La droite face au FN

De la campagne présidentielle de 2007 à son retour à la tête de LR (ex-UMP), Nicolas Sarkozy n'a cessé de courir après le Front national. D'abord fructueuse, sa stratégie d'extrême droitisation a fini par se retourner contre lui.

La droite veut asphyxier Nicolas Sarkozy

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Nicolas Sarkozy en meeting à Schiltigheim (Bas-Rhin), le 25 novembre. © Reuters Nicolas Sarkozy en meeting à Schiltigheim (Bas-Rhin), le 25 novembre. © Reuters

Les adversaires de Nicolas Sarkozy n'ont pas attendu le second tour pour commencer à l'attaquer sur sa stratégie, ses obsessions et son bilan. À leurs yeux, l'ex-chef de l'État est l'un des premiers responsables de la montée du FN. Fini le temps du rassemblement en carton-pâte et des sourires forcés. Les hostilités sont ouvertes.

La méthode du FN pour recruter à droite

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 © Reuters © Reuters

S'il débauche aussi à gauche, le Front national s'est donné pour objectif d'aspirer une droite divisée sur son leader et sa ligne. Sa stratégie : conquête par segments électoraux, distribution de postes, ajustements de son programme économique et exploitation d'une grande porosité entre les deux formations politiques sur la question migratoire.

L'avis de licenciement de la droite sarkozyste

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Dépouillement à Hénin-Beaumont (Nord-Pas-de-Calais). © Reuters Dépouillement à Hénin-Beaumont (Nord-Pas-de-Calais). © Reuters

De tous les vaincus, et ils ont été nombreux, il en est un qui est particulièrement défait: Nicolas Sarkozy. L'écrasante victoire du Front national montre combien le retour de l'ex-chef d'État est un échec. En un an et demi, il n'aura rien su faire pour la nécessaire reconstruction de la droite républicaine.

Les élus LR (ex-UMP) cherchent une boussole

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Entre l’échéance de la primaire, la menace du Front national et l’ultra-droitisation de Nicolas Sarkozy, les parlementaires LR (ex-UMP) peinent à trouver des propositions novatrices et à créer une dynamique. Ce qui ne les empêche pas de gagner toutes les élections, font-ils remarquer.

Joël Gombin: «Le FN rallie peu de figures de premier plan de la droite»

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Pour le politiste Joël Gombin, le FN n'obtient pas pour l'instant de reports suffisants de voix de droite pour l'emporter au second tour. Le parti pâtit de son positionnement antilibéral sur l'économie, repoussoir pour cet électorat séduit par son discours sur l'immigration.

Entre «union sacrée» et surenchère, la droite cherche un espace

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Passés les louvoiements, la droite affiche un « soutien sans réserve » au gouvernement. Mais cette unanimité a eu du mal à s’enclencher. Face à une gauche qui reprend ses propositions et un FN dans la surenchère, l’opposition cherche encore son équilibre.

Son image, son parti : Nicolas Sarkozy enchaîne les déconvenues

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Il voulait transformer l’UMP en « une armée », métamorphoser les élus en sarkozystes convaincus, devenir « le meilleur rempart au FN » et prendre le parti comme bouclier pour se protéger judiciairement. Un an après son retour, aucun des objectifs fixés par Nicolas Sarkozy n’a été rempli. Panique à bord.

Paca: Estrosi se déguise en «résistant» pour draguer la gauche

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Conférence de presse de Christian Estrosi à Marseille, le 8 décembre. © Reuters Conférence de presse de Christian Estrosi à Marseille, le 8 décembre. © Reuters

Le maire de Nice parie sur le ralliement des voix de gauche en se posant en « résistant » face à la frontiste Marion Maréchal-Le Pen, arrivée en tête au premier tour des régionales. Pour ce faire, il prend ses distances avec l'ultra-droitisation de Nicolas Sarkozy. Mais au sein du PS, qui a retiré sa liste, et plus largement à gauche, personne n'est dupe. Et les débats sont vifs.

Régionales en Paca: la gauche s'apprête à disparaître entre «la peste et le choléra»

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Atone, divisée, écrasée. En Provence-Alpes-Côte d'Azur, la gauche vit probablement ses derniers jours au conseil régional après avoir dirigé l'institution depuis 1998. Quoiqu'il s'en défende, Christophe Castaner, tête de liste PS, risque d'être contraint de se retirer de la course pour favoriser Christian Estrosi et éviter que le FN et Marion Maréchal-Le Pen ne remportent la mise.

Région Paca: les attentats renforcent la tentation FN

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Avec une campagne axée sur l’immigration et la sécurité, Marion Maréchal-Le Pen menait déjà la danse en région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Depuis les attentats, le FN campe sur ses positions, sans même avoir besoin de trop en faire. « Nous sommes crédibilisés », s’enthousiasme la députée du Vaucluse tandis que Christian Estrosi (LR), chef de file de la droite, cherche toujours comment se sauver et vient de faire prendre à sa campagne un tournant à 180 degrés.

Dans les Alpes-Maritimes, les droites continuent de se mélanger

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Ancien adjoint de Christian Estrosi à Nice, Olivier Bettati sera la tête de liste du FN dans les Alpes-Maritimes pour les élections régionales de décembre. Un ralliement symbolique de la porosité des droites dans le Sud-Est.

Dans le sud-est, les stratégies de l'UMP pour survivre face au FN

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Dans le sud-est, où la droite est mise sous pression par le Front national, certains UMP font campagne sans leur étiquette, d'autres choisissent de se rapprocher de l'extrême droite. Tour d'horizon du Vaucluse, premier département frontiste en 2012, maîtrisé par le duo Bompard-Maréchal-Le Pen.

A droite, il y a les sarkozystes... et les autres

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Nicolas Sarkozy, dimanche 19 juillet à Nice, lors du lancement de la caravane estival des jeunes LR. © Reuters. Nicolas Sarkozy, dimanche 19 juillet à Nice, lors du lancement de la caravane estival des jeunes LR. © Reuters.

On les entend beaucoup moins que les militants LR qui hurlent « Nicolaaas » en meeting. Pourtant, ils représentent ces millions d’électeurs que le parti espère rassembler pour sa primaire de 2016. Mediapart donne la parole à des élus de terrain.

Primaire à droite : Nicolas Sarkozy affine sa stratégie

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Alain Juppé, Nicolas Sarkozy et François Fillon à La Baule (Loire-Atlantique), le 5 septembre. © Reuters Alain Juppé, Nicolas Sarkozy et François Fillon à La Baule (Loire-Atlantique), le 5 septembre. © Reuters

Faisant mine de se désintéresser de la primaire qui désignera le candidat de la droite pour 2017, Nicolas Sarkozy soigne en sous-main sa stratégie pour remporter le scrutin. Avec trois vieilles recettes : gagner du temps, mépriser ses adversaires et construire un semblant de programme sur le terreau de l'extrême droite.

Le fan club de Sarkozy s'en prend aux ténors de l'UMP

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À la fête de la Violette, le 5 juillet 2014. © ES À la fête de la Violette, le 5 juillet 2014. © ES

La deuxième édition de la fête de la Violette, organisée par la Droite forte, a rassemblé samedi 5 juillet les plus fidèles des fidèles sarkozystes. Une journée consacrée à la gloire de l'ancien chef d'État et au dénigrement de la gauche, de la justice, des journalistes... et du reste de la droite.

Sarkozy en roue libre devant ses fans

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Nicolas Sarkozy est venu donner une représentation de son one-man-show, samedi, à la troisième édition de la fête de la Violette. Face à son fan club, il a repris ses classiques sur l'immigration et les « racines judéo-chrétiennes » de l'Europe. Tout en testant des saillies contre Alexis Tsipras.

Immigration: le noyau dur des Républicains plébiscite le programme du FN

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Aujourd'hui, Arnaud Romain lit l'article d'Ellen Salvi : Immigration: le noyau dur des Républicains plébiscite le programme du FN publié sur Mediapart le 21 septembre 2015.

Réfugiés : la droite est prise à son propre piège

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Depuis la parution des photos de l'enfant syrien, la droite française se heurte à ses propres contradictions. Engoncé dans ses positionnements électoraux et sa quête des électeurs FN, le parti de Nicolas Sarkozy peine à trouver un équilibre. Et sombre, une fois de plus, dans le grand n'importe quoi.

Immigration: Nicolas Sarkozy organise la surenchère à droite

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Nicolas Sarkozy poursuit sa quête obsessionnelle de l'électorat FN. Après les repas de substitution dans les cantines scolaires, après le foulard à l'université, après le débat politique sur l'islam, il s'attaque à présent au droit du sol, laissant ses lieutenants le remettre en cause, et aux migrants, par quelques blagues douteuses.

Nicolas Sarkozy se rabougrit sur ses obsessions

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La grande réflexion sur l'islam initiée par Nicolas Sarkozy s'est finalement transformée en réunion à huis clos, boudée par la plupart des ténors du parti. Déconnecté de la réalité, le patron de l'opposition en est réduit à jouer les maîtres d'œuvre d'un rassemblement Potemkine, qui ne convainc personne au-delà du noyau dur militant.

Avec Sarkozy, le nom «Républicains» cache de grosses ficelles

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En choisissant de rebaptiser le parti qu’il préside «Les Républicains», Nicolas Sarkozy entend piéger la gauche et le FN. Grâce à cette acception qu'il juge «sacrée» – et donc inattaquable –, le patron de l'opposition s'offre surtout l'occasion de justifier ses positions les plus controversées sur l'islam et de donner un cadre à son obsession identitaire.

L'UMP est confrontée à la tentation du FN pour le «troisième tour»

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Nicolas Sarkozy en meeting pour les départementales, le 5 mars à Marseille. © Reuters Nicolas Sarkozy en meeting pour les départementales, le 5 mars à Marseille. © Reuters

S’effacer au profit de la gauche ou prendre le pouvoir grâce à l'extrême droite. C'est le dilemme auquel l'UMP va être confrontée lors de l'élection des présidents des départements. Refusant officiellement toute forme d'alliance avec le FN, l'opposition doit composer avec ses électeurs, de plus en plus favorables à un rapprochement avec le parti de Marine Le Pen.

La droite a profité d'un report de voix venues du FN et de la gauche

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Au second tour des élections départementales, la droite a récupéré des voix du FN, tout en glanant des suffrages de la gauche qui avait appelé à faire barrage au parti de Marine Le Pen. Parce qu'il n'a pas respecté la réciprocité du front républicain, Nicolas Sarkozy a transformé la stratégie du “ni-ni” en « succès ».

Débranchons Christian Estrosi

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Passé maître dans l'art du grand n'importe quoi, le député et maire UMP de Nice Christian Estrosi s'est encore tristement illustré en s'exprimant sur l'affaire Zyed et Bouna. Les médias relaient ses inepties. La droite, gênée aux entournures, laisse tout de même faire. Et lui s'offre un énième coup de com’.

A Nice, Estrosi met en place son «Patriot Act»

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Décidé à ouvrir la marche en matière de lutte contre le terrorisme, le député et maire de Nice, Christian Estrosi, a fait voter par son conseil municipal, opposition comprise, une série de mesures exceptionnelles à la suite des attentats de Paris. Certaines d’entre elles inquiètent la section niçoise de la LDH.

Islam et laïcité : l'UMP s'engouffre dans le débat

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Gérald Darmanin et Henri Guaino. © Reuters Gérald Darmanin et Henri Guaino. © Reuters

L'UMP relance sa réflexion sur « ce que l’islam peut faire pour devenir l’islam de France » sous la houlette des députés Guaino et Darmanin. Une mission d’autant plus ardue qu’elle souffre de précédents calamiteux : stigmatisations, dérapages racistes et dérives frontistes.

Nicolas Sarkozy et le boomerang des attentats de Paris

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Confronté à son bilan, critiqué pour son mélange des genres et réduit à l’atonie par une gauche gouvernementale qui empiète sur son terrain, le patron de l'UMP traverse une période pour le moins délicate. L'effet Sarkozy ne fonctionne plus, y compris dans ses propres rangs.

Mariage pour tous : le coup de bluff de Nicolas Sarkozy

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En lâchant le mot « abrogation » devant la droite ultra-conservatrice, puis en chargeant son entourage de nuancer son propos, l’ancien président a tenté samedi un véritable coup de poker. Un épisode qui en dit long sur la faiblesse de son projet politique.

A Angers, la droite «éduquée» veut redorer le blason UMP

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Christophe Béchu, sénateur et maire d'Angers. © (ES) Christophe Béchu, sénateur et maire d'Angers. © (ES)

Loin des coulisses de la machine UMP, la droite angevine regarde l’élection pour la présidence du parti avec le recul des 300 kilomètres qui la séparent des « magouilles » parisiennes.

Nicolas Sarkozy: Patrick Buisson, c’était lui

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L'ex-chef de l'État poursuit sa tournée dans le sud-est de la France, à la rencontre du noyau dur des militants UMP qui le sacreront sans nul doute président du parti en novembre. L'occasion pour lui de se détendre « en famille » et d'aborder sans complexe l'un de ses sujets de prédilection : l'immigration. Sans son ancien conseiller Patrick Buisson, mais toujours avec ses accents d'ultra-droitisation.

La nouvelle génération de l'UMP ne veut plus « courir après le FN »

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Ils sont entrés en politique dans les années 2000 grâce à Nicolas Sarkozy. La plupart d'entre eux ne digèrent toujours pas la droitisation de leur parti et comment l'ancien président a légitimé certaines idées de Marine Le Pen. Au campus UMP de Nice, rencontre avec ces jeunes élus qui font tout pour éviter que le FN ne prenne définitivement le pas sur l'UMP. Tout en continuant à soutenir... Sarkozy.

Européennes : Wauquiez et Guaino s'adjoignent des soutiens très droitiers

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Tenus à distance de l'UMP pour leurs positions eurosceptiques, Henri Guaino et Laurent Wauquiez ont lancé un appel « pour changer l'Europe », soutenu par 39 parlementaires. Parmi les signataires, une majorité de fillonistes, beaucoup de proches et un nombre considérable d'élus issus du noyau très conservateur de l'opposition.

Divisée, l'UMP ne parvient pas à profiter des colères de la France réac

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L'UMP s'enorgueillit du rôle qu'elle a joué dans le retrait de la loi famille. Mais elle ne parvient toujours pas à s’imposer comme une véritable force d’opposition, face à la mobilisation de la droite ultra-conservatrice. Cet attentisme en dit long sur la crise des valeurs que traverse le parti.

Cette UMP qui penche à l'extrême droite

La campagne présidentielle de Sarkozy en 2007 avait chassé avec succès sur les terres du FN. Le débat sur l'identité nationale de l'automne 2009 a servi de défouloir à droite. Le discours de Grenoble de Sarkozy, le 30 juillet 2010, a carrément ouvert la voix à une extrême droitisation d'une partie de l'UMP, divisant la majorité en deux. Mediapart décrypte ce rebond du pouvoir à l'extrême droite.

Droite populaire - FN: la «digue» tiendra-t-elle?

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A un mois de législatives, certains élus du parti majoritaire, inquiets, radicalisent leurs discours ou évoquent un « rapprochement » avec le Front national. Marine Le Pen a évoqué la possibilité de « discussions » au « cas par cas ».

Les passerelles sont lancées entre l'UMP et le FN

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A quelques jours du second tour des législatives, les digues sautent les unes après les autres entre l'UMP et le Front national. C'est le résultat d'années de rapprochement idéologique et humain, selon un rapport du think-tank Terra Nova à paraître cette semaine. La prochaine étape de cet « axe UMPFN » serait en construction : un « parti patriote » réalisant l'union des droites.

Droite populaire : la «digue» anti-FN prend l'eau

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Thierry Mariani, cofondateur de la Droite Populaire. © Reuters Thierry Mariani, cofondateur de la Droite Populaire. © Reuters

La Droite populaire se présente, depuis sa création en 2010, comme un « barrage » face au Front national. Les résultats du premier tour des législatives et les désistements entre FN et UMP démontrent le contraire.

« Le FN ne peut pas encore arracher une partie de la droite »

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À deux mois des municipales, l'historien des extrêmes droites Nicolas Lebourg estime que le FN n'est pas en capacité de faire exploser les droites et décrypte l'équilibre interne difficile du parti.

Nicolas Lebourg : « Les droites se cherchent un logiciel »

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Vidéo dans l'article. Vidéo dans l'article.

Après une année de manifestations de mouvements réactionnaires, l'historien des extrêmes droites Nicolas Lebourg lance, avec d'autres chercheurs, l'Observatoire des radicalités politiques (Orap) pour décortiquer la recomposition des droites qui est à l’œuvre et la radicalisation de militants de droite.

« L’UMP, par sa stratégie, a légitimé le FN »

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Face au Front national, quelle stratégie l'UMP doit-elle adopter ? Pour Joël Gombin, chercheur au CURAPP et spécialiste des électorats du FN, la stratégie de droitisation doit être abandonnée : non seulement elle a échoué, mais elle a permis au FN d'accroître, à plus long terme, son audience en le légitimant.

À l'UMP, des groupes s'organisent pour relancer la machine à idées

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Alors que l'UMP implose, plusieurs initiatives se lancent pour mener la rénovation, à l’intérieur ou à l’extérieur du parti : clubs structurés derrière un candidat, groupes de travail, reconstitution de réseaux d’experts, dîners de « brainstorming ». Mediapart a rencontré les chevilles ouvrières de ces groupes.

La machine à idées de l'UMP «ne fonctionne plus»

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Pour l'historien des droites Gilles Richard, l'UMP se trouve dans une « impasse politique » face au FN et s'avère « incapable de proposer un projet de société » comme une réponse concrète au chômage. Le parti doit aussi faire face à une nouveauté: la crise que traversent les libéraux, famille pilier de l'UMP.

UMP: le constat sans concession des jeunes têtes pensantes de la droite

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Ce sont de hauts fonctionnaires, des anciens de la direction des études de l'UMP, d’ex-conseillers élyséens ou de jeunes élus. Face à la crise politique, morale, idéologique et financière de leur parti, ils dressent un état des lieux alarmant et veulent entamer eux-mêmes sa reconstruction.

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