L'audit de la dette grecque, une idée qui a fini par percer

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L'idée a mis du temps à faire son chemin au sein de Syriza avant d'être portée par la présidente du parlement : pour négocier une restructuration de la dette grecque, il faut d'abord déterminer dans quelles proportions elle est légale, légitime, et soutenable. Début avril, une « commission pour la vérité sur la dette grecque » a été mise sur pied.

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Athènes, de notre envoyée spéciale.- Quand il rencontre pour la première fois les responsables économiques de Syriza, en 2010, pour leur parler audit de la dette, l'accueil est plutôt froid. Yorgos Mitralias, militant depuis toujours, membre grec du CADTM (« Comité pour l'annulation de la dette du tiers-monde ») se trouve alors à Berlin, pour la préparation du forum social européen. Cet ancien journaliste économique en est convaincu : la totalité de la dette grecque n'est pas légitime, et elle est insoutenable à long terme. Yannis Dragasakis – aujourd'hui n° 2 du gouvernement – et Gabriel Sakellaridis – porte-parole de l'exécutif – l'écoutent poliment. Sa proposition ne sera pas retenue par le parti, qui siège alors à Athènes sur les bancs de l'opposition.