Dossier: la primaire de droite

Dossier: la primaire de droite

Le 27 novembre, François Fillon a remporté la primaire, et l'investiture du parti Les Républicains pour la présidentielle de 2017. Retrouvez tous nos articles.

François Fillon, la revanche du besogneux

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François Fillon, après sa victoire à la primaire de droite, le 28 novembre 2016 à la Masion de la chimie à Paris. © Reuters François Fillon, après sa victoire à la primaire de droite, le 28 novembre 2016 à la Masion de la chimie à Paris. © Reuters

L’ancien premier ministre de Nicolas Sarkozy sort vainqueur de la primaire de la droite et du centre. Pendant des années, il a travaillé ses ambitions personnelles dans l’ombre des autres, puis a réussi à faire oublier sa responsabilité dans l’échec de 2007-2012.

Aux QG des candidats: «C’est ça, se rassembler?»

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Alain Juppé à son QG, le 27 novembre au soir. © Reuters Alain Juppé à son QG, le 27 novembre au soir. © Reuters

Une poignée de main Fillon-Juppé et il est maintenant question de « rassemblement ». Les proches du maire de Bordeaux sont perplexes : les gages donnés à l’extrême droite ne s’oublieront pas de sitôt.

En direct. Fillon écrase le second tour de la primaire

Revivez notre compte-rendu du second tour de la primaire de droite, avec nos envoyées spéciales dans les QG des candidats et les dessinateurs de battrelacampagne.fr. Sur 95 % des bureaux dépouillés, François Fillon obtient 66,5 % des voix et devient le candidat LR.

Pour «casser la baraque», le projet-gourdin de Fillon

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Éclipsé par le duel Sarkozy-Juppé, François Fillon a pris le temps de construire un projet radical. Passage en force dès le début du quinquennat, fin du système de Sécurité sociale, réécriture du droit de la filiation, mise en place de « statistiques d’origine »

Au dernier débat de la primaire, Juppé sonné par le «choc libéral» de Fillon

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Pour l’ultime débat de la primaire de la droite et du centre, Alain Juppé et François Fillon se sont affrontés dans une ambiance à couteaux tirés. Le maire de Bordeaux, qui jouait là son va-tout, a fait face tout au long de la soirée à un ancien premier ministre offensif et galvanisé par son score du premier tour. 

Fillon ou la revanche de la France des clochers

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Église de Sablé-sur-Sarthe Église de Sablé-sur-Sarthe

La France de François Fillon – au-delà de son thatchérisme économique revendiqué – est peut-être avant tout une France qui exalte le terroir. Une France patriarcale, catholique, nourrie d’imaginaire rural et qui ne veut pas voir son beau « roman national » abîmé par la repentance ou par la présence musulmane. 

Fidèles, sarkozystes, droite extrême: les soutiens empoisonnés de Fillon

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Bruno Le Maire, François Fillon, Valérie Boyer, Laurent Wauquiez et Madeleine de Jessey au meeting de Lyon, le 22 novembre. © Reuters Bruno Le Maire, François Fillon, Valérie Boyer, Laurent Wauquiez et Madeleine de Jessey au meeting de Lyon, le 22 novembre. © Reuters

François Fillon voit revenir toute une série d’élus qui le méprisaient il y a encore quelques semaines. Parmi eux, beaucoup de sarkozystes, mais aussi plusieurs figures de la droite extrême. À ses côtés, elles entendent relancer dès 2017  la «fusion des droites».

A Toulouse, Alain Juppé livre un pénible exercice d'équilibrisme

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Dans les coulisses du meeting de Toulouse : un coup de mou... © E.R. Dans les coulisses du meeting de Toulouse : un coup de mou... © E.R.

Lors de son premier meeting d'entre-deux-tours tenu mardi soir à Toulouse, Alain Juppé s'en est pris au programme « conservateur » et aux réformes « irréalisables » de François Fillon. Tout en se posant en rassembleur de la droite et du centre. La salle, malgré les quinze points d'écart entre les deux candidats, voulait encore y croire.

Affaires, FN, gauche, islam, droite catholique: ce qui a enterré Sarkozy

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L’ex-chef de l’État s’est fracassé sur les murs de l’antisarkozysme. Département par département, les résultats du premier tour de la primaire montrent les raisons pour lesquelles les électeurs se sont mobilisés dans le seul but de l’évincer.

Nos adieux à Nicolas Sarkozy

Vidéo accessible dans l'article. Vidéo accessible dans l'article.

Après l'échec de l'ancien président de la République à la primaire de la droite et du centre, retour sur nos enquêtes le concernant, dont la plus longue et la plus lourde : l'affaire libyenne, qui devrait connaître de nouveaux rebondissements judiciaires. Un débat avec Fabrice Arfi et Ellen Salvi, animé par Edwy Plenel.

François Fillon, celui qui veut être «l'homme de fer»

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François Fillon est un adepte de la stratégie du choc. Abrogation des 35 heures et de l'ISF, fiscalité réduite pour le capital, retraite à 65 ans, réforme de l'assurance chômage, droit du travail… Il veut mener sa révolution néolibérale en deux mois. Au risque d'un choc récessif détonant.

Le naufrage d’un système et d’une certaine France

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Avec la chute de Nicolas Sarkozy, le premier tour de la primaire souligne la permanence et la puissance du rejet suscité depuis longtemps à droite par l’ancien président.

Sarkozy congédié ou la revanche des électeurs

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C’est une défaite et une humiliation. Renvoyé par son propre électorat, Sarkozy voit toute sa stratégie taillée en pièces. Elle tenait du village Potemkine.


Au QG de Fillon: «Nous, on n’a jamais douté qu’il gagnerait»

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Dimanche soir, des dizaines de militants se sont retrouvés au petit QG de François Fillon, galvanisés d’avoir déjoué tous les pronostics.

Alain Juppé dans «Mission impossible»

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Arrivé très loin derrière François Fillon, le maire de Bordeaux a bien peu de chances de rattraper un tel retard d'ici à dimanche prochain.

Primaire de la droite: les résultats et réactions

Avec nos envoyés en régions et dans les QG des candidats et les dessinateurs de Battrelacampagne.fr, toutes les infos sur le premier tour. Sur 95 % des bureaux de vote, François Fillon arrive en tête avec 44,2 % des voix, Alain Juppé 28,6 %, Nicolas Sarkozy 20,6 %.

De Tourcoing à Marseille, jour de vote pour le peuple de droite

Par , , , et Jean-Marie Leforestier
 © FZ © FZ

Près de quatre millions de personnes se sont mobilisées pour voter à la primaire de la droite. De Tourcoing à Marseille, en passant par Versailles, la banlieue cossue toulousaine et la campagne alsacienne, Mediapart a rencontré le peuple de droite.

François Fillon, un candidat dopé par les réseaux de la cathosphère

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Le mouvement Sens commun, issu de la Manif pour tous, mène une campagne active sur le terrain et les réseaux sociaux pour l’ancien premier ministre, jugé le plus à même de défendre ses valeurs.

Primaire de la droite: la grande inconnue du premier tour

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 © Reuters © Reuters

Dimanche soir, les résultats du premier tour viendront confirmer ou infirmer les conjectures auxquelles se livrent les candidats depuis le début de la campagne. De la « majorité silencieuse » de Sarkozy, au recours Juppé, en passant par l’alternative Fillon, tous les scénarios ont été envisagés. En vain. L’issue du scrutin repose sur une donnée qu’aucun sondage ne peut anticiper : le nombre de participants.

Avant le scrutin, la droite se perd dans un dernier débat hors-sol

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Troisième débat de la primaire de la droite et du centre © Reuters Troisième débat de la primaire de la droite et du centre © Reuters

Pour leur dernière confrontation avant le premier tour de la primaire, dimanche, les candidats de la droite et du centre ont réussi à n’aborder aucune question qui fâche : ni le bilan de Nicolas Sarkozy ni l’affaire libyenne n’ont vraiment fait débat.

Dans les arcanes de la «firme» Juppé

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Infographie accessible dans l'article © DH Infographie accessible dans l'article © DH

Depuis son entrée en campagne en 2014, Alain Juppé peut compter sur le soutien d’une poignée de fidèles qui s’activent dans les coulisses pour assurer sa victoire. Chiraquiens historiques, élus de la nouvelle génération, hauts fonctionnaires… Ils vouent une admiration incommensurable à l’éternel numéro 2, presque aussi grande que la détestation qu’ils nourrissent envers Nicolas Sarkozy.

Dans l’Eure, l’autre visage de Bruno Le Maire

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Meeting de Bruno Le Maire Meeting de Bruno Le Maire

Bruno Le Maire est arrivé dans l’Eure il y a une dizaine d'années pour s’y constituer un fief et un réseau d’affidés. Avec lui, une nouvelle génération d'élus bien décidés à imposer une « droite décomplexée » à un département jusque-là marqué par une « droite à la papa ». Mais l'ancrage local de Le Maire s'est aussi appuyé sur des méthodes souvent brutales et une pratique du pouvoir qui jettent une lumière toute particulière sur le « renouveau » politique qu’il prétend incarner.

La victoire de Donald Trump donne des ailes à Nicolas Sarkozy

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La victoire de Trump rassure les sarkozystes qui y voient le signe annonciateur de la future défaite d’Alain Juppé à la primaire de la droite. Pour connaître le même succès que le magnat américain, l’ex-chef de l’État adopte la même stratégie : populisme, outrances et va-tout.

Fillon compte lui aussi faire mentir «l’establishment»

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Dopé par la victoire de Trump, François Fillon rêve de bousculer le duel annoncé de la primaire. À dix jours du premier tour, l’ancien premier ministre, dont les meetings font le plein, est persuadé de créer la surprise. 

Au Zénith, Alain Juppé contre ceux qui «gonflent leurs biceps»

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Entrée d’Alain Juppé au Zénith de Paris, le 14 novembre. © ES Entrée d’Alain Juppé au Zénith de Paris, le 14 novembre. © ES

Un mois après Nicolas Sarkozy, Alain Juppé a rempli à son tour le Zénith de Paris, lundi 14 novembre au soir. Pendant près de deux heures, le maire de Bordeaux et ses soutiens ont fustigé la « bassesse populiste ». Et prévenu : « La France n’a pas besoin d'un mini-Trump. »

Débat de la primaire: punching-ball Sarkozy

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Au cours d’un deuxième débat tendu, l’ex-chef de l’État a servi de punching-ball à ses adversaires. Incarnation présidentielle, alliances diplomatiques douteuses, inconstance politique… Les candidats ont décidé d’user de leur droit d’inventaire sur les années Sarkozy.

A Neuilly, Sarkozy entouré des Balkany ouvre grand les vannes

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À moins de deux semaines du premier tour de la primaire de la droite et du centre, Nicolas Sarkozy s'est rendu à Neuilly-sur-Seine se ressourcer devant ses « amis fidèles » des Hauts-de-Seine, dont le couple Balkany.

Les sarkozystes lancent une offensive désespérée contre Bayrou

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À trois semaines du premier tour de la primaire, les sarkozystes pensent avoir trouvé en François Bayrou l’angle d’attaque idéal pour contrer Alain Juppé. En en faisant le problème n°1 du scrutin, l’ex-chef de l’État révèle la faiblesse de ses dernières armes.

Malgré ses liens avec la droite extrême, Poisson reste dans la primaire de la droite

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Le président du Parti chrétien-démocrate n’est finalement pas exclu de la primaire de la droite. S’il a multiplié les mea culpa à la suite de ses propos sur les « lobbies sionistes », il ne s’est en revanche guère appesanti sur les relations qu’il entretient avec une partie de la droite extrême.

Education: les candidats de droite cherchent à se distinguer

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Quelle sera la feuille de route pour l’école si la droite l’emporte en 2017 ? Malgré beaucoup de points communs, les programmes des candidats à la primaire divergent sur certains aspects essentiels. Décryptage, alors que le deuxième débat télévisé doit se concentrer en partie sur ces questions.

La droite en croisade identitaire dans les classes

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C'est surtout une musique identitaire qui s’échappe des programmes des candidats à la primaire de la droite. L’école devient le réceptacle des obsessions françaises avec l’écriture d’un récit national, le retour de l’uniforme ou encore l’interdiction du voile à l’université.

Syrie: la droite française prône un rapprochement avec la Russie

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Pour leur deuxième débat, les candidats à la primaire de droite et du centre s’exprimeront sur la lutte contre le terrorisme et ses implications internationales. À l’opposé de la diplomatie française, la plupart prônent un rapprochement avec la Russie, alliée du régime de Bachar al-Assad.

La «Manif pour tous»: un solide réseau international

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La Manif pour tous, qui veut s’inviter dans l’élection présidentielle française, a de solides ramifications en Europe. Russes et Américains sont également très présents dans la nébuleuse des organisations appelant à battre le pavé pour la défense de la famille traditionnelle. 

La droite soutient «La Manif pour tous» du bout des lèvres

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Cortège d’élus UMP (ex-LR) à « La Manif pour tous » du 13 janvier 2013, à Paris. © Reuters Cortège d’élus UMP (ex-LR) à « La Manif pour tous » du 13 janvier 2013, à Paris. © Reuters

Dimanche 16 octobre, « La Manif pour tous » est descendue dans la rue pour ramener sa vision de la famille au cœur des débats. Contrainte par l’échéance de la primaire, la droite a affiché un soutien plus que discret à ce mouvement qui n’en finit pas de se radicaliser.

La droite s’enlise dans un débat sans débat

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Les sept candidats sur le plateau de TF1, jeudi 13 octobre. © Reuters Les sept candidats sur le plateau de TF1, jeudi 13 octobre. © Reuters

Jeudi 13 octobre, les sept candidats à la primaire de la droite et du centre ont peiné à se différencier au cours d’un débat réduit à une bataille de slogans. L’exercice annoncé comme décisif n’a jamais réussi à décoller. Ils redoutaient un « pugilat ». Ils ont offert un grand moment d’ennui.

Le débat de la primaire se transforme en référendum anti-Sarkozy

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Jeudi soir, les sept candidats à la primaire de la droite et du centre débattront pour la première fois à la télévision. Tandis que Nicolas Sarkozy joue son va-tout à coup de mesures percutantes et de formules chocs, son principal adversaire, Alain Juppé, continue d’engranger de nouveaux soutiens.

Voter ou ne pas voter Juppé à la primaire de droite (quand on est de gauche)?

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C’est devenu LE débat entre gens de gauche, et l’occasion de longues dissertations sur deux visions du vote : l’électorat stratège et l’éthique de la délibération. Tour d’horizon des arguments les plus pertinents, ou vicieux, de chaque camp.

Programmes économiques de la droite: l’option vintage

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Les candidats à la primaire de la droite vont débattre pour la première fois ce jeudi de leurs projets économiques. Leurs programmes, souvent très similaires, proposent un cocktail archi classique, dans la plus pure tradition de l’orthodoxie libérale. Retour aux fondamentaux. Ou aux années 1980. 

Pour se démarquer de Hollande, les candidats de droite misent sur la surenchère néolibérale

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La politique économique et sociale conduite par François Hollande depuis 2012 contraint tous les candidats à la primaire de la droite à se décaler encore plus à droite. Leurs propositions sont souvent explosives, mais c’est le chef de l’État qui a allumé la mèche.

La droite met au programme la récession et le chômage

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Pour les candidats de droite, le néolibéralisme reste un horizon indépassable. C'est ce qu'ils affirment, à l'opposé des institutions internationales et d'une partie des droites européennes. Comme si la crise de 2008 et toutes les expériences qui l’ont suivie n’avaient jamais existé. Leur « purge patronale », selon le mot du libéral Alain Madelin, conduira à la récession et à encore plus de chômage.

La période faste du sarkozysme s’achève au Zénith

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Au Zénith de Paris, le 9 octobre. © Reuters Au Zénith de Paris, le 9 octobre. © Reuters

Nicolas Sarkozy a tenu dimanche 9 octobre son grand meeting de campagne pour la primaire de la droite et du centre. Devant un parterre de fans réunis au Zénith de Paris, l’ex-chef de l’État s’en est pris vertement à l’« élite » française et a dégainé ce qui ressemble fort à ses derniers atouts. La période faste du sarkozysme semble désormais révolue. Dans la forme, comme dans le fond.

L'outre-mer, enjeu caché de la primaire de la droite

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En 2012, lors de la “guerre Copé-Fillon”, les voix de l'outre-mer avaient fait la différence au finish. Presque tous les candidats à la primaire de la droite sont retournés en Polynésie, à Mayotte, à La Réunion. Avec des thèmes de campagne aussi sensibles que le droit du sol et les dégâts du nucléaire, pour convaincre le « bloc ultramarin ».

La candidature de Nicolas Sarkozy inquiète... les services de renseignement

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Siège de la DGSI, à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine). © Reuters Siège de la DGSI, à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine). © Reuters

Que ce soit à la DGSI, ce « FBI à la française » qu’il a créé, ou dans les autres services de renseignement, les espions craignent de voir Nicolas Sarkozy redevenir président de la République. Ils lui reprochent son action passée, comme la suppression des Renseignements généraux. Surtout, son programme et son comportement les inquiètent dans la perspective de la lutte contre le terrorisme.

En Corse, l’«identité heureuse» de Juppé à l'épreuve des tensions identitaires

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Dans les rues d’Ajaccio, le 5 octobre. © ES Dans les rues d’Ajaccio, le 5 octobre. © ES

En déplacement en Corse, Alain Juppé pensait avoir trouvé de quoi promouvoir son concept d'« identité heureuse ». Ce faisant, le maire de Bordeaux a choisi de fermer les yeux sur les tensions identitaires qui secouent l’île.

Affaires: les anciens alliés de Nicolas Sarkozy brisent l’omerta

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Nicolas Sarkozy à Calais, le 21 septembre. © Reuters Nicolas Sarkozy à Calais, le 21 septembre. © Reuters

Après avoir longtemps évité les attaques ad hominem, les anciens alliés – devenus adversaires – de Nicolas Sarkozy n’hésitent plus à s’emparer des affaires pour l’achever politiquement. Bygmalion, Kadhafi, Squarcini, Buisson… L’ex-chef de l’État croule sous le poids des révélations et des nouveaux témoignages. Pour la première fois, ils pourraient lui être fatals.

Primaire de la droite: la France sur ordonnances

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La quasi-totalité des candidats à la primaire de la droite veulent « gouverner par ordonnances » dès les premiers mois du quinquennat. Une méthode choc pour réformer l'assurance chômage, la fonction publique ou l'éducation en tordant le bras du Parlement et en prenant de court les syndicats. 

Alain Juppé, son ennemi, c’est François Hollande

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À quelques jours d’intervalle, François Hollande et Alain Juppé se sont exprimés sur la démocratie et l’État. Pour mieux se distinguer du président sortant, le maire de Bordeaux a vanté, à Villeurbanne, ses solutions libérales.

Sarkozy, Juppé, Fillon ont tous œuvré pour la guerre en Libye

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Adversaires à la primaire de la droite et du centre, Nicolas Sarkozy, François Fillon et Alain Juppé étaient en 2011, respectivement président de la République, premier ministre et ministre des affaires étrangères. Aujourd'hui, seul l’ex-chef de l’État se félicite encore de la guerre en Libye.

Primaire à droite: les électeurs de gauche ou du FN vont-ils «se payer Sarko pour 2€»?

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 © Reuters © Reuters

La primaire de la droite et du centre risque fort d’attirer des électeurs issus de la gauche et de l’extrême droite. Si le phénomène est pour l’heure jugé « marginal » par les candidats, il pourrait influer sur le résultat du scrutin. Autour d’un même credo : empêcher Nicolas Sarkozy de briguer un deuxième mandat présidentiel.

Derrière l’«identité heureuse» de Juppé, sa vision malheureuse de la France

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Dans une campagne pour la primaire crispée sur les questions identitaires, Alain Juppé veut imposer son concept d’« identité heureuse ». Une formule optimiste, qui lui permet de se distinguer sur la forme de Nicolas Sarkozy. Car sur le fond, les deux hommes partagent le constat d’une France « abîmée à l’intérieur ».

Le féminisme à géométrie variable de la droite

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Nathalie Kosciusko-Morizet et Olivier Dassault à l’Assemblée nationale, en janvier 2016. Nathalie Kosciusko-Morizet et Olivier Dassault à l’Assemblée nationale, en janvier 2016.

Après des années d’inertie, la droite s’empare enfin de la question de l’égalité entre les femmes et les hommes. Mais le sujet n’est abordé que sous le prisme de l’islam et de l’identité française. Un féminisme d’un nouveau genre qui cache une réalité profondément sexiste.

Au Cannet, Copé veut croire à sa résurrection politique

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Isolé et au plus bas dans les sondages, Jean-François Copé a tenté ce dimanche de se présenter comme la divine surprise de la primaire de l’opposition. Pour exister dans une campagne à droite toute, il n’a pas hésité à faire de la surenchère sur la menace du « communautarisme islamiste » face à un public chauffé à blanc sur ces questions. 

Bruno Le Maire distribue trois kilos de programme

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Dans cette primaire où il peine toujours à exister, Bruno Le Maire a présenté ce week-end son programme. Un pavé de mille pages pour s'imposer « entre le retour du Kärcher et l’immobilité heureuse » et issu, dit-il, de ses rencontres avec les Français. Des Français plus souvent propriétaires, héritiers, industriels, médecins libéraux, que smicards.

Fillon promet d’envoyer la gendarmerie à ceux qui s'opposent à son choc libéral

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Invité ce lundi 5 septembre par des associations libérales, le candidat à la primaire de la droite promet, s'il est élu président de la République, d’envoyer aux entreprises un « signal très fort ». Aux forces de résistance et autres syndicats « arc-boutés sur leurs acquis », il opposera la gendarmerie.

Sarkozy, Juppé, Fillon, Le Maire: les héritiers d’une droite sans surprise

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Au campus LR de La Baule, le 4 septembre © Reuters Au campus LR de La Baule, le 4 septembre © Reuters

Au campus LR (ex-UMP) de La Baule, les quatre principaux candidats à la primaire de novembre ont mis en avant leurs différences de sensibilités. Chacun à leur façon, ils incarnent les tendances les plus classiques de la droite française. Dans leurs versions fragmentées, appauvries et désincarnées.

La droite sarkozyste refuse d'éteindre la polémique sur le burkini

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Avant même la décision du Conseil d'État qui invalide les arrêtés municipaux contre le port de burkinis sur les plages, Nicolas Sarkozy réclamait une loi.. Le voilà prêt à une révision de la consitution! Ses proches, les députés Guillaume Larrivé et Éric Ciotti, ont annoncé dès vendredi qu'ils allaient déposer une proposition de loi à l'Assemblée. 

Pourquoi Sarkozy entretient le feu des divisions à droite

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La campagne pour la primaire n’est pas encore officiellement lancée que les ambitieux de 2017 se déchirent déjà. Au risque d’écœurer les futurs électeurs, trois mois avant le scrutin. C'est justement le calcul de Sarkozy: une faible mobilisation des électeurs de droite et du centre peut lui offrir une chance de l’emporter.

Sarkozy se défend d’être populiste dans un discours au «peuple de France»

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Nicolas Sarkozy en meeting à Châteaurenard, jeudi. © (AD) Nicolas Sarkozy en meeting à Châteaurenard, jeudi. © (AD)

Les bons Français ruraux contre les représentants des minorités qui menacent de prendre le pouvoir : telle est la ligne de fracture que veut installer Nicolas Sarkozy. Dans son premier meeting à Châteaurenard, il a choisi ses ennemis politiques : Hollande et Le Pen.

Sur l'écologie, la droite recule

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C’est dans un assourdissant silence sur les thématiques écologiques que Les Républicains se sont lancés dans la pré-campagne des primaires. Tour d'horizon des prétendants à la candidature du parti de droite.

Après le Brexit, la droite française martèle l'importance de la «Nation»

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Le Brexit est venu renforcer le discours des eurosceptiques, des souverainistes… et de Bruno Le Maire, qui réclame un référendum sur l'UE. Les dirigeants de droite ont réorienté leurs discours sur la nation et les frontières.

Les investitures de Balkany et Tron pour les législatives s’invitent dans la primaire de la droite

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Mis en examen pour fraude fiscale, blanchiment de fraude fiscale, corruption passive et déclaration mensongère, cité dans l’affaire des Panama Papers, Patrick Balkany a été investi pour les législatives de 2017 par Les Républicains cette semaine. Ce jeudi, c’est l’investiture de Georges Tron, accusé de viol, qui a été annoncée. Dans les rangs du parti, ces décisions provoquent un certain malaise.

La campagne parallèle des jeunes pour la primaire LR

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Derrière les officines traditionnelles des candidats à la primaire à droite, s’activent des groupes de soutien composés uniquement de militants pas encore trentenaires. Ces mouvements de jeunes ont lancé une campagne parallèle où mises en scène et événements festifs organisés sur les réseaux sociaux prennent le pas sur les débats politiques.

Courtisés pour la primaire de la droite, les élus locaux restent frileux

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Dans les fédérations départementales Les Républicains, on s'organise depuis plusieurs semaines déjà en vue du scrutin de novembre. Sollicités pour leurs parrainages mais surtout pour leur influence, les élus locaux rechignent pourtant à s'engager pour des candidats qu'ils jugent éloignés des réalités de terrain.

Primaire LR: et si Le Maire était un Macron bien ancré à droite?

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Rival des ténors de la droite pour la primaire de novembre, Bruno Le Maire multiplie les rencontres avec les électeurs pour les convaincre qu'il peut incarner le « renouveau ». Mais nombreux sont ceux qui sont attentifs à ne pas trop le voir s'écarter des antiennes traditionnelles de la droite, notamment autour des questions de sécurité et d'immigration. Reportage à Lyon et Paris.

A droite, chaque candidat se dit déterminé à changer l'Europe

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Les candidats à la primaire de la droite voient dans le débat sur le Brexit l'occasion de tester leurs idées sur l'Europe. Référendum, Schengen-II, nouveau traité, noyau intégré... Paris doit retrouver sa place de leader aux côtés de Berlin, ne cessent-ils de répéter.

Les très libéraux programmes économiques des candidats de la droite

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Fin des 35 heures, recul de l’âge de départ en retraite, dégressivité des allocations chômage… En vue de la présidentielle de 2017, les représentants de l'opposition battent la charge sur le front de l’économie, au détriment des fonctionnaires, des classes moyennes et des bénéficiaires de prestations sociales.

Primaire à droite: les jeunes sont les oubliés des programmes des candidats

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Les candidats à la primaire de novembre communiquent à l’excès sur les jeunes qui les entourent. Mais au-delà des selfies et des formules creuses, la jeunesse ne semble susciter que très peu d’intérêt à droite, comme en témoignent les différents programmes des ambitieux de 2017. Car ce sont les plus de 65 ans qui domineront largement l'électorat de la primaire.

Nicolas Sarkozy revient... comme avant

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Nicolas Sarkozy au siège de LR, le 24 juin. © Reuters Nicolas Sarkozy au siège de LR, le 24 juin. © Reuters

L'ancien président a conclu ce samedi 2 juillet le dernier conseil national de LR (ex-UMP) avant la primaire. Pas encore candidat, mais déjà en campagne, il renoue avec ses marottes légendaires et profite des crises sociale et européenne pour imposer l’idée d’un retour en force.

Dépenses pour la primaire: LR crée un plafond sans contrôle

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Pour éviter une course à l’échalote délétère, le parti de Nicolas Sarkozy va limiter les dépenses pour la campagne de la primaire à 1,5 million d’euros par candidat. En réalité, personne ne contrôlera ce plafond qui risque de s’envoler à la première bourrasque.

Primaire à droite: Sarkozy soupçonné de vouloir saborder le scrutin

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Alain Juppé, Nicolas Sarkozy et François Fillon à La Baule, septembre 2015. © Reuters Alain Juppé, Nicolas Sarkozy et François Fillon à La Baule, septembre 2015. © Reuters

En s’arc-boutant sur les modalités de vote des Français de l’étranger à la primaire, Nicolas Sarkozy fait monter d’un cran la tension avec ses concurrents. Ces derniers redoutent que l’ex-chef de l’État ne sabote le vote et ne fasse en sorte de réduire le corps électoral.

Menacé par la primaire, le centre cherche un moyen de survivre

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Faute d’accord avec LR (ex-UMP), l’UDI appelle ses adhérents à voter contre une participation à la primaire de 2016. Un boycott qui pourrait bien arranger les affaires de Nicolas Sarkozy.

A droite, les candidats encerclent Sarkozy

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Pas une semaine ne passe sans qu’apparaisse une nouvelle candidature à la primaire de 2016. Nicolas Sarkozy ne s’est pas encore officiellement déclaré, mais ils sont pourtant déjà une dizaine à vouloir le défier. « Ce n'est plus une primaire, c'est une équipe de foot », raille Jean-Christophe Cambadélis.

Nicolas Sarkozy est devenu le punching-ball des candidats à la primaire

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Nicolas Sarkozy voulait profiter du conseil national de LR (ex-UMP) pour asseoir son autorité et éviter qu’Alain Juppé ne creuse davantage l'écart. Cette opération de la dernière chance a viré court. Et l’ex-chef de l’État n’a pu que constater, impuissant, que ses anciens alliés ne l’écoutaient plus. Trop occupés qu’ils sont à lui cogner dessus.

Bruno Le Maire cuisine son «renouveau» dans les vieux pots de la droite

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L’ancien ministre se présente comme le chantre du « renouveau », prêt à en découdre avec « les mêmes têtes, les mêmes idées et les mêmes comportements ». Mais au-delà des effets de com’, peu de choses, dans son parcours politique ou ses prises de position, le distinguent de ses adversaires à la primaire.

Alain Juppé, «candidat normal» de droite

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 © Reuters © Reuters

Pour battre Nicolas Sarkozy à la primaire, Alain Juppé adopte une stratégie de campagne qui ressemble à s’y méprendre à celle qu’avait élaborée François Hollande en 2012.

Nicolas Sarkozy est devenu le punching-ball des candidats à la primaire

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Nicolas Sarkozy voulait profiter du conseil national de LR (ex-UMP) pour asseoir son autorité et éviter qu’Alain Juppé ne creuse davantage l'écart. Cette opération de la dernière chance a viré court. Et l’ex-chef de l’État n’a pu que constater, impuissant, que ses anciens alliés ne l’écoutaient plus. Trop occupés qu’ils sont à lui cogner dessus.

Germain (PS) et Solère (UMP): la primaire peut-elle tout chambouler?

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L'organisation par les partis de primaires, leur principe et leurs conséquences peuvent être énormes sur le fonctionnement de la Ve République. Pour en débattre: le député socialiste Jean-Marc Germain, qui a participé à l’organisation de la primaire PS en 2011, et le député UMP Thierry Solère, qui prépare la primaire UMP de l’automne 2016.

Primaire UMP: «Sarkozy a beaucoup à perdre»

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Depuis le succès de la primaire PS de 2011, ce mode de désignation fait consensus. À tel point que l’UMP, où la culture du chef s’est toujours imposée, s’y est convertie. Que dit la généralisation de ce scrutin de notre système politique ? Entretien avec Rémi Lefebvre.

Avec sa primaire à droite, l'UMP apprivoise la «démocratie»

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En fixant les règles de la primaire de 2016, l'UMP vient d'opérer une rupture historique. Tout chef de parti et ancien président qu’il est, Nicolas Sarkozy est redevenu un ambitieux comme un autre. Bonaparte a déserté la rue de Vaugirard.