Drogues : l’Afrique au-delà des discours prohibitionnistes et eurocentrés

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  • 03/11/2021 07:19
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Tramadol en Afrique, Fentanyl et dérivés aux Etats Unis produits notamment par Johnson et Johnson qui se rachète présentement une conduite... Quand le travailleur n'en peut plus il ne connaît pas trop l'arrêt maladie bien pratique par ici...

The Be Good Tanyas - Waiting Around To Die (Live at The Railway Club) © nettwerkbackstage

Article fort intéressant mais dommage qu'il ne traite que de l'Afrique de l'ouest. 

Il y aurait des choses à dire aussi sur l'Afrique de l'Est ( où transite désormais une grande partie de l'héroïne en provenance d'Afghanistan et a destination de l'Europe), par exemple les programmes de substitution à la méthadone souvent en partenariat avec médecins du monde (la Tanzanie de feu John Magufuli était pionnière en la matière sur le continent malgré le puritanisme de l'ex président) programmes qui ont réussi à réduire la consommation et surtout les effets délétères de celle ci (seringues abandonnées, délinquance..), les associations s'occupant de réduction des risques au Kenya...

 En Afrique de l'Est il ya aussi le qat, sorte d'amphétamine sous forme de feuilles à mâcher, drogue légale au Kenya et dans une partie de la corne de l'Afrique mais interdite en Tanzanie.. bref il y aurait matière à écrire bien davantage. 

Peut être dans d'autres articles à venir?...

Non la Cannabis vient surtout du RIF marocain pour arroser toute l'Europe notamment avec la "Maroco mafia " (violente et criminels mafia marocaine  en Europe qui a fait assassiner un journaliste sans états d'âme procès en cours d'un gros trafiquant) au des pays Bas et passant par l'Espagne , La France et tous les ports d'Europe ..Comme ce gros trafiquant d'origine algérienne et sa flotte enfin extradé par Dubai , les mafias du Maghreb (Algérie,Maroc , Tunisie) et le trafic de drogue en Europe!A Oran nombre de trafiquants protégés et l'état français le sait !on fait quoi??

Le RIF est une plaque majeure de ^production du cannabis avec la complicité de l'éta marocain et de la France qui depuis longtemps n'a rien fait!Les mafias entre elles le FRIC d'abord !

OK peut être mais... quel rapport avec mon commentaire?

à moins que vous ne confondiez cannabis et héroïne?

ben ça se fume tous les deux non ?

Ok je sors...

laughing

Constatant les limites des conceptions sécuritaires des drogues sur le continent africain – qui s’appuient sur des chiffres contestables et servent surtout l’agenda politique de certains États…

Il serait intéressant de voir se développer chez nous une réflexion sur la politique exclusivement répressive en matière de cannabis et sur les raisons qui empêchent les politiques de tous bords d’envisager la problématique autrement que par le (au demeurant parfois nécessaire) renforcement de la police et de la justice. Les auteurs n’hésitent pas à évoquer l’agenda politique de certains états, et ils ont probablement raison. Pourquoi un tel débat ne s’ouvre-t-il jamais en France ? Sommes-nous si fiers d’être le premier consommateur de cannabis d’Europe ? Un billet publié dimanche :  Le joint dans la cité.

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  • 03/11/2021 08:25
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Il faut d'abord définir ce qu'est la drogue, car souvent on en exclut le tabac et l'alcool. Sinon, d'un point de vue sanitaire, quelle  est la différence entre un point de deal et un bureau de tabac ou un rayon d'alcool dans un magasin?

@LOUKINI

quelle  est la différence entre un point de deal et un bureau de tabac ou un rayon d'alcool dans un magasin?

Excellente question. Donnons la réponse que vous semblez suggérer, et à juste titre : les bureaux de tabac et marchands d’alcool réussissent à faire plus de 120 000 morts par an, en remplissant les caisses de l'État.

Tandis que le cannabis n'a jamais tué personne !

Je parle du produit lui même bien entendu. Les règlements de comptes liés au trafic sont une conséquence directe de la prohibition!

Tandis que le cannabis n'a jamais tué personne !

Merci. C'est effectivement ce que j'avance dans mon billet (mentionné plus haut) et qui devrait éveiller les esprits et susciter un débat un peu plus franc sur la question.

Cordialement.

Un très bon billet en effet que je recommande chaudement !

Le problème c'est que nous n'en savons strictement rien. L'effet pervers de son caractère illégal. 

En tout cas ça fait pas mal de dégâts quand même...

Comment ça on n'en sait strictement rien ?

Tu connais ou as entendu parler de  quelqu'un qui aurait fait une overdose de cannabis ?!!

Par ailleurs c'est certes illégal (plus partout maintenant..) mais consommé par des millions de gens et depuis des millénaires donc si, on commence à connaître un peu...

Je précise quand même que tu as raison sur le fait que ça fait des dégâts, dans certains cas démotivation, apathie... Voire chez certaines personnes qui fument beaucoup de produits très fort je me suis laissé dire que ça pouvait "éveiller" une schizophrénie latente (ça reste une théorie cela dit apparemment). 

Mais en tous cas même si ça n'a jamais tué personne je te rejoins sur le fait que ce n'est pas un produit anodin. 

Comme l'alcool... Ou le tabac!

(Ou le qat au Kenyalaughing)

Alors pas toujours démotivation et apathie mais il faut prospecter dans le Sativa comme nous le permet désormais la génétique (et aussi Royal Queen Seeds...)

Je ne saurais trop conseiller au jardinier la Power Flower qui fait des merveilles cette année...

Pour en revenir à l'éventuel déclenchement de l'orage d'été dans le ciel serein, ne nous voilons pas la face certains vibrent avec la beuh d'autres s'en affolent c'est comme pour tout il y a des prédispositions individuelles.(astrologie, tempérament, feeling?....)

Pour les déclenchements d'épisodes schizophréniques à l'adolescence je crains fort que le cannabis hâte un phénomène pré-existant qui arrive plus tôt et qui peut donc être balisé si il y a dans l'entourage quelqu'un qui veille au grain...

Ben Harper- Excuse Me Mr. / Burnin' And Lootin' (Multiple Live Versions, 1997-2012 / Audio Only) © Raphael Cohen

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  • 03/11/2021 11:47
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Article qui m'agace!notamment sur ABOBO et la Côte d'Ivoire !

D'où viennent comme dans d'autres quartiers pauvres de ce pays depuis la guerre de 2002?? (Pas guerre civile mais bien une guerre néo coloniale de la France associée à COMPAPORE qu'elle avait mis et maintenu au pouvoir et financé et fourni l'armement des dit  "rebelles" rebelles pour beaucoup maliens, burkinabés et autres !

Depuis cette guerre et la Françafrique le sait , des populations venues d'ailleurs et pour beaucoup des pays limitrophes et trafiquants se sont installés en Côte d'Ivoire et la France y est pour beaucoup et sait la croissance du trafic de drogue depuis le port d'ABIDJAN qui remonte vers le Nord , le Mali et autres.

Quand aux touaregs , ils ont toujours été trafiquants, armes , et dans un temps encore pas si loin trafiquants d'esclaves noirs que ce soient sous la traite arabo musulmane que sous la traite européenne transatlantique razzias avec les arabes et autres africains des esclaves jusque loin dans le sub sahara! Les touaregs sont des trafiquants racistes au long court !Avec un mépris profond des noirs ;

Depuis la guerre néo coloniale de la France associé à des populations d'autres pays , l'appui de COMPAORE, et des sinitres dozos et rebelles , le trafic de drogue venu d'ailleurs et de ses trafiquants du nord s'est accéléré en Côte d'Ivoire, ABOBO, TREICHVILLE et j'en passe !

Quand un Nigéria entre les trafics de drogue, d'armes, de prostitution (jusqu'en Europe !) ce sont depuis des siècles des peuples de trafics.

Cet article ne me plaît pas par sa vision "occidentale" sociologique, quid de la géopolitique et notamment au Mali, comme surtout en Côte d'Ivoire du rôle de la France depuis 2002 !

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  • 03/11/2021 15:19
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merci beaucoup aux auteurs de cet article  intéressant. C'est la première fois que je vois décrites des relations directes entre dealers-police dans un pays... et la tolérance usagers-non-usagers.

Depuis le début de la guerre contre LA drogue des gouvernements occidentaux, la drogue a toujours été et est un argument politique dit "sécuritaire" : plus de contrôle, plus de répression, plus de chiffres. Les grosses prises douanières sont issues de groupes mafieux et/ou d'état). C'est toujours un argument politique (pas de santé) pour contrôler des personnes et groupes ciblés (jeunes adultes, masses populaires, quartiers, militants etc...).

Dans un pays comme le nôtre, l'usage de "drogues" est réparti sur tout le territoire, campagnes et villes, milieux socio-économiques aisés jusqu'aux précaires : plutôt les euphorisants pour les uns, plutôt anti-stress pour les autres. Les uns sont laissés tranquilles, les autres non. 

La lutte anti-drogue des états français successifs cible systématiquement les quartiers et personnes précaires, dont nombres d'entre-elles vivent de leur travail et/ou survivent légalement. 

Quand on n'est pas riche du tout, la drogue est budgetisée comme le reste. On achète en groupement d'achat, pour payer moins cher, ou une plus grande quantité (pour un mois par ex). Même si la revente n'est pas réelle, c'est la quantité qui fait le dealer aux yeux de la loi. 

A ce stade, le risque étant le même, des personnes désabusées, souvent en marge forcée ou qui y voient une activité rémunératrice comme sortie de la pauvreté, s'organisent et approvisionnent les uns et les autres, par petits réseaux, affinitaires ou pas, et en font un revenu d'appoint. Certains cherchent le profit comme un chef d'entreprise classique. 

Les drogues sont fournies à des personnes consententes et consommatrices. Elles ne s'offrent pas, hormis en dépannage amical. Elles se partagent souvent. Les consommateurs sont tout aussi divers que dans la société globale. Selon le type de produit, on peut différencier quelques profils. En ce qui concerne le canabis non. Il est consommé de façon indifferenciée dans tous les millieux sociaux.

Les échanges socio-dynamiques entre consommateurs et non-consommateurs sont identiques. Des riches, des pauvres, des gens qui travaillent, d'autres qui survivent, certains qui vivent du marché parallèle, des jeunes, des moins-jeunes, et des pas-jeunes-du-tout, tout se petit monde fait partie intégrante et se fond dans notre société. Sans problème depuis des décennies, voir plus... La drogue n'est un "problème" que depuis 50ans, réprimée depuis pour le contrôle, légalisée ailleurs pour une reprise économique (privée ou publique, souvent les deux). 

Les épisodes de violence dans le milieu des traficants sont surtout ceux situés plus haut dans la pyramide, celui de la drogue, comme celui des diamants, des espèces sauvages, des armes, de l'immobilier, des oeuvres d'art, d'objets archéologiques, d'êtres humains, de bois, de métaux... tous les milieux qui brassent beaucoup d'argent et/ou spéculent. La propagande et la répression font le reste... dont les prix. 

Ces propos sont issus d'une réflexion collective (2016), plusieurs expériences d'individus et groupes affinitaires comprenant usagers et non-usagers en lien direct, de 18 à 60 ans. Beaucoup ont voyagé, tous travaillent ou ont travaillé, la plupart ont des enfants. 

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Cet entretien est publié dans le cadre d’un partenariat entre Mediapart et la revue Politique africaine. À la sortie de chaque numéro de Politique africaine, la rédaction de Mediapart propose un entretien avec des chercheurs ou un article tiré de la revue.