Un an après l'opération militaire «Plomb durci», Israël continue de bombarder Gaza et maintient le blocus

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Alors que le mouvement de solidarité internationale avec le peuple palestinien cherche de nouvelles formes de mobilisation, les Gazaouis tentent toujours de survivre dans un territoire asphyxié par le blocus maintenu par Israël. La situation sanitaire et économique de la bande de Gaza laisse craindre une catastrophe humanitaire si la situation continue à se détériorer.

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Un an après l'opération militaire israélienne dans la bande de Gaza qui s'était soldée par la mort de 1434 personnes (dont 960 civils parmi lesquels 288 enfants et 121 femmes) selon les ONG palestiniennes, le blocus se poursuit. Ce fin territoire côtier reste dans un état de précarité extrême et la reconstruction des bâtiments détruits n'a pas encore été entamée. Les raids aériens de l'armée israélienne sur le territoire gazaoui n'ont pour autant pas cessé. Le 24 novembre, l'aviation israélienne a bombardé des tunnels creusés sous la frontière entre la bande de Gaza et l'Égypte, faisant trois blessés. Le 27 novembre, un autre raid a visé un objectif situé à l'est de la ville de Gaza, blessant quatre Palestiniens. A chaque fois, ces attaques détruisent des ateliers de productions et endommagent les rares usines encore épargnées.
Une mobilisation au long cours contre le blocus de Gaza se structure parallèlement aux actions ponctuelles. Au niveau internationale elle atteindra son apogée en décembre prochain lors des marches organisées sur les quatre continents qui convergeront toutes vers Gaza le 31 décembre. Promue par les Palestiniens eux-mêmes, elle vise à briser symboliquement le blocus en se dirigeant vers la bande de Gaza. En France, l'initiative est surtout relayée par le monde associatif et citoyen, notamment le collectif national pour une paix juste et durable en Palestine.
Selon Julien Rivoire membre du collectif national, «il devrait y avoir au minimum 1300 participants à cette manifestation, dont environ 300 Français ». Les organisateurs de cette marche sont actuellement en négociations avec les autorités égyptiennes pour obtenir l'autorisation de rentrer dans la bande de Gaza.
Lors d'une conférence de presse à Paris le 18 décembre, Raji Sourani, avocat et président du Centre palestinien pour les droits de l'homme (PCHR), a souligné l'importance de ce type de mobilisation : «Nous ne sommes pas des mendiants, nous ne demandons pas de l'argent. La solidarité internationale a une valeur inestimable aux yeux des palestiniens, elle signifie qu'ils ne sont plus seuls, qu'ils ne sont pas oubliés malgré leur isolement.»