A Bruxelles, Hollande refuse encore de monter au créneau face à Merkel
Seule annonce sur le front économique, à l'issue du sommet européen de samedi: la tenue de trois sommets, en octobre, sur la croissance et l'emploi. C'est peu, pour le chef de l'Etat français, qui peine toujours autant à prouver que sa stratégie européenne porte ses fruits.
Le 18 Brumaire de Manuel Valls
Il y eut le « pronunciamiento » du 2 avril contre Jean-Marc Ayrault, fruit d'une alliance Valls-Montebourg-Hamon. Voici le 18 Brumaire de Valls, se libérant du «deal» passé et imposant au chef de l'État le départ des rivaux et un nouveau gouvernement. Le 25 août, Manuel Valls a ainsi mis fin au quinquennat de François Hollande et à toute contestation du néolibéralisme.
La Rochelle: Valls calme le jeu face à des militants exaspérés
L'exaspération militante était palpable lors de la clôture de l'université du PS de La Rochelle. Les sifflets et demandes de gauche se sont atténués à mesure que le premier ministre a modéré son propos.
A La Rochelle, des rébellions désordonnées
La deuxième journée des universités d’été du PS a donné lieu à l’expression des multiples désaccords avec le « tournant libéral » du pouvoir. Mais les rébellions restent sporadiques, et pour l'instant désordonnées, des « frondeurs » à Christiane Taubira, en passant par les anciens ministres débarqués et les autres partis de gauche.
Les socialistes dans le piège de la Ve République
Le changement de gouvernement et l’orientation libérale défendue par Valls, comme la menace implicite de dissolution brandie par l’exécutif, placent les socialistes critiques dans une impasse dont ils ont du mal à se sortir. Comment attaquer la forteresse institutionnelle? Surtout quand le pouvoir annonce son intention de recourir aux ordonnances.
Matthias Fekl (PS): «Le social-libéralisme est dépassé»
« La gauche, c’est une dynamique. Ce n'est ni le repli, ni le conservatisme, ni une vision répressive de la société », estime le député PS Matthias Fekl, secrétaire national du PS, critique de l'exécutif sans avoir pour autant rejoint les frondeurs.
A La Rochelle, des ministres «lost in translation»
Social-libéral, social-démocrate, socialiste: les ministres du gouvernement Valls ne savent plus comment ils s’appellent, et plus vraiment où ils habitent. Deux ans et demi après la victoire de François Hollande, ils en sont à devoir prouver leur appartenance à la gauche et à aligner de confuses explications.
Paroles de militants PS: «Il faut du concret, du boulot, du pouvoir d'achat»
Au lendemain du remaniement ministériel, la base militante ne parle pas d'une même voix. Entre ceux qui partagent la vision des «frondeurs» et ceux qui restent solidaires du gouvernement, témoignages de socialistes durant ces trois jours.
La «génération 21-avril» se trouve au pied du mur
Ce n’est pas un hasard si les contestataires à la gauche de Hollande sont ceux qui ont estimé que l’élimination de Lionel Jospin en 2002 était le fait d’une politique pas à l’écoute de son électorat.
Le mystère Christiane Taubira
Aussi emblématique qu'elle est critiquée, la ministre de la justice choisit finalement de rester à son poste, alors que ses ex-collègues et amis Arnaud Montebourg, Benoît Hamon et Aurélie Filippetti n'y sont plus. C'est une nouvelle étape d'une trajectoire politique compliquée.
Emmanuel Macron, symbole de la dérive libérale de l'exécutif
Arnaud Montebourg remplacé par Emmanuel Macron au ministère de l'économie, de l'industrie et du numérique: c'est le grand symbole du remaniement.
Emmanuel Macron: la gauche classique est une «étoile morte»
Le nouveau ministre de l’économie, ancien conseiller de Hollande, est un ardent défenseur d’une rénovation profonde des théories de la gauche. «L’idéologie de gauche classique ne permet pas de penser le réel tel qu’il est», estime-t-il. Verbatim d'un entretien réalisé il y a un an.
La composition du nouveau gouvernement Valls
Seize ministres, dont huit hommes et huit femmes. Le nouveau gouvernement Valls ne bouge guère. Deux nominations importantes : Najat Vallaud-Belkacem à l'éducation et Emmanuel Macron, ancien banquier d'affaires et ex-secrétaire général adjoint de l’Élysée, au ministère de l'économie et de l'industrie.
Les voix de gauche sont éliminées du gouvernement
En désaccord avec la politique économique, Arnaud Montebourg, Benoît Hamon et Aurélie Filippetti quittent le gouvernement. Face à l'aggravation de la crise, Hollande et Valls veulent aller plus loin, et plus vite, dans leur rupture avec la gauche. Au risque de ne plus avoir de majorité.
Le jour où la majorité a volé en éclats
Manuel Valls et François Hollande entendent «clarifier» la ligne du gouvernement. Mais ce «coup de force» qui fait éclater au grand jour la fracture au sein de la majorité annonce des lendemains difficiles pour le pouvoir socialiste.
La rentrée européenne manquée de l'exécutif français
Cette semaine est aussi européenne: sur le front diplomatique (crise ukrainienne et relation avec la Russie) comme sur le plan institutionnel (nouvelle commission et attribution des postes stratégiques). La France risque de s'effacer encore un peu plus face à une Allemagne qui affiche sa détermination.
Aurélie Filippetti: «Je ne serai pas candidate à un nouveau poste ministériel»
Dans une lettre envoyée à François Hollande et Manuel Valls, Aurélie Filippetti, ministre de la culture depuis mai 2012, explique pourquoi elle n'est pas «candidate à un nouveau poste ministériel».
Montebourg et Hamon entrent en «résistance»
La réponse ne s'est pas fait attendre. François Hollande a demandé lundi matin à Manuel Valls de former un nouveau gouvernement. L'annonce intervient au lendemain des discours d'Arnaud Montebourg et Benoît Hamon qui ont demandé une autre politique économique.
Manuel Valls tente de mettre sa majorité au garde-à-vous
Confrontés à une situation économique catastrophique, l’Élysée et Matignon mènent une grande offensive de rentrée, multipliant les annonces des mesures à venir. Alors que les orientations choisies déconcertent les socialistes, Manuel Valls rappelle à l’ordre sa majorité. Mais le malaise s’étend jusqu’au gouvernement. Un nouveau clash a eu lieu à Matignon. Le gouvernement mène-t-il encore une politique de gauche ? se demandent des socialistes.
Austérité : Arnaud Montebourg rejoint la fronde
Un ministre de l’économie qui s’écrie : « On change tout », quand le président de la République proclame : « Je maintiens le cap », c’est l’image singulière du pouvoir exécutif français à la veille de la rentrée. Dans un entretien au journal Le Monde, Arnaud Montebourg se pose en chef des opposants de gauche à la ligne du gouvernement. À ce niveau, c’est une première sous la Cinquième République.
Ecologistes: comment sortir de l'impuissance
L'aile réaliste prône un retour au gouvernement. L'aile gauche veut une alliance avec le Front de gauche et les courants de la gauche du PS. Au milieu, Cécile Duflot passe à l'offensive.
Les vérités de Duflot qui accablent Hollande
L’ancienne ministre écologiste signe, avec De l’intérieur (Fayard), le plus impitoyable réquisitoire sur la présidence de François Hollande. Ce récit sonne le glas de l’alliance qui a permis la victoire de 2012 et aggrave l’isolement du pouvoir.
A Bordeaux, EELV s’interroge sur son lien à la gauche
Lors de la dernière journée des universités d’été d’Europe Écologie-Les Verts (EELV), un forum a vu débattre Corinne Lepage (Cap 21) et Yann Wehrling (MoDem) avec Clémentine Autain (Front de gauche) et Pouria Amirshahi (aile gauche du PS). À équidistance, Pascal Durand et Emmanuelle Cosse préfèrent affirmer l’autonomie de leur mouvement.
En catimini, des écolos débattent de primaires pour « sacrifier Hollande »
Dans un débat organisé par l’aile gauche du parti écologiste, vendredi soir à l'université de Bordeaux, plusieurs de ses dirigeants – Eva Joly, Eva Sas, Jean-Vincent Placé, Yannick Jadot... – ont évoqué la nécessité de proposer une alternative électorale à la gauche au pouvoir. Avec ou sans les socialistes.
Hollande fait sa rentrée, sans changement
En s'exprimant longuement dans Le Monde, le chef de l'État espère prendre de court tous ceux qui s'apprêtent à critiquer sa politique à la rentrée. Mais plutôt que donner le tempo de l'année à venir, le président dévoile surtout les faiblesses de son agenda, au risque de mécontenter un peu plus.
Pierre-Alain Muet (PS): «Une politique économique aberrante»
À la lumière des annonces faites par François Hollande mercredi 20 août, le député socialiste Pierre-Alain Muet, ancien conseiller économique de Lionel Jospin, fustige le discours univoque du gouvernement sur la politique de l'offre.
Crise économique: l'urgence du débat et de l'imagination
Que faire face au chômage et à la déflation ? Le gouvernement a choisi de clore tout débat. Pourtant, l’échec des politiques d’austérité en Europe est patent. La politique d’argent facile, menée par les États-Unis, est en train d’aboutir à la même impasse. Alors que l’économie européenne s’enfonce, il est urgent de poser toutes les questions et de rouvrir le débat avec la société.
Le bilan Hollande divise les sociaux-démocrates européens
Mediapart donne la parole à des dirigeants sociaux-démocrates, de l'Espagne à la Grèce, de l'Allemagne à la Pologne, pour dresser un bilan des deux années de François Hollande au pouvoir. Tous reconnaissent que cette première séquence n'a pas donné les résultats escomptés, en France comme en Europe. Mais beaucoup font aussi le parallèle avec les années Schröder en Allemagne et prônent la patience...
Croissance : l'avenue de Bruxelles est un cul-de-sac
Deux ans d’austérité, de sacrifices pour les particuliers, d’allègements pour les entreprises, et le résultat vient de tomber. C’est nul. 0 %. Panne de croissance. L’échec politique est cinglant pour François Hollande, président de la République. Ah s’il avait écouté François Hollande, candidat en 2012…
Fusionner le RSA et la prime pour l'emploi, explications
Le président de la République a annoncé la fusion du RSA, mis en place par Martin Hirsch, et de la prime pour l'emploi. Aucun des deux dispositifs n'a répondu aux objectifs attendus de soutien aux revenus modestes et d'incitation à la reprise d'un emploi.
Inflation, déflation : l'indice des prix reflète-t-il la réalité économique?
Les prix ont baissé de 0,3 % en juillet, affirme l’Insee. Pourtant, les consommateurs disent n’avoir constaté aucun changement. Est-ce la traditionnelle différence de point de vue entre les économistes et les ménages, ou une déformation plus profonde de la réalité ?
Le gouvernement tétanisé par le scénario noir de la rentrée
La rentrée s’annonce sous de sombres auspices pour le gouvernement. Selon les prévisions du Trésor, toute l’Europe, y compris l’Allemagne, est prise dans une spirale déflationniste. Tous les espoirs de retrouver la croissance, d’endiguer le chômage, de redresser les comptes publics risquent d’être réduits à néant. Montebourg milite pour un changement de politique. Valls hésite et Hollande ne dit rien.
Face aux menaces de déflation, la BCE promet son soutien... aux banques
Alors que la zone euro menace de tomber dans une spirale déflationniste, la Banque centrale européenne a choisi l’immobilisme. Elle n’exclut pas d’intervenir, si les circonstances se dégradent. Pas pour aider les États, mais les banques.
L’après-Hollande a commencé
C’est le secret le mieux gardé de la République : il n’y a plus de gouvernement. Mais y a-t-il encore un président ? L’affaire de la vraie fausse démission d’Arnaud Montebourg n’est pas un nouveau couac suivi d’un démenti de plus. Elle dit la lutte pour le pouvoir qui s’intensifie dans le vide laissé par la gestion erratique de François Hollande.
Arnaud Montebourg ou l’atermoiement illimité
S’il démissionne, le ministre de l'économie sort du champ et meurt à la politique. S’il reste, il est comptable de la déroute annoncée. Leader sans peuple, stratège sans armée, il se tient sur la crête d’un renoncement sans cesse différé, donnant sa démission tous les soirs, la reprenant tous les matins.
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