La curieuse convocation judiciaire d’un artiste franco-ivoirien

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Sidiki Bakaba n’en revient pas : cette grande figure de la scène artistique ivoirienne a reçu une convocation de la justice française pour le 6 juillet 2016 « en vue d’une mise en examen », à la demande des autorités judiciaires de la Côte d’Ivoire (lire en Boîte noire notre mise à jour du 7 juillet). Il est accusé de « meurtre, menaces de mort, complicité de violences, voies de fait, atteinte à la liberté individuelle » pour des faits « commis le 8 avril 2011, en tout cas courant 2011 à Abidjan et sur le territoire de Côte d’Ivoire ». Tous ceux qui connaissent bien Sidiki Bakaba s’étranglent de stupeur en découvrant ces charges : pour eux, l’affaire est grotesque. « De victime, je suis donc devenu bourreau ! », dit lui-même Sidiki Bakaba, qui ne voit qu'une explication à cette étrange procédure : il dérange le pouvoir d’Alassane Ouattara en Côte d’Ivoire.