Trump cherche à restreindre le droit de vote

Par

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

New York (États-Unis), de notre correspondant.- Donald Trump n’est pas content. Ses projets de destruction de l’Obamacare, l’assurance santé lancée par son prédécesseur, s’effondrent au Sénat dans le chaos des désunions républicaines. Ses plans de fermeture des frontières aux ressortissants musulmans sont limités par des juges fédéraux ; et l'enquête sur la possible collusion de sa campagne avec Moscou se poursuit inexorablement. Mais son ressentiment, son obsession quotidienne, restent focalisés sur la faille originelle de sa présidence. Son score aux élections : si le 8 novembre 2016, le candidat a emporté le nombre requis de délégués pour accéder à la Maison Blanche, sa rivale Hillary Clinton a, elle, raflé haut la main le suffrage populaire, le devançant de plus de 3 millions de voix au simple décompte des bulletins. Ce chiffre record ne nourrira, vu le système électoral américain, que la postérité et les regrets des démocrates, mais il constitue un affront assez humiliant à Trump pour alimenter ses accusations, proférées sans la moindre preuve dès le scrutin de novembre, selon lesquelles l’avance d’Hillary Clinton « n’aurait été due qu’à une fraude massive impliquant trois à cinq millions d’immigrants illégaux ». Pour faire bonne mesure, le gagnant avait annoncé dès le scrutin de novembre qu’il créerait une « commission chargée de lutter contre la fraude électorale ». Il a tenu promesse.