Allemagne: Explosion au siège du parti d'extrême droite AfD en Saxe

Par
Trois hommes soupçonnés d'être impliqués dans une explosion au siège du parti d'extrême droite Alternative pour l'Allemagne (AfD) dans le Land de Saxe, ont été placés en garde à vue, a annoncé la police.
Cet article est en accès libre. Découvrez notre offre spéciale ! S'abonner

BERLIN (Reuters) - Trois hommes soupçonnés d'être impliqués dans une explosion au siège du parti d'extrême droite Alternative pour l'Allemagne (AfD) dans le Land de Saxe, ont été placés en garde à vue, a annoncé la police.

L'explosion n'a pas fait de blessé. Elle s'est produite jeudi soir devant les bureaux de l'AfD, qui sont situés à Döbeln près de Chemnitz. L'explosion a provoqué un incendie. Des véhicules et des bâtiments voisins ont été endommagés, a annoncé la police judiciaire régionale (LKA), dans un communiqué.

L'extrême droite est très présente en Saxe, de même que le parti de gauche Die Linke, deuxième parti en importance au sein du Parlement régional derrière les conservateurs de la CDU.

L'explosion de jeudi soir représente une escalade, a indiqué la LKA sur la foi des conclusions de son unité antiterroriste. Les attentats visant les bureaux de l'AfD en Saxe se limitent généralement à des actes de vandalisme.

"L'attentat contre le bureau de l'AfD à Döbeln est particulier dans la mesure où l'explosion visait des personnes", a déclaré la LKA.

Les trois hommes entendus par la police sont âgés de 29, 32 et 50 ans.

La Saxe, située dans la partie orientale de l'Allemagne, a été le théâtre d'émeutes d'extrême droite et de manifestations provoquées par le meurtre d'un allemand d'origine cubaine à Chemnitz en août, initialement imputé à deux migrants irakiens et syriens.

Les émeutes, au cours desquelles des skinheads ont fait le salut nazi et poursuivi les migrants dans les rues de Chemnitz, ont mis en lumière l'ampleur de la fracture créée par la décision de la chancelière Angela Merkel en 2015 d'accueillir près d'un million de demandeurs d'asile, principalement des musulmans originaires de Syrie, d'Irak et d'Afghanistan.

Prolongez la lecture de Mediapart Accès illimité au Journal contribution libre au Club Profitez de notre offre spéciale