Pourquoi Merkel dit «nein» à d'autres plans de relance

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Mais à quoi joue Angela? Au G-20 de Londres, la chancelière allemande, porte-parole de l'Europe, va plaider pour une grande sagesse en matière de plans de relance, tandis qu'Américains et Britanniques l'exhortent à faire plus pour sauver l'économie mondiale. Mais ces demandes se heurtent à un tabou profondément ancré dans la mémoire collective allemande: la peur d'un Etat trop fort et le rejet de politiques budgétaires trop ambitieuses.

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N'en déplaise à Nicolas Sarkozy, qui arrive au G20 en bombant le torse, c'est elle, la discrète Angela Merkel, qui parlera à Londres au nom de l'Europe. D'abord parce que la chancelière allemande, première femme à occuper le poste, présente en pleine tempête une figure un peu plus rassurante que son hyperactif homologue français. Mais surtout en raison du poids de l'Allemagne, première économie européenne, deuxième exportateur mondial.