-Luc Mélenchon, présent physiquement à Lyon et en hologramme à Aubervilliers.

Croquis. Hamon-Mélenchon, les impossibles retrouvailles

Par Hubert Huertas
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À dix semaines du premier tour, Benoît Hamon a présenté son équipe. Elle penche à gauche mais n’exclut pas les amis de François Hollande ou de Manuel Valls. Si le candidat PS fait aussi route vers les écologistes, aucun accord ne se dessine avec Jean-Luc Mélenchon. Les approches politiques des deux hommes ne sont pas compatibles.  

«L’air de la campagne»: Can't Stamon the Hamon

Par Usul et Thibault Jeandemange
Vidéo accessible dans l'article. Vidéo accessible dans l'article.

La fin de l’année 2016 a connu l’habituel pic d’affluence en mairie pour l’inscription sur les listes électorales. Comme Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon tente de conquérir ces primo-votants. Cette course à la séduction passe-t-elle par une course à l’audience sur YouTube ?

Croquis. La faute à Jean-Luc?

Par Hubert Huertas
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Union, union, union. La panne de François Fillon a ravivé ce week-end le débat sur les relations entre le PS façon Hamon et la gauche version Mélenchon. On est loin du rapprochement.

Le PS s'approche d’une nouvelle «phase critique»

Par Fabien Escalona
Benoît Hamon, victorieux de la primaire PS © Reuters Benoît Hamon, victorieux de la primaire PS © Reuters

L’investiture de Benoît Hamon pourrait marquer l’ouverture d’une nouvelle « phase critique » pour le PS. L’aile gauche se voit offrir une occasion historique, mais dans un environnement hautement incertain et conflictuel. Quelle que soit l’issue de ce moment décisif, ses conséquences pèseront sur le futur de la vie politique française aussi bien que sur celui de la social-démocratie européenne. 

Benoît Hamon, vingt-cinq ans de patiente conquête

Par stéphane alliès
Benoît Hamon, en janvier dernier. © Nicolas Serve Benoît Hamon, en janvier dernier. © Nicolas Serve

Benoît Hamon récolte les fruits d’un long travail d’unification des réseaux de jeunesse du PS et de la construction d’un courant né du rocardisme et ancré à l’aile gauche du parti. Longtemps minoritaire en interne, Hamon l’emporte sur un Manuel Valls défenseur de la ligne « sociale-libérale ». Retour sur une ascension aussi imprévue que prévisible.

Hamon-Valls: l’éclatement final de la deuxième gauche

Par Fabien Escalona
Benoît Hamon et Manuel Valls, à l'enterrement de Michel Rocard. © Antoine Perraud Benoît Hamon et Manuel Valls, à l'enterrement de Michel Rocard. © Antoine Perraud

Le duel Hamon-Valls marque le brouillage, voire l’éclatement final des cultures traditionnellement distinguées dans la gauche française. Dans une primaire qui confirme le crépuscule européen du social-libéralisme, aucune des alternatives n’est en tout cas exempte de faiblesses ou de contradictions.

Le vote Hamon est urbain et breton

Par Lénaïg Bredoux et Donatien Huet
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Selon les résultats détaillés du second tour de la primaire du Parti socialiste, le député de Trappes a bénéficié du vote des grands centres urbains, des classes moyennes et de l’ouest de la France, autrefois acquis à François Hollande. Valls, lui, fait un carton en outre-mer et n’a manifestement pas mobilisé les électeurs tentés par Emmanuel Macron. Explications et cartes.

Croquis. Fracture ouverte pour un PS encore en vie

Par Hubert Huertas
Benoît Hamon. © Reuters Benoît Hamon. © Reuters

Le résultat de la primaire de la Belle Alliance populaire, dimanche 22 janvier, est sans appel. Avec plus de 1,3 million de votants, et un second tour Hamon-Valls, il délivre un double message : le PS n’est pas mort et son aile gauche est dominante.

Dossier: la primaire du PS

Par La rédaction de Mediapart

Après le renoncement du président sortant François Hollande, c'est Benoît Hamon qui a emporté le 29 janvier la primaire des quinquas ex-rénovateur du PS et l'investiture pour une candidature bien mal engagée… Tous nos articles, reportages, analyses et enquêtes sur la primaire du PS.

Benoît Hamon face à la rédaction

Par La rédaction de Mediapart
Vidéo accessible dans l'article. Vidéo accessible dans l'article.

Son programme, son bilan de ministre sous François Hollande, sa proposition phare de revenu universel d'existence, ses prises de position sur les questions internationales et les questions qui fâchent des journalistes de Mediapart sont au menu de cet entretien avec Benoît Hamon, député PS des Yvelines et conseiller régional d'Île-de-France.