Theresa May encaisse son premier revers sur la route du Brexit

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Londres a fait appel, après le jugement de la Haute cour, qui donne le dernier mot au parlement, pour ouvrir les négociations du Brexit. L’imbroglio pourrait encore retarder le début des négociations. Un camouflet pour la chef du gouvernement britannique.

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L’exécutif britannique ne peut pas décider seul d’ouvrir les négociations de sortie du Royaume-Uni de l’UE, en activant l’article 50 des traités européens (« la clause de retrait »). Il doit au préalable consulter le parlement britannique sur le sujet. La teneur du jugement de la Haute Cour (high court) de Londres, rendu public jeudi matin, est un camouflet pour Theresa May, qui s’est engagée à ouvrir ces négociations « d’ici fin mars 2017 » auprès de ses partenaires européens.

La conservatrice espère toujours faire l’impasse sur le parlement. Elle a prévenu qu’elle ferait appel auprès de la Cour suprême. La décision de la plus haute instance du pays pourrait être rendue début janvier. Si cette dernière confirmait la décision, cela pourrait retarder un peu plus le début des négociations sur le Brexit. Theresa May doit échanger, par téléphone, avec Jean-Claude Juncker, le patron de la commission à Bruxelles, vendredi matin.