A Londres, la victoire de Boris Johnson laisse KO les travaillistes

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Même la presse conservatrice est surprise. A Londres, la large victoire (140.000 voix d'avance) du conservateur Boris Johnson sur le maire sortant travailliste Ken Livingstone signe le désastre du Labour dans les élections locales du 1er mai. Décrit au mieux comme un huluberlu, au pire comme un populiste dangereux, le nouveau maire a profité de l'usure de l'équipe sortante et de la sanction d'un camp travailliste qui n'en finit plus de tourner la page Blair-Brown.

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Le désastre a été complet. « Vendredi sanglant », « le massacre du jour du travail », « la pire des humiliations ». La presse britannique rivalise de superlatifs et de formules chocs pour décrire le séisme politique qui s'est produit à l'occasion des élections locales du 1er mai. Preuve ultime pour ceux qui douteraient de l'ampleur de la défaite du camp travailliste, la plus grave depuis quarante ans : la perte de Londres avec la victoire nette du conservateur Boris Johnson.