Au Maroc, « journalistes la tête haute, ni achetés ni vendus »

Par Aida Alami
Un militant tient une banderole à l'effigie de Soulaimane Raissouni, lors de la manifestation de soutien aux journalistes emprisonnés, le 10 juillet 2021, à Rabat. © Photo Fadel Senna / AFP Un militant tient une banderole à l'effigie de Soulaimane Raissouni, lors de la manifestation de soutien aux journalistes emprisonnés, le 10 juillet 2021, à Rabat. © Photo Fadel Senna / AFP

Pendant deux mois, trois célèbres journalistes marocains, Omar Radi, Soulaimane Raissouni et Imad Stitou, ont été jugés dans des conditions iniques. Des procès qui signent la condamnation du journalisme indépendant au Maroc. Reportage entre les salles 7 et 8 du tribunal de Casablanca.

Dossiers

Le dossier Pegasus

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Forbidden Stories, Amnesty International et seize médias internationaux ont révélé avec « Le Projet Pegasus » un immense scandale d’espionnage, qui concerne au moins onze États à travers le monde, des milliers de personnes, et Mediapart – à travers deux journalistes surveillés pour le compte du Maroc. Tous nos articles.

Agnès Callamard : « Le projet Pegasus trahit une violation des principes démocratiques »

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Le « projet Pegasus », dévoilé par Forbidden Stories, Amnesty International et 16 médias internationaux met au jour un nouveau scandale de surveillance mondiale. Éclairage d’Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International.

En Amazonie, le mythe de la nature infinie permet l’économie de la destruction

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Une embarcation d'orpailleur sur le fleuve. © Photo Jean-Mathieu Albertini pour Mediapart Une embarcation d'orpailleur sur le fleuve. © Photo Jean-Mathieu Albertini pour Mediapart

En ce qui concerne la déforestation, l’orpaillage et le trafic de bois sont des activités prédatrices. Face à une nature qui semble infinie, le saccage environnemental se justifie d’autant plus facilement qu’il y a un manque d’alternatives économiques.

La Norvège remunicipalise ses maisons de retraite

Par Anne Jo Lexander et Ingeborg Eliassen (Investigate Europe)
Ann Désirée Brekke, soignante et déléguée syndicale à l’Ehpad d’Austevoll (Norvège). © IE Ann Désirée Brekke, soignante et déléguée syndicale à l’Ehpad d’Austevoll (Norvège). © IE

Il y a quelques années, à Oslo, une maison de retraite sur trois était gérée par un groupe privé. Aujourd’hui, il ne reste plus que cinq Ehpad à but lucratif dans tout le pays. Des multinationales considèrent désormais la Norvège comme « politiquement difficile » : une no-go zone.

Pegasus : en Israël, le gouvernement fait l’innocent

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Shalev Hulio, PDG de NSO, lors d’une interview au journal "Calcalist", le 20 avril 2020. © Capture d'écran YouTube Shalev Hulio, PDG de NSO, lors d’une interview au journal "Calcalist", le 20 avril 2020. © Capture d'écran YouTube

Les ondes de choc ressenties en France ou en Inde après les révélations de l’enquête internationale sur le logiciel espion développé par la compagnie israélienne NSO ne dominent pas l’espace médiatique israélien. Les politiques assument même de n’avoir « rien à dire ».

La géopolitique par le sport ne paie plus forcément

Par Jérôme Latta
L’emblème olympique devant le stade national de Shinjuku Ward, à Tokyo, le 30 mai 2021. © Photo Norikazu Tateishi / The Yomiuri Shimbun via AFP L’emblème olympique devant le stade national de Shinjuku Ward, à Tokyo, le 30 mai 2021. © Photo Norikazu Tateishi / The Yomiuri Shimbun via AFP

Sur fond de crise des grandes compétitions internationales, les régimes autoritaires se substituent aux démocraties pour les accueillir et en faire des outils de « soft power ». Mais alors que débutent à huis clos les Jeux olympiques de Tokyo, cette instrumentalisation est compromise par la politisation croissante du sport et des sportifs.

Abdellatif Hammouchi, le superflic du Maroc, au cœur de l’affaire Pegasus

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Abdellatif Hammouchi lors d'une visite à la conférence internationale sur le climat COP22, à Marrakech le 8 novembre 2016. © Photo Illustration Mediapart avec Fadel Senna / AFP Abdellatif Hammouchi lors d'une visite à la conférence internationale sur le climat COP22, à Marrakech le 8 novembre 2016. © Photo Illustration Mediapart avec Fadel Senna / AFP

Le scandale « Pegasus » sort de l’ombre le tout-puissant patron du renseignement intérieur et extérieur marocain Abdellatif Hammouchi et interroge le rôle de ce haut dignitaire du Palais que la France craint.

Belgique : les quartiers populaires en première ligne du chaos climatique

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Une enfant devant le seuil de sa maison rue des Raines, Verviers, Belgique, 20 juillet 2021. © MC / Mediapart Une enfant devant le seuil de sa maison rue des Raines, Verviers, Belgique, 20 juillet 2021. © MC / Mediapart

Ville martyre des inondations survenues le 15 juillet dernier en Belgique, Verviers compte une vingtaine de disparus. Les habitants précaires de l’ancienne cité ouvrière ont été les plus durement touchés par cette catastrophe climatique. Reportage au sein du quartier populaire de Prés-Javais.

Bruxelles : les sans-papiers suspendent leur grève de la faim dans l’espoir d’une régularisation

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Abdelarahim, un travailleur sans-papiers marocain, en grève de la faim. © NB Abdelarahim, un travailleur sans-papiers marocain, en grève de la faim. © NB

Après des mois de mobilisation, les sans-papiers ont décidé de suspendre leur grève de la faim à Bruxelles, après que des propositions de régularisation leur ont été faites par le cabinet du secrétaire d’État à l’asile et à la migration, Sammy Mahdi, ce mercredi 21 juillet. Ils maintiennent malgré tout les occupations politiques et promettent de veiller à ce que les engagements pris soient respectés.

Commerce des armes numériques : la grande hypocrisie

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La commercialisation des armes numériques fait l’objet d’une grande hypocrisie de la part de beaucoup d’États. © Photo illustration Mediapart avec Natalia Kolesnikova / AFP La commercialisation des armes numériques fait l’objet d’une grande hypocrisie de la part de beaucoup d’États. © Photo illustration Mediapart avec Natalia Kolesnikova / AFP

L’exportation par NSO de son logiciel « Pegasus » a été rendue possible par l’absence de régulation internationale des technologies dites à « double usage ». Et si beaucoup d’États rechignent à accepter toute limitation, c’est qu’eux-mêmes exportent leurs propres armes numériques, à commencer par la France.