L'eurodéputée Sylvie Goulard: «A quoi bon aller siéger encore?»

Par

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Elle ne veut plus être « complice » de l'« entreprise de démolition de l'Europe » en cours. Ce serait même devenu, au fil des années de crise de son mandat d'eurodéputée, une affaire de « conscience ». Plus question de continuer à « cautionner l'Europe telle qu'elle se fait ou plutôt telle qu'elle se défait », écrit Sylvie Goulard dans un bref essai qu'elle vient de publier, pour appeler au « sursaut » à l'approche du scrutin européen de mai 2014 (Europe : amour ou chambre à part, Flammarion, 2013).

Cette fédéraliste convaincue, élue sur les listes centristes du Modem en 2009, se décrit comme le « fantassin » d'une armée en déroute. Découragée par des chefs d'État pris dans des calculs de courte vue qui ne seraient que des « naufrageurs » du projet européen, abattue par les élites françaises trop « provinciales » à son goût, stupéfaite devant la pauvreté de l'imaginaire européen aujourd'hui : « Où est le souffle, où est l'élan ? » finit-elle par s'interroger.