Le Liban plongé dans le noir

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Dans un contexte de grave crise de liquidités, l’État libanais arrive à peine à fournir de l’électricité quelques heures par jour. La situation devient critique pour la population. Aucun gouvernement n’a voulu s’attaquer aux pénuries d’un secteur miné par la corruption.

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Beyrouth (Liban).-  Cela fait trois semaines que Roula, 50 ans, résidente d’Ashrafieh, un quartier cossu de la capitale du Liban, vit quasiment sans électricité. « Les coupures de courant se faisaient de plus en fréquentes depuis plusieurs mois, mais il y a quelques semaines, la situation s’est clairement détériorée. Je suis restée jusqu’à trois jours consécutifs dans le noir. Ces derniers temps, c’est plutôt une heure et demie de courant quotidien. »