En Thaïlande, l’impossible réforme de la monarchie mène à la violence

Par Fred Kientz

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Bangkok (Thaïlande). – « Nous n’avons nulle part où fuir et n’avons plus rien à perdre. Nous sommes acculés comme des chiens au coin et nous nous battrons jusqu’à la mort pour la victoire, c’est-à-dire la démocratie. » Debout dans le coffre d’un pick-up garé au milieu du grand carrefour de Pathum Wan, Panupong Jadnok – surnommé « Mike Rayong » – s’adresse à des dizaines de milliers de personnes venues écouter ce 16 octobre un des seuls leaders du mouvement des Gens libres encore en liberté : « Si nous nous retirons aujourd’hui, nous resterons des esclaves. Je serai le dernier à quitter cet endroit. Voyons qui est le plus puissant, le peuple ou le roi. Si je suis arrêté, continuez l’idéologie pour moi ! Et si notre manifestation est dispersée… nous aurons peut-être besoin d’une révolution. »