Israël: les effets inattendus de la contestation sociale

Par

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Sans mythe, pas de Nation. Israël n'échappe pas à la règle, et s'est construit autour de l'idée de «l'homme nouveau» capable de prouesses économiques, de faire émerger une agriculture du désert, et des dunes de sable, les meilleures puces d'ordinateurs du monde. Un mythe qui, dès les premières années, a largement dépassé les frontières de l'Etat, pour entretenir peu à peu l'aura de réussite économique autour de Tel-Aviv. Ainsi pouvait-on lire en 1962, en conclusion du Que sais-je consacré à Israël : «Au quatorzième anniversaire de l'acte qui prévit sa naissance, l'Etat d'Israël est une réalité vivante et dynamique; il est organiquement enraciné en Terre Sainte et peut s'enorgueillir, en un temps très court au sein de difficultés qui apparaissent dirimantes, de réalisations impressionnantes, dont quelques-unes sont exceptionnelles dans l'histoire des hommes.»
C'était avant même qu'Israël ne devienne, au tournant des années 1990, un pôle high-tech très performant, loué de par le monde, et notamment en 1998 par le magazine américain Newsweek, comme l'un des plus influents et efficaces de la planète; bien avant, aussi, que la Bourse de Tel-Aviv n'atteigne les 1000 points en 2007, contre 100 en 1992.