En Espagne, Podemos se déchire sur sa stratégie

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Tous les commentaires

Pour le pépère malagueño que je suis Pablo Iglesias m'a toujours "olìo a pegao".  Il me rappelle trop le Larzac d'après 68. Maintenant il en va de Podemos, comme des Verts, du  Front de Gauche, ou autres :   ils sont ravagés par la guerre des caramels, les durs et les mous. C'est dommage. Esa es la verdad y la verdad es verdadera aunque se diga al reves. NO PASARAN ! 


http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20140520trib000830895/jean-claude-trichet-reste-toujours-muet-sur-la-crise-irlandaise-de-2010.html

Une information qui apparemment n'intéressait Médiapart

"...Ernesto Laclau, théoricien argentin d'un populisme qui pourrait être mobilisé au service de théories progressistes..."

Ah bon.....

Laclau a écrit dans la raison populiste "alors que les demandes individuelles sont renforcées par leur inscription équivalentielle, la chaîne comme totalité développe une logique propre qui peut mener à sacrifier ou à trahir les objectifs de ses maillons individuels"

Ceci explique peut-être cela....

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+1 c'était trop beau pour durer. Gauche serait-il le synonyme de échec ?

sauf que là ce n'est pas une surprise !! annoncer dès le départ que l'on ne fait de politique de gauche, c'est faire de la politique ...de droite !

Il y a des gens avec énormément de moyens qui veulent que la gauche échouent, pour ne pas perdre ces énormes moyens. Vous croyez peut-être qu'ils restent les bras croisés ?

Iglesias n'a jamais été un radical. C'est juste un beau parleur électoraliste qui vend du vent.

N'insultez pas votre intelligence. Pour le moment, ici, c'est bien vous qui faites du vent avec vos commentaires creux et ridicules!

http://www.intereconomia.tv/2015/05/04/juan-carlos-monedero-reconoce-que-en-podemos-ha-habido-engano-mentira-traicion-y-malas-artes/

Ce commentaire a été dépublié par la rédaction de Mediapart.

Oui, mais il ne vous a pas échappé que Monedero est toujours membre de PODEMOS et ami d'Iglesias. Il ne faut pas avoir peur du débat... et, de mon côté, j'espère voir naître l'unité entre PODEMOS, EQUO, GANEMOS y IU ... comme à Madrid et ailleurs. 

"Un désaccord, en même temps qu'il est l'indice de la reconnaissance d'une pluralité démocratique de points de vue,  peut être la source de débats fertiles et d'actions mieux construites."

Et oui mais nos médiacrates sont shootés à TINA et au consensus, ils ont oublié que la démocratie c'est justement le dissensus, faut les excuser.

 

Et alors quoi,de plus normal,Podemos est un peu plus sophistiqué que vous le dites,des groupes nombreux s'expriment,il y regne de la democratie participative,les chefs dont vous parler le têtes,ne sont pas plus representatives que les autres,je peux et y suis allée,tout le monde en Europe peux en être,et que il y est des castagnes internes c'est la vie normale des mouvements decroissants ,ecologistes et solidaires,car toutes les sensibilités y sont représenteés et ont du mal a faire des compromis et pourtant il va falloir s'entendre et on a choisit son camp,Podemos est une ruche créative et tres forte ,il y des mouvements partout comme ceux la naissants  en Europe et aux USA,et hors des champs traditionnels de vos shémas que vous projettez sur eux.C'est cela qui va prendre la place de ces vieux politicards egotiques  technolâtreset avec des croyances et ideologies obsolétes.

Oui. Je suis d'accord. Un coup très dur, comme une confirmation "médiatiquement parlant" du fait que la "democracia real", ça ne marche pas dans la durée et dans la pratique. ... 

Ajoutons l'apparition de Ciudadanos... Le "danger" Podemos semble s'éloigner.

"que ces gens s'unissent et proposent aux électeurs leur politique"

Bien... c'est ce que les "nouveaux" partis "pour" le peuple ont essayé de faire en proposant des programmes économiquement étudiés (pas seulement idéologiques). 

Et que se passe-t-il alors? Ils sont combattus fermement et par tous les moyens:

- le leader (le décrédibiliser) sa personne, son passé politique, ...

- le programme (pas viable, une bande de rigolos qui savent manifester mais rien d'autre)

- le parti: réussir à ce qu'il se fracture.

- faire émerger une concurrence ... (ici, Ciudadanos), ailleurs faire croire que c'est du populisme à la FN...

.... vous avez qu'à ... Si c'était facile, peut-être que ça aurait déjà été réussi ... 

Merci pour ces précisions. En espérant donc que le désaccord ne soit pas déchirure, car comme vous le rapportez (loin de ce que suggère le titre...) :  "Monedero assure qu'il est toujours aux côtés de Podemos et qu'Iglesias reste un ami proche".

Le nom de l'astuce qui fait que les élites peuvent dire qu'elles représentent le peuple :

la coïncidence remplacée par la causalité.

Un article récent de Gilens et Page (Princeton) explique que certes un gouvernement à l'air aligné à 55 ou -60% avec les électeurs qui l'ont élu, mais qu'en réalité, il est allié à 100% avec les élites et à 0% avec ses électeurs; sauf que 55 -60 % des préférences des électeurs sont ... merci les médais dominant... (roulements de tambour) .... celles des élites !

http://www.pauljorion.com/blog/2015/04/22/le-temps-quil-fait-le-jeudi-16-avril-2015-retranscription/

Oui. C'est tout à fait ça.

"La politique n'est pas SI compliquée. Ces jeux de stratégie où brillent les gros malins ne portent AUCUN avenir. En politique, on est pour l'argent, ou pour le peuple. Pour le travail, ou pour les actionnaires et rentiers. 

Considérons pour simplifier que TOUT les grands partis sont, à trois ruses près, pour l'argent et les actionnaires".

D'accord sur toute la ligne. Et cette phrase résume d'une manière limpide le fond du problème, et la base sur laquelle tout citoyen averti devrait réfléchir et observer le" jeu" politique à la lumière des résultats et de l'écoute et l'ouverture réelle avant et après les beaux discours, à la participation concrète de ceux qui souffrent le plus et du peuple à la réflexion et aux propositions au sein du parti ou mouvement en question.

La réponse imbécile du troll de service, maintenant. (?)

.

Lorsque nous aurons à parler du climat, notre vaillant troll nous parlera évidemment de Podemos et de la vie démocratique au sein des organisations. Médiapart attire aussi son lot de guignols pour amuser le lectorat.

.

PS : la gauche "radicale"c'est vous ? :-))

 

Pauvre willa le jour ou tu sauras ce qu'est passer une nuit coince entre un torrent en furi et une montagne qui s' effondre parceque des gouvernants sociañistes chiliens comme hollande ne font rien contre le changent climatique je pourrai croire en ta volonte de changer reellement les conditions de ceux qui souffrent et attendant tu peux participer financierement a la reconstruction de la vie des habitants de retamo village du nord du chili touche par une catastrophe ou si je n ai pas perdu la vie trois amis sont morts enterres sous des milliers de tonnes d alluvion ils etaient mille fois plus ecologistes que toi et ils furent persecutes par pinochet parceque de gauche je n ai  donc rien a apprendre de toi camarade ( ? ) willa.

Il faut arrêter la bibine, l'ami.:)

je vais rester poli, l'ami. La seule chose dont tu es capable dans ces colonnes est d'insulter ceux qui peuvent véritablement tirer l'écologie vers le haut. Je ne perdrai plus de temps avec des zozos comme toi, je ne te lirai plus, ni ne répondrai plus à tes provocations adieu "l'ami" et bon vent à toi malgré tout. FIN.

Mais il faut que vous veniez... vous ne vous fatiguez jamais, apparemment.

 

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  • 02/05/2015 15:33
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" Un nouveau parti a surgi, Ciudadanos, qui s'est construit lui aussi sur un discours anticorruption très musclé, mais depuis le centre-droit." Aujourd'hui (je dis bien : aujourd'hui) je pense qu'une alliance entre Ciudadanos et PP est  aussi possible que l'est une alliance entre PSOE et Cuidadanos.
Maintenant ,avec la dérive du PSOE vers le centre (et je suis tempéré!) cette dernière n'est pas impossible. De plus elle plairait au PSOE qui pourrait s'appuyer sur cette alliance pour gouverner sur sa droite tout en disant "voyez, je suis obligé de gouverner sur la droite pour tenir compte  de mes alliés, sinon la gauche perdra le pouvoir!). On se demande de quelle gauche il parlerait alors!
Je reste très sceptique quant aux chances de PODEMOS .

Je suis d'accord, cela est tout aussi possible que l'hypothèse que j'envisage. Mais que se passerait-il si C's s'alliait avec le PP ? Rivera se tirerait non pas une, mais deux balles dans le pied. Les électeurs du centre gauche se détourneraient défintivement de lui, tandis que les électeurs de droite outrés par les dérives du PP pourraient se réfugier une nouvelle fois dans l'abstention ou le vote sanction. Promettre le changement pour au final gouverner avec le candidat sortant, c'est mettre en inadéquation la parole avec les actes.

Je suis sinon tombé sur cet article de José Ignacio Torreblanca que j'ai trouvé très intéressant, il vaut franchement le détour : http://elpais.com/elpais/2015/05/01/opinion/1430499930_217806.html

peuple-classe peuple social peuple-classe peuple social
Podémos contre le 1% et pour les peuples-classe d'Espagne.

http://blogs.mediapart.fr/blog/christian-delarue/300415/podemos-contre-le-1-et-pour-les-peuples-classe-despagne

 

Ben, au moins il y a des discussions stratégiques et programmatiques franches au sein de Podemos. On serait bien en peine de trouver la même chose dans la "gauche" française, où chaque formation se contente d'agiter son petit drapeau et d'ânonner les mêmes slogans ad vitam eternam (ou presque :-))...

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  • 02/05/2015 15:58
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Quand même inquiétant que celui qui démissionne soit l'économiste et que celui qui reste, défenseur par exemple "... recours à des concepts larges et volontairement flous pour mobiliser les citoyens (par exemple, la patrie)" Bouche cousueBouche cousueInnocent

Merci pour ce suivi.

"défend le recours à des concepts larges et volontairement flous pour mobiliser les citoyens (par exemple, la patrie)." Ça ressemble au FN.

Si on va être flou, si on a pas de propositions concrètes qu'on a vraiment l'intention de mettre en place, je ne vois vraiment pas l'intérêt : ça n'a rien de nouveau, Podemos ne veut plus rien dire... Alors j'espère qu'ils vont arrêter leur avance pas à pas vers une récupération qui fera d'eux juste un autre parti comme les autres. L'idée au départ, si je me souviens bien, c'est de faire la politique autrement. Là, ce n'est plus le cas, alors à quoi bon ? Et tout mouvement qui va vraiment combattre la finance doit être très solidement de gauche sans tergiversations même si cela veut dire ne pas gagner des élections tout de suite. Et les sociaux-démocrates ont fait les preuves de leur "droitisation" depuis longtemps. Alors vouloir aspirer à ça, c'est vraiment rien que du foutage de gueule.

Je suis déçue, très déçue. A quand un mouvement qui brise enfin avec les institutions actuelles et qui fait vraiment la politique autrement ? L'éloignement des cercles par "réalité politique" est suicidaire à longterme. Et "réalité" est le mot le plus abusé qui soit (avec "gauche") en politique !!!! La "réalité politique" peut être modifiée, réinventée, elle est ce qu'on en fait - avec des cojones (beaucoup de courage), de l'imagination, de l'invention, en pensant EN DEHORS DE LA BOÎTE. Et Podemos semble avoir déjà abdiqué sur tous ces points. Quel énorme gâchis et quel dommage !!!!!

En dehors du cadre ?

Chez Jorion par exemple...

http://www.pauljorion.com/blog/2015/04/22/le-temps-quil-fait-le-jeudi-16-avril-2015-retranscription/

Pourriez-vous en faire un résumé en français ? 

5 ressemblances entre le PP et C's Clin d'œil

http://politica.elpais.com/politica/2015/04/27/actualidad/1430157707_524756.html

Vous pouvez aussi voir une analyse, en français, sur le sujet : Régénération ou Rupture : Podemos ou Ciudadanos.

Question qui n'a qu'un rapport tangentiel avec l'article lui-même, mais à laquelle me fait penser le lien vers InfoLibre:

Y a-t-il quelque part une page qui recense tous les partenaires de Médiapart (InfoLibre, La Cité en Suisse, le site allemand dont le nom m'échappe et qui avait travaillé sur l'enquête sur le vol Malaysia Airlines...) et donne des liens vers leurs sites?

Bien à vous

En Espagne il y a la question de l'autonomie des Provinces à régler et si beaucoup voient que l'ennemi c'est la finance prédatrice et les trois mega-banques espagnoles qui ont accumulées une puissance énorme eu égard au pays réel, il n'ont pas les mêmes réponses.

La fibre indépendandiste est souvent manipulée pur servir le 1% de la Province autonome qui tient à sa domination voire à son silence sur sa corruption, silence qui est respecté par le 1% central à Madrid. Entre 1% on se sert les coudes.

Compte tenu du monolythisme du néo-libéralisme, je pense qu'ils devraient rester démocrates. La droite est donc un danger mortel: est de droite tout psychopathe avide de "pouvoir". Attention aux tarés qui sont déjà à Podemos. J'espère que les règles qui organisent ce mouvement ont prévu cette corruption possible.

http://www.monde-diplomatique.fr/2015/04/KEUCHEYAN/52872

 

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  • 02/05/2015 19:51
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Ainsi donc, il y aurait à Podemos d'un côté les tenants d'un basisme puéril comptant sans doute sur la main invisible du marché pour éclairer spontanément le mouvement populaire et de l'autre côté les partisans d'une bureaucratie d'appareil coupée du peuple et ne songeant évidemment qu'à remplacer les sortants pour faire la même chose, en bons tarés qu'ils seraient également.

Le débat qui a cours depuis un siècle [au sein du mouvement progressiste de tous les pays du monde et singulièrement au sein de la République espagnole après sa défaite] sur l'articulation entre l'initiative populaire et la direction politique n'aurait donc pas du tout impacté Podemos. Pris comme ça, ce serait vraiment con comme raté, mais on a fort heureusement quelque peine à se rallier à cette vision.

 

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  • 02/05/2015 20:15
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Ni gauche, ni droite. C'était longtemps une posture... de droite. Mais les temps changent. Je donne raison à Iglésias de préférer au rassemblement de la "gauche", le rassemblement du peuple contre les oligarchies ! L'étiquette "gauche" a été trop discréditée par les PSOE, PS et autres Pasok pour continuer à entretenir une confusion auprès d'électeurs qui n'ont pas envie de se lier à ce genre d'étiquetage. Qu'importe le mot pourvu que l'idée demeure. Podémos a indiscutablement une démarche de gauche au sens où moi je l'entends: humaniste, sociale, anti-oligarchique... bref, tout le contraire des gauches dites "socialistes" qui sévissent dans nos gouvernements depuis des décennies.
Le "flou" c'est l'entretien de l' illusion d'une alliance possible avec les socio-libéraux. De ce point de vue, la position de Podemos est on ne peut plus claire !

Tout à fait d'accord avec votre conclusion. Par ailleurs le clivage droite / gauche entretien l'idée selon laquelle les gens se distingueraient politiqement selon leurs "valeurs" et non pas selon leurs intérêts socio-économiques. Ce qui provoque tout un confusionnisme qui atteint son apogée dans le classement "à gauche" des libéraux partisans de réformes sociétales et "à droite" des étatistes attachés à la souveraineté par exemple, taxés de nationalistes frileux. Sans parler des délires idéologiques purs selon lesquels la gauche serait généreuse et la droite égoïste. Ce brouillage est entretenu par ceux dont l'intérêt est de diviser le peuple quand l'intérêt du peuple est de surmonter ses divisions factices et de s'unir contre la caste autour de ses intérêts socio-économiques communs.

Le grand Jaurès déplorait déjà de son temps les ravages que créait dans le prolétariat le clivage artificiellement entretenu par la bourgeoisie entre les croyants et les anti-cléricaux, comme si ce distinguo avait la moindre importance quand il s'agit de regrouper ses forces contre la cause des malheurs du monde pensait-il. Syrisa l'a bien compris de son côté en s'alliant aux Grecs indépendant plutôt qu'à Potami ou au Pasok, préfigurant en cela la large union du peuple sans laquelle rien n'est possible. D'ailleurs la notion de gauche, pour ancienne qu"elle soit, n'a jamais servi en France d'identificateur au mouvement populaire dans son histoire longue. On parlait du camp républicain depuis la Révolution jusqu'à l'invention de la notion d'union de la gauche par le PS dans les années 1970, notion à laquelle le PCF de l'époque préférait celle d'union populaire.

Petites précisions: Jaime Pastor, Raul Camargo et Teresa Rodriguez, co-fondateurs de Podemos, sont membres du courrant Anticapitalistas (ex Izquierda Anticapitalista). Tersa Rodriguez est toujours "chef de file" de Podemos en Andalousie.

Oui... et ?
Pour votre information : Teresa Rodríguez no se alegra de la dimisión de Monedero.

Le populisme latino américain est il transposable en Espagne ? Peu de questions de fond sont soulevées ici, comme si l'Espagne était un pays prospère ne souffrant pas des politiques de l'UE.

le problème ne réside-t-il pas du fait que nous résumions toujours la santé d'un "parti" aux différents entre leurs dirigeants? Certes, le fonctionnement des médias nous impose cela puisque le débat doit inévitablement se transformer en combat de chefs... La réussite commerciale est à ce prix! A croire que nous avons le culte du coq. Et si la solution de ces partis de gauche residait dans une autre forme de représentation? les organisations hiérarchique (#1, 2, 3, etc) ne correspond pas au grand nombre des masses populaires que la "gauche" a pour ambition de rassembler car nul ne pourra faire jamais l'unanimité. je pense sincèrement que des assemblée de tirés au sort parmis les militants volontaires pourraient mieux correspondre à la fois à cette soif de changement et ce besoin de représentativité "juste". Quoi de plus juste que le sort pour designer nos représentants? Avec des mandats courts (1 an max pour assurer la rotation des charges), non cumulable (tu te concentre sur ce pourquoi tu es "élu"), non renouvelable (tu laisses ta place au suivant pour éviter le risque de captation du pouvoir) Ne répondons-nous pas à cela ? Pourquoi ne personne ne tente cette "innovation" démocratique? Veut-on vraiement de la démocratie?

Petite info concernant l'Andalousie et Séville pour les prochaines élections municipales:

Suite à la "trahison" de IU et de PODEMOS (*) à l'égard de la plateforme démocratique qu'ils constituaient avec les citoyens de Séville, avec GANEMOS et avec EQUO (les écologistes espagnols et andalous) et malgré le vote démocratique... GANEMOS Séville décide donc de soutenir, lors des très prochaines élections municipales de 2015, les seuls qui jouent le jeu démocratique et le sérieux dans les combats à mener, c'est à dire : EQUO ! http://equosevilla.es/

Ci-dessous, la déclaration de presse de GANEMOS Séville face au retournement de veste de IU et de Podemos:

Rueda de prensa de Ganemos Sevilla ante las Elecciones Municipales © Equo Sevilla


(*) IU et PODEMOS ont décidé de jouer la carte sectaire dans ces élections à venir, en partant seuls, chacun de leur côté, malgré le vote citoyen et démocratique auquel ils ont participé intialement afin de présenter une liste unique avec GANEMOS, EQUO et les citoyens.


http://andaluciainformacion.es/sevilla/497786/ganemos-sevilla-decide-hibernar-y-apoyara-a-equo/





C'est gentil de nous dire que Podemos et IU ont "joué la carte sectaire", ce serait mieux d'expliquer les raisons. Car on voit mal un parti politique se réunir en petit comité et décider "bon, les gars, cette fois on joue la carte sectaire, ok ?"...

Il faut demander aux états majors de IU Séville et de PODEMOS Séville les raisons pour lesquelles ils préfèrent jouer la division et défendre leurs chapelles respectives, quitte à bafouiller leurs déclarations et leurs participations initiales à la dynamique unitaire à Séville avec GANEMOS pour faire bouger les lignes concrètement. Ah oui, les citoyens, c'est bien lorsque ces derniers ont le petit doigt sur le pli du pantalon des gourous de la politique et des avant-gardes éclairés du Léninisme, mais attention, lorsqu'ils ne votent pas pour les églises politiques et lorsqu'ils gènent les adeptes de la politique du ventre... il est préférable donc de faire comme les partis traditionnels que l'on dénonce cependant dans les meetings et de faire semblant de parler au nom de ces mêmes citoyens ! C'est plus facile ainsi la politique, n'est-ce-pas !? ;-)

Bon, ça ne répond pas à la question... et je n'ai pas plus d'entrées que vous chez IU et Podemos.

(sinon, vous vouliez dire "bafouer", je pense, pas "bafouiller")

 

Antoine P : le spécialiste de ce que doivent dire et écrire les gens. Je dis "bafouiller", l'ami.

PS: De l'autre côté, vous m'avez l'air d'être bafoué dans votre vie. Non ? :)

J'oubliais que votre truc à vous c'est plutôt l'insulte... Sinon, vous n'avez toujours pas répondu à la question. Tant pis.

Vous ne faites que vous répéter à longueur de commentaires, ici, et ailleurs, mon vieux. Et, ici, il n'y a que vous pour vous insulter. Vous avez la mémoire défaillante à ce point ?


De plus, à force de troller sur Médiapart, certains vous prennent pour un autre Antoine :)

http://blogs.mediapart.fr/blog/evanescence/020415/tullius-detritus-perrodus

http://blogs.mediapart.fr/blog/bichette/230413/presse-deboussolee-dantoine-perraud-commentaires


Ironiser sarcastiquement ou insulter les autres pour vous mettre vous même en valeur c'est ce que vous appelez échanger démocratiquement des points de vue et des idées afin que surgissent les solutions ou des points d'analyse qui rassemblent pour le bien de tous ? Parce que c'est bien ça que nous devrons finir par apprendre si nous voulons être efficaces face à cette oligarchie que nous sommes nombreux à rejetter. Sinon c'est une attitude franchement désagréable et improductive, et c'est dommage.

Ce commentaire a été dépublié par la rédaction de Mediapart.

N'insultez pas à votre tour votre intelligence comme le fait votre ami Antoine P.. Vous venez ici non pas pour débattre avec des arguments, des infos, mais juste pour faire une petite crotte avant de pleurer pour soliciter une coalition des braves, entre "nous", pour combattre la méchante oligarchie... au faite, mais laquelle !? L'oligarchie Podemosienne ou celle de IU qui gouverne l'Andalousie avec le PSOE, à moins que vous ne parliez de celle du PP (la droite) qui gère Séville depuis les élections municipales de 2011 !? :-)

Pour les hispanophones

Pour une version intégrale en castillan  de l'interview dans le progame radial "La Cafeteria" dans RADIOCABLE, de Monedero juste avant la communication de sa demission voir ici. Commencer à la minute 7'26, elle fini sur la minute 22'9


L'intégrale a l'avantage de ne pas être tronquée, ni avec de phrases sortiés de son contexte, comment la plupart de medias l'ont fait. Le discours d'un intellectuel ne peut pas être traité par les journalistes comme celui de politiciens. Or c'est justement ce que Monedero reveindique : être un intellectuel.

Dommage que le lien publié au debut de l'article envoie sur des petits morceaux de l'enterview interrompu par des longs commentaires du journaliste, comme si les auditeurs n'auraient pas un cerveau !

Et voir aussi : "Teresa Rodríguez (Secretaria general de Podemos en Andalucía) no se alegra de la dimisión de Monedero pero cree que será un "aliado" de Podemos fuera de la dirección"

"comme la plupart de medias l'ont fait" (sic)  : Ah bon!? J'aimerai connaitre ces médias. :))

El Pais, El Mundo, etc.

Et, lorsque Mediapart écrit que pour Teresa Rodriguez  "le départ de Monedero est une « bonne nouvelle ». C'est du même acabit. Même s'il ajoute dans article: "De l'extérieur, il pourrait devenir un« allié », pour « nous interpeller et éviter que nous ne nous convertissions en ce contre quoi nous avons tant lutté ».

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Pour votre info, El Pais, El Mundo, etc., ont repris la même info que celle publiée dans ce canard de Séville que l'on peut lire, via votre lien...  c'est à dire une info/interview transmise par l'Agencia Europa Press.  Idem avec Médiapart, votre interprétation , ici, me semble également erronée.

 

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Voici la réponse de Teresa Rodríguez (Podemos-Andalucía) contre les propos de Monedero : http://www.cuatro.com/las-mananas-de-cuatro/2015/abril/30-04-2015/entrevista-Teresa-Rodriguez-online_2_1979805059.html




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  • 03/05/2015 16:44
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« Parfois nous ressemblons à ceux que nous prétendons remplacer », a déclaré Monedero jeudi. En octobre, lors du congrès de Vistalegre, à Madrid (auquel a assisté Mediapart), la ligne Iglesias, pour une organisation très classique et verticale, avait fini par l'emporter sur celle des partisans d'un mouvement plus participatif.

Tout ceci est bien triste, mais la nature est têtue.

Il y a des centaines (oui des centaines) de millénaires, que l'homo sapiens a suivi l'évolution qui mène à aujourd'hui (je sais: c'est une lapalissade). Depuis la nuit des temps, il est plus simple pour diriger un groupe qu'il se trouve un chef pour en prendre la tête et diriger l'action. Vous le prenez comme vous voulez, mais c'est ainsi.

Nous connaissons, depuis le XVIIIè siècle une évolution: l'humanisme, qui prend en compte le désir individuel. Je veux pouvoir être le chef à la place du chef, ou mieux: rien que des dominants, plus de dominés.

Je ne dis pas que nous n'y arriverons pas, toujours est-il que nous en sommes loin (en termes de centaines d'années, peut-être, de décennies, en étant optimiste). Mais négliger ce fait, c'est faire l'autruche.

Dès qu'une victoire est à l'horizon, le groupe se structure en ordre de bataille, et un chef émerge d'une hiérarchie immanente. C'est vrai au sein du FN; nous le voyons ici chez Podemos. Pour les mouvements séparatistes écossais ou catalans, c'est la même chose.

Ceux qui ne s'y résolvent pas, s'explosent en micro-partis: à chaque chef son parti, comme chez EELV... Je ne vous parle pas de la gauche française, bien entendu.

A EELV, la notion de chef est très relative et très éphémère ... de plus, chez eux,  l'idée du  «binôme homme-femme» est une chose acquise. LoL  Sourire

 

C’est bien, il faut continuer… À quand l’accession au pouvoir ?

À quand l’accession au pouvoir ? Grenoble est une bonne piste pour l'écologie politique. A Séville, IU et PODEMOS sont l'exemple de la machine à perdre qui se met en marche. IU veut récupérer les voix qu'il a perdues lors des dernières élections régionales en faveur de Podemos; quant à Podemos, son objetif, c'est de s'implanter dans la ville, quitte à laisser de nouveau Séville entre les mains de la municipalité actuelle.

 

Petit rappel concernant les résultats 2015 des élections régionales à Séville :

- PODEMOS + EQUO  = 16.58 %
- IU                                 =   7.02 %
- PSOE-A                       =   38.09 %
- PP                                 =   22 %
- C's (Ciudadanos)         =    9.14 %


 

On commence à avoir ce type de problèmes électoraux quand on a comme but ultime de gagner des élections, ça s'appelle une tautologie, ou une lapalissade pour rester en France, mais qui devrait nous faire réfléchir à la stratégie à adopter pour un espoir de vrai changement dans ce pays.

D'abord il me semble qu'il faut construire un vrai mouvement capable de faire participer les citoyens à l’élaboration de son programme et se donner le temps nécessaire, qui n'est pas forcement celui des échéances électorales, pour tisser des alliances et une stratégie commune au niveau européen.

Si Syriza et Podemos échouent dans leur volonté de faire table rase de la vieille politique ce sera terrible pour l'ensemble des mouvements Européens.

Pour conclure je dirais : allons vite dans le réveil citoyen mais pas de précipitation électorale, construisons des fondations solides basées sur des propositions qu'on pourra tenir !

Pour conclure je dirais : allons vite dans le réveil citoyen mais pas de précipitation électorale, construisons des fondations solides basées sur des propositions qu'on pourra tenir !

Je pense malheureusement que la question n’est pas seulement une question de programme. C’est le sens de mon commentaire précédent sur ce fil.

PODEMOS, si j’ai bien compris, avait une excellente pratique, à partir de "cercles" qui s’exprimaient etc. Très beau et démocratique, et tout ce qu’il vous plaira. Mais c’est précisément cette belle construction participative qui vole en éclats.

Le défit n’est pas de trouver un programme, c’est d’éviter d’exploser en vol avant de pouvoir le mettre en œuvre.

 

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  • 03/05/2015 20:54
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Y a du coulage dans l'air. Juste au moment où Podemos pourrait gagner les élections, comme par enchantement, des dissensions tout à fait inexplicables surgissent.

Parce que le programme de Podemos pourrait ne pas être de gauche ???

Parce que le programme de Podemos pourrait ne pas être de gauche ???

Mais non: simplement parce qu'ils sont humains.

Le défit n’est pas de trouver un programme, c’est d’éviter d’exploser en vol avant de pouvoir le mettre en œuvre.

je comprends bien mais justement c'est une logique focalisée sur les elections qui porte au dissensions, dans ce cas il faut calmer le jeu et travailler sur une globalisation europeenne des mouvements, une extension de la base de soutien militante et ne pas se faire pieger par les echeances electorales... aprés on empechera jamais des egos de se manifester et des gens de se prendre la tete, mais restons optimistes :-)


calmer le jeu et travailler sur une globalisation europeenne des mouvements, une extension de la base de soutien militante et ne pas se faire pieger par les echeances electorales...

Un "mouvement de masse", révolution ou toute autre protestation que ce soit, vient des tripes, pas du cerveau.

Autrement dit : "organiser" un tel mouvement, l’intellectualiser, revient à envisager une "manipulation de foule".

La seule alternative, c’est d’être soi-même dans le mouvement, être soi-même révolté au plus profond de soi et prêt, soi-même, à agir, en première ligne.

Merci pour votre couverture de Podemos, qui vue d'Espagne, me semble juste. Et oui, ce qui se passe en Espagne (y compris avec Ciudadanos) et en Grèce avec Syriza me semble passionnant pour notre avenir à tous, ceci dit sans trémolo.

Toute stratégie basée essentiellement sur l'électoralisme est vouée à l'échec.

Car bien évidemment tout est fait pour que l'on se désintéresse au bout du compte, d'une pratique quotidienne de lutte pour favoriser "l'action" qui consiste à mettre un bout de papier dans une urne.

Pas de chance pour nos aspirants politiciens: le peuple est dégoûté de ces joutes sans raison qui ne concernent qu'une élite.

En plus nous sommes ici en Espagne, pays où historiquement les "politiques" ont toujours fait l'objet, à juste raison, d'une très grande méfiance...

On verra où aboutira la coalition Syriza en Grèce. On se demande si Podemos en Espagne  n'a pas déjà du plomb dans l'aile avant même d'avoir gravi une marche vers le pouvoir. Vive les peuples d'Espagne en lutte !

Pas de mobilisation sans confiance
Pas de confiance sans vérité
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