Les eurodéputés invités à contrer l’influence du lobby automobile

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Actualisation mercredi 3 février, 14 h. Les eurodéputés ont rejeté l'objection soumise au vote mercredi : 323 votes contre le texte, 317 pour et 61 abstentions. « Un tel vote n'a aucun sens dans le contexte de notre condamnation sans ambiguïté de la fraude aux émissions de polluants par Volkswagen », réagit la délégation socialiste à Strasbourg. Pour Karima Delli (EELV), « le vote (...) est une faute politique et une occasion manquée pour le parlement de mettre son veto à une décision à la fois illégale et anti-démocratique. Il est intolérable de savoir qu'après le scandale Volkswagen, les États-membres et la Commission aient cédé aux sirènes de l’industrie automobile en lui permettant de dépasser les normes européennes anti-pollution ». À l'inverse, Françoise Grossetête (Les Républicains, PPE) parle d'une « victoire pour la qualité de l’air en Europe » : « Le rejet de l’objection permet d’éviter le statu quo. Un statu quo qui aurait pu arranger les industriels afin de continuer à réaliser des tests peu scrupuleux. »