Gaza: qui gagnera la guerre la perdra

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Israël a peut-être gagné la guerre. Militairement, s’entend. Politiquement, c’est moins sûr. D'abord, l'attaque terrestre peut faire beaucoup de victimes, y compris dans les rangs des soldats israéliens et retourner une opinion soudée à son gouvernement, et lui aliéner les chancelleries occidentales. Ensuite, les Gazaouis, qui auraient pu se lasser d’un Hamas plus efficace dans l’imprécation que dans l’action depuis qu’il dirige sans partage la bande de Gaza, ont resserré les rangs autour du Mouvement de la résistance islamique.

A l’approche de la fin du mandat du rival, Mahmoud Abbas, le 9 janvier, cette victimisation lui permet de souligner sa différence avec le Fatah, considéré comme un interlocuteur acceptable par le gouvernement israélien. Surtout que depuis la trêve de juin 2008, c’était l’Egypte, largement pro-Abbas, qui menait la danse, comme l’explique, dans cette interview du 15 décembre, Barah Mikaïl (Iris) :