Chasser «l’islamo-gauchisme» et honorer Ali Boumendjel, le «en même temps» précaire du président français

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L’Élysée avait prévenu en amont : « Ni excuses, ni repentance. » Mais une « reconnaissance » indispensable pour « frayer le chemin de l’avenir », selon les mots utilisés dans le communiqué envoyé dans la soirée du 2 mars. En quelques lignes, la France y reconnaît officiellement l’assassinat de l’avocat et dirigeant nationaliste algérien Ali Boumendjel, arrêté par l’armée française, torturé, puis tué le 23 mars 1957, pendant la bataille d’Alger opposant les nationalistes algériens aux forces coloniales.