La Suisse s'attaque à l'argent de la corruption ukrainienne après l'avoir abrité

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La Suisse traque les fonds du clan Ianoukovitch, le président déchu. Une plainte contre l'opposante Ioulia Timochenko, elle aussi soupçonnée de malversations, est par ailleurs examinée. Mediapart détaille les montages offshore qui ont permis la fortune des uns et des autres.

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C’est à chaque fois le même scénario : dès qu’un régime corrompu s’écroule, la Suisse qui, depuis des années, se présente comme la championne en matière de restitution des avoirs illicites des potentats, et autres "personnes politiquement exposées", s’empresse de faire bloquer préventivement des fonds. Mais il faut attendre pour cela que le dirigeant corrompu soit à terre, alors qu’auparavant banquiers, intermédiaires financiers et avocats l’avaient accueilli à bras ouverts. Il y a eu la chute de Ben Ali (Tunisie), puis celle de Moubarak (Égypte) et c’est maintenant au tour du « clan Ianoukovitch » qui avait lui aussi, semble-t-il, ses quartiers en Suisse.