Le pouvoir s'attaque à l'un des théâtres les plus créatifs de Moscou

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Kirill Serebrennikov et son Centre Gogol, une plate-forme théâtrale contemporaine unique à Moscou, sont dans le collimateur de la justice. Les milieux culturels indépendants sont sous le choc. Ils craignent qu'il ne s'agisse d'un signal pour remettre au pas tout ce que la Russie compte d'espaces de création indépendants, au profit d'un art de plus en plus patriotique et conservateur.

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Jusqu’où iront-ils ? Après la vague de perquisitions qui s’est abattue la semaine dernière sur le Centre Gogol et son directeur artistique, Kirill Serebrennikov, c’est la question qui agite les milieux culturels russes. Il fallait en effet oser s’attaquer de front à l’un des metteurs en scène et cinéastes les plus créatifs de Russie, dont les œuvres sont saluées dans le monde entier. Le Comité d’enquête (CK), considéré comme le bras armé du Kremlin, l’a pourtant fait, semant l'effroi dans les milieux culturels.