Cette UMP qui penche à l'extrême droite

La campagne présidentielle de Sarkozy en 2007 avait chassé avec succès sur les terres du FN. Le débat sur l'identité nationale de l'automne 2009 a servi de défouloir à droite. Le discours de Grenoble de Sarkozy, le 30 juillet 2010, a carrément ouvert la voix à une extrême droitisation d'une partie de l'UMP, divisant la majorité en deux. Mediapart décrypte ce rebond du pouvoir à l'extrême droite.

Les mots du FN dans la bouche de l'UMP: l'inventaire

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Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen © Reuters Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen © Reuters
«Les immigrés que nous accueillons doivent adopter nos coutumes», a dit Claude Guéant jeudi. Aujourd'hui, la «lepénisation» de l'UMP dénoncée par l'opposition n'est plus le seul fait d'une minorité, rangée sous l'étiquette «Droite Populaire», et ne concerne plus seulement le thème de l'immigration. Mediapart a épluché cinq ans de mots et de mesures à la droite de l'échiquier politique.

Claude Guéant, porte-drapeau des thèses de l’extrême droite

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Dérapages? Non. Maladresses? Non plus. Le premier flic de France agit en connaissance de cause quand il s'empare des questions migratoires et religieuses. Ses déclarations construisent un paysage idéologique cohérent salué par Marine Le Pen.

Hortefeux, le ministre indigne de la République

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Brice Hortefeux a été condamné, vendredi, pour atteinte à la présomption d'innocence à l'encontre du magistrat David Sénat. C'est la deuxième condamnation du ministre en moins d'un an. Comment l'Elysée pourrait-il maintenir au poste clé de l'intérieur un délinquant récidiviste?

Thierry Mariani, le ministre droitier qui a «ouvert la boîte de Pandore»

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Thierry Mariani. © Reuters Thierry Mariani. © Reuters
Alors que chacun a les yeux sur la crise de la dette, lui ne pense qu'à ficher les allocataires sociaux. Thierry Mariani a créé, il y a un an, la Droite populaire pour faire entendre l'aile droitière de l'UMP. Aujourd'hui promu ministre des transports, il tente de freiner ses troupes.

Wauquiez ou la «Droite sociale» ultra-libérale

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L. Wauquiez, le 18 novembre 2010. © Fondapol/Flikr L. Wauquiez, le 18 novembre 2010. © Fondapol/Flikr

En dénonçant le «cancer» des «dérives de l'assistanat», et en annonçant une série de mesures sur le RSA, Laurent Wauquiez a fait chavirer sa Droite sociale, sensibilité centriste de l'UMP, vers les rangs des ultra-libéraux. Portrait d'un ministre libéral qui s'habille de social depuis dix ans.

Une honte nationale, le parti pris d'Edwy Plenel

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Le succès de l'appel de Mediapart, «Nous ne débattrons pas», n'est pas simplement le refus de cautionner une machine infernale, de division et d'exclusion. Ce sursaut a pour moteur la compréhension qu'avec ce « grand débat surl'identité nationale », se donne à voir la nature profonde du régime. Il faut relire mot à mot les deux discours de Nicolas Sarkozy et de François Fillon. Pour la première fois s'énonce, au sommet de laRépublique, l'idéologie de la droite extrême, celle qui fut au pouvoir avec Philippe Pétain sous Vichy, cette droite à la fois maurrassienne, orléaniste et élitiste qui n'a jamais admis la démocratie libérale.

Du discours de Grenoble au projet Besson: notre dossier

Entretiens, analyses, enquêtes, tribunes: retrouvez un dossier spécial de Mediapart.

«La campagne 2012 se fera à droite»

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Elus de droite, ex-élus, militants et sympathisants sont inquiets: quel sera le projet de l'UMP? La majorité présidentielle n'a jamais été autant divisée. Reportage à Marseille avec Dominique Tian, député de la Droite populaire.

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